Se faire éditer en Côte d’Ivoire: la préparation éditoriale
Vous avez paraphé votre contrat, avez perçu votre à-valoir (pour les plus chanceux) et avez reçu certaines garanties de la part de la maison d’édition. Il est à présent temps de préparer la sortie de votre ouvrage. C’est l’ensemble de ce processus qui est appelé préparation éditoriale.
Comment ça se passe?
La maison d’édition se doit de vous accompagner durant tout ce processus. Un de ses salariés ou l’éditeur lui-même se chargera de vous aiguiller. Vous serez mis en relation avec au moins un correcteur et un maquettiste. C’est avec eux que vous échangerez le plus souvent jusqu’à ce que vous signiez le bon à tirer (BAT).
La correction
Une fois votre contrat signé, votre manuscrit est confié à un correcteur professionnel rémunéré par la maison d’édition. C’est à lui que reviendra la charge de corriger votre texte, de relever les fautes d’orthographe, grammaire et vocabulaire, de rectifier les lourdeurs stylistiques, etc. Il arrivera qu’il vous contacte directement pour vous faire part de certaines incohérences. Ce travail est fonction de la longueur de votre texte et de la disponibilité du correcteur. Il peut donc s’étendre sur de longues semaines. Quoi qu’il en soit, vous serez notifié dès que la correction sera terminée. Il vous sera alors demandé de passer récupérer la version corrigée de votre manuscrit avec les observations du correcteur. Vous allez devoir relire votre texte et rectifier autant que faire se peut toutes les insuffisances constatées. Vous effectuez un tirage de la version corrigée et vous le rendez à votre éditeur. Parfois, vous pouvez être amené à réaliser plusieurs autres corrections, surtout dans les cas où une réécriture partielle de l’ouvrage vous est imposée.
Les épreuves
Une fois que l’étape de la correction est passée, votre ouvrage est confié au maquettiste. Ce dernier peut prendre attache avec vous afin de vous questionner sur la couverture que vous souhaiteriez. S’il ne le fait pas, ce n’est pas grave. De toute façon, vous verrez le résultat final. S’il n’est pas conforme à vos attentes, vous ne validez pas l’épreuve.
Une fois le travail du maquettiste achevé, votre texte est mis en page selon le format définitif qu’il doit avoir. Le tout vous est soumis pour que vous donniez votre avis. Ce sont les épreuves. A ce stade, il faut parfois se montrer tatillon vu que l’épreuve est en quelque sorte le rendu grandeur nature de votre futur livre. En général, la première épreuve est rarement retenue comme version définitive. Ne laissez rien passer. Chipotez sur la première de couverture, la typographie du titre, les illustrations et la quatrième de couverture. Assurez-vous que la brève biographie vous présentant est véridique, que votre photo est bien intégrée et que le résumé est conforme au contenu de votre ouvrage. Le maquettiste et l’équipe graphique tiendront compte de vos remarques et les adapteront avant de vous présenter de nouvelles épreuves.
Attention, certaines maisons facturent les épreuves si elles s’avèrent trop nombreuses. Je vous conseille d’être très tatillon sur la toute première épreuve que vous recevrez mais montrez-vous plus souple pour la/les suivante(s), sauf si le maquettiste n’en a fait qu’à sa tête.
Le bon à tirer (BAT)
Il couronne le travail éditorial. Il s’agit d’un document donnant expressément l’autorisation à la maison d’édition d’imprimer votre livre. Vous ne le signez que lorsque les épreuves sont à votre convenance. Il est important de savoir qu’ une fois le BAT signé, le livre ne pourra plus être retouché, il est irréversible. Il faut donc agir en connaissance de cause et être absolument certain que la dernière épreuve qui vous a été soumise est conforme à vos attentes.
Et ensuite?
Une fois le BAT signé, le reste du processus est l’affaire de l’éditeur. Vous serez notifié de la date de sortie et invité à venir chercher vos exemplaires d’auteur. A ce stade, le travail de promotion débute. L’éditeur se charge de fournir des exemplaires à la presse, de la mise en place en librairies et grandes surfaces, des futures séances de dédicaces etc. Vous pourrez enfin vous targuer du statut d’auteur publié. A vous de vous montrer disponible pour toutes les opérations de promotion. Si vous n’y mettez pas du vôtre, votre livre risque de mal se vendre. Pour votre premier ouvrage, vous n’êtes pas en position de force et serez souvent soumis au bon vouloir de l’éditeur. Mais une fois que vous aurez pris de la bouteille et publié d’autres œuvres, vous pourriez formuler certaines exigences.
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