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Ces grandes équipes qui n’ont pas été championnes du monde (années 2010)

Evènement majeur de la planète footballistique, la coupe du monde est et restera sans doute à jamais le trophée le plus prestigieux de tous. La remporter est considéré comme le couronnement d’une carrière. Toutefois si elle a souvent sacré certaines des meilleures sélections de l’histoire, cette versatile maîtresse s’est aussi refusée à pas mal d’équipes qui auraient mérité ses faveurs. L’histoire du foot regorge de sélections impressionnantes voire excellentes qui n’ont malheureusement jamais pu être championnes du monde, la faute le plus souvent à un concours de circonstances ou des choix discutables. Les meilleurs n’étant pas forcément les vainqueurs, ces rois sans couronnes sont tout de même entrés dans la légende de ce sport.

Allemagne (2010)

Après un EURO 2008 prometteur mais frustrant, la Nationalmannschaft arrive en coupe du monde avec un effectif rajeuni au sein duquel Klose, Lahm, Podolski et Schweinsteiger font office de vieux briscards. Pile ce qu’il faut pour encadrer cette équipe qui a la particularité de ne compter que des joueurs évoluant en Bundesliga. La jeune garde (Boateng, Özil, Khedira, Kroos, Neuer, Thomas Müller…) se verra confier les clés de l’équipe avec succès. Versés dans un groupe plus relevé qu’il n’y parait (Australie, Serbie et Ghana), les allemands doivent cravacher pour décrocher leur ticket (deux victoires et une défaite). Heureusement, la suite du tournoi sera plus probante avec notamment un large succès contre l’Angleterre en huitièmes (4-1). La montée en puissance se confirme lors du quart de finale où l’Argentine se fait désosser sans ménagement (4-0). Avec de telles démonstrations, l’Allemagne semble armée pour décrocher le graal. Pourtant, l’Espagne trouve la solution de l’équation en demis et bat la troupe de Joachim Löw (0-1). Malgré la désillusion, les allemands mettront un point d’honneur à finir troisième en triomphant de l’Uruguay pendant la petite finale.

Pays-Bas (2010)

Bien qu’impressionnante en qualifications, la formation batave semble un poil moins clinquante que celle de l’EURO 2008 (manquent à l’appel Van Nistelrooy et Van der Sar retraités). Toutefois, avec des individualités comme Sneijder, Robben, Van der Vaart, Van Persie, Kuyt et Huntelaar, l’équipe a encore fière allure. Les Oranje peuvent aussi compter sur leurs fidèles briscards (Van Bommel, Heitinga, Van Bronckhorst, Boulahrouz, Nigel de Jong…) pour assurer leur assise défensive. Dans un groupe à leur portée (Japon, Cameroun, Danemark), ils réalisent le carton plein et se qualifient pour le second tour. Vainqueurs de la Slovaquie en huitièmes (2-1), ils sont confrontés à leur premier gros test en quarts en croisant le fer avec le Brésil. Ce choc électrique tourne à l’avantage des néerlandais (2-1). La demi-finale contre l’Uruguay sera toute aussi accrochée mais les Oranje s’en sortent encore (victoire 3-2). Pour leur troisième finale de coupe du monde, les Pays-Bas affrontent l’Espagne. Dans un match cadenassé, ils manquent l’occasion de faire la différence par Robben et se font finalement sanctionner par Iniesta en prolongations. Une fois de plus les bataves échouent aux portes du paradis. Un crève-cœur pour un Sneijder stratosphérique (cinq buts en sept matchs) qui a quasiment porté son équipe jusqu’en finale.

Colombie (2014)

Opposés à la Côte d’Ivoire, à la Grèce et au Japon en phase de poules, la Colombie ne s’en tire pas si mal question tirage. La mauvaise nouvelle est que Radamel Falcao, leur meilleur buteur, ne peut prendre part à la compétition, insuffisamment remis d’une grave blessure. Qu’à cela ne tienne. En son absence, James Rodriguez récupère les clés du camion et devient le leader naturel de la sélection. Il peut également compter sur des joueurs comme Cuadrado, Ospina, Bacca, Quintero, Teo Guttiérez, Jackson Martinez ou le vétéran Mario Yepes. La Colombie survole son groupe et se qualifie pour les huitièmes. Ils se débarrassent sans peine de l’Uruguay (2-0). En quarts, les Cafeteros doivent affronter le Brésil, pays organisateur. Dans un match tendu mais plaisant, les colombiens se retrouvent très vite menés. Condamnés à courir après le score, ils se font surprendre par David Luiz qui double la mise sur coup-franc. La réduction du score de James Rodriguez ne changera rien à l’issue du match (défaite 1-2). Les Cafeteros ne verront pas les demi-finales.

Pays-Bas (2014)

En pleine reconstruction, personne ne donne cher de la peau des Oranje lors de ce Mondial. De l’équipe finaliste de 2010, il reste tout de même quelques valeureux trentenaires (Van Persie, Robben, Sneijder, Kuyt, Huntelaar, Nigel de Jong), associés à une jeune garde prometteuse mais inexpérimentée (Depay, Wijnaldum, Fer, Blind, De Vrij, Cillessen…). Les hommes de Louis Van Gaal héritent d’un groupe difficile (Espagne, Chili, Australie). Impressionnants d’efficacité, les bataves crucifient les espagnols d’entrée (5-1). Ils enregistrent deux autres victoires contre l’Australie (3-2) puis le Chili (2-0) et finissent en tête du groupe. Cités de facto parmi les favoris après cet impressionnant début de tournoi, ils ont cependant grand peine à battre le Mexique (2-1) en huitièmes. Pour les quarts face au Costa Rica, la qualification est arrachée aux tirs aux buts (Tim Krul, gardien remplaçant est entré en jeu spécialement pour l’occasion) après un nul vierge. La confrontation contre l’Argentine est par contre décevante. Aucun but ne sera marqué et ce match se conclura aux penaltys une fois de plus. Vlaar et Sneijder loupent le leur alors que leurs adversaires réalisent un sans-faute. Les Pays-Bas finiront troisièmes après avoir largement battu un Brésil encore groggy après son humiliation en demis (3-0).

Belgique (2018)

Première nation au classement FIFA, jamais la Belgique ne s’est présentée à une compétition internationale avec un effectif aussi riche (De Bruyne, les frères Hazard, Mertens, Kompany, Vertonghen, Alderweireld, Courtois, Lukaku, Witsel, Fellaini…). Avec l’Angleterre pour seul adversaire sérieux, la phase de poules est une formalité (3-0 contre le Panama, 5-2 contre la Tunisie, et 1-0 contre les anglais). Mais dès les huitièmes, l’équipe se montre fébrile. Elle frise la correctionnelle face au Japon (menée 0-2, elle parvient au forceps à revenir et s’imposer 3-2). Le quart de finale contre le Brésil est heureusement mieux maîtrisé (victoire 2-1). Confrontés au voisin français en demis, les belges ne parviennent pas à faire la différence et se font surprendre par Samuel Umtiti sur un corner. Ce sera le seul but du match. Le succès sur l’Angleterre lors du match de classement ne suffira pas à atténuer la déception.

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