Clubs prestigieux relégués en deuxième division
À l’heure où Tottenham Hotspur, membre du Big Six anglais pendant de longues années, doit se battre pour sauver sa place en Premier League, il y a lieu de revenir sur ces écuries majeures qui se sont retrouvées à l’échelon inférieur. Victimes de difficultés financières, des errements de leurs dirigeants ou tout simplement de la dure loi du sport, ces équipes mythiques n’ont pu assurer leur place au sein de l’élite au grand dam de leurs supporteurs et des observateurs. Abstraction faite des clubs relégués suite à des affaires judiciaires (Marseille, la Juventus Turin), petit retour sur quelques-unes des descentes aux enfers les plus marquantes des cinq grands championnats européens depuis les années 90.
Fiorentina (1992-1993)
Déterminés à retrouver les sommets, les dirigeants florentins enrôlent coup sur coup Stefan Effenberg et Brian Laudrup à l’intersaison 1992. Avec ces deux talents en plus de Gabriel Batistuta et Francesco Baiano, le club effectue de bons débuts et pointe même à la deuxième place après treize journées. Le limogeage de l’entraîneur Luigi Radice en janvier suite à une défaite contre l’Atalanta Bergame (selon des indiscrétions, il aurait en fait été soupçonné d’entretenir une liaison avec Rita Rusic, la femme du président du club) fera s’écrouler le fragile édifice.
La Viola ne parviendra pas à retrouver de l’allant. Ni Aldo Aggropi, ni le binôme composé de Luciano Chiarugi et de la légende du club Giancarlo Antognoni ne parvinrent à redresser la barre. Le club finira à une triste seizième place et sera relégué en Serie B après 54 années de présence dans l’élite. Contrairement à la plupart de ses coéquipiers, Batistuta acceptera de rester au club. Sous la direction de Claudio Ranieri, il sera l’artisan de la remontée de la Viola dès la saison suivante.
Kaiserslautern (1995-1996)
Place forte de la Bundesliga au début des années 90 (un titre de champion en 1991 et une présence régulière dans le haut du tableau), tout laissait penser que Kaiserslautern serait l’un des clubs majeurs du championnat allemand durant toute la décennie. Et pourtant les départs conjugués du suisse Ciriaco Sforza (Bayern Munich) et de l’attaquant allemand Stefan Kuntz (Besiktas) enrayeront la belle mécanique. Pour ne rien arranger le président de l’époque Norbert Thines choisi de privilégier la modernisation du stade au détriment du renforcement de l’équipe. Certes, l’effectif comptait des joueurs de calibre comme Andreas Brehme, Miroslav Kadlec, Pavel Kuka ou Olaf Marschall mais ce ne fut pas suffisant.
L’entame de championnat s’avère timide et très vite le club rhénan se retrouve en difficulté. Premier non-relégable à la trêve hivernale, le club va définitivement sombrer au printemps malgré un changement d’entraîneur en mars 1996 (Eckhard Krautzun a remplacé Friedel Rausch). Après avoir pris part à toutes les saisons de Bundesliga depuis 1963, Kaiserslautern connait pour la première fois de son histoire les affres de la relégation (L’Eintracht Francfort qui comptait pourtant Augustine « Jay-Jay » Okocha, Andreas Köpke, Manfred Binz et Thomas Doll, le suivra dans sa disgrâce ). Le club remportera tout de même la coupe d’Allemagne dès la semaine suivante et remontera au bout d’une seule saison se payant même le luxe de remporter le titre lors de la saison 1997-1998.
Atlético Madrid (1999-2000)
Auteur du doublé coupe-championnat en 1996, les Colchoneros et leur président, le bouillant Jesus Gil Y Gil, voient grand et décident de bâtir une équipe capable de rivaliser avec les autres grands d’Espagne sur le long terme. Une flopée de joueurs prestigieux endosseront le maillot rouge et blanc sans pour autant que cette politique donne des résultats probants (cinquième en 1997, septième en 1998 et treizième en 1999). Pas de quoi décourager Jesus Gil Y Gil qui continue à animer le marché des transferts. Une activité qui finira par attirer l’attention de la police économique espagnole. Suspectée de malversations, la direction sera suspendue en décembre 1999. Le club sera dès lors régenté par José Manuel Rubi, un administrateur judiciaire qui restera trois mois à la tête de l’Atlético.
Ces soubresauts en coulisses finiront par affecter l’équipe. En dépit d’un effectif qui avait fière allure (José Molina, Pavon Gamarra, José Antonio Chamot, Radek Bejbl, Ruben Baraja, Juan Carlos Valeron, Santiago Solari, Kiko et Jimmy Floyd Hasselbaink qui finira deuxième meilleur buteur du championnat) l’Atlético aura toutes les peines du monde à s’illustrer en Liga. L’entraîneur Claudio Ranieri finit par rendre le tablier. Radomir Antic lui succède mais ne parvient pas à redonner des couleurs à l’équipe qui s’enfonce de plus en plus. Relégable à l’issue de la 27e journée, le club ne parviendra pas à sauver sa tête et finira la saison à une ignominieuse 19e place. Seule consolation, Los Indios parviendront à se hisser en finale de Copa Del Rey mais s’inclineront lourdement contre l’Espanyol Barcelone (0-3). Il faudra deux saisons et l’explosion d’une nouvelle génération guidée par un certain Fernando Torres pour que le club retrouve l’élite.
Fiorentina (2001-2002)
En difficulté financière depuis quelques années, la Fiorentina s’était vue obligée de vendre quelques-unes de ses pépites (Gabriel Batistuta, Francesco Toldo, Rui Costa…). Toutefois, avec dans son effectif des joueurs comme Enrico Chiesa, Nuno Gomes, Daniele Adani, Moreno Torricelli, Angelo Di Livio, Domenico Morfeo, Emiliano Moretti, Roberto Baronio, Paolo Vanoli ou le jeune Adriano (arrivé en janvier), la Viola semblait avoir les moyens de bien figurer.
La saison sera cependant un long chemin de croix. L’équipe se battra pour son maintien tandis qu’en coulisses, les dirigeants essaieront en vain d’assainir la situation financière du club. Plombé par un déficit de 22 millions d’euros, le club fera faillite. Pour ne rien arranger, la banqueroute sera accompagnée d’une déroute sportive, le club finissant avant-dernier de la Serie A. Ruinée, la Viola ne sera pas autorisée à compétir en Serie B et sera précipitée en Serie C2 (quatrième division italienne). La chute aurait même pu être plus rude si le SS Cavese, convaincu de tricherie, n’avait pas été relégué en Serie D (plus haut niveau amateur), là où la Fiorentina était censée initialement évoluer. Le club retrouvera cependant l’élite en 2004 suite à un concours de circonstances lui ayant permis de passer de la Serie C2 à la Serie B une année plus tôt.
Leeds United (2003-2004)
Demi-finalistes de la Ligue des Champions en 2001 et abonné au top 5 de la Premier League jusqu’en 2002, Leeds connait un exercice 2002-2003 mouvementé. Perclus de dettes, Leeds s’écroule également au plan sportif et ne parvient pas à faire mieux que 15e. Cause principale, les difficultés économiques du club qui l’oblige à vendre à tout va pour régler ses ardoises (près de 110 millions d’euros de dettes). Ainsi Rio Ferdinand, Robbie Keane, Jonathan Woodgate, Robbie Fowler, Lee Bowyer, Olivier Dacourt puis Harry Kewell seront transférés et à l’entame de la saison 2003-2004, le club ne peut quasiment plus recruter et ne peut compter que sur des prêts pour se renforcer (Par ce biais débarqueront Zoumana Camara, Didier Domi, Salomon Olembe, Cyril Chapuis, Lamine Sakho, Jermaine Pennant et Roque Junior). Toutefois avec un effectif qui compte encore des éléments comme Mark Viduka, David Batty, Paul Robinson, Alan Smith, Ian Harte, Gary Kelly, Dominic Matteo, Lucas Radebe, Nick Barmby et le jeune James Milner (Aaron Lennon y débutait également sa carrière), Leeds paraissait armé pour assurer au moins son maintien.
Le début de saison fut cependant catastrophique. Avec seulement huit points engrangés lors des douze premières journées, Leeds est lanterne rouge. Le manager Peter Reid est limogé et remplacé par Eddie Gray. Ce dernier parviendra un temps à sortir de la zone de relégation mais la période du Boxing Day totalement ratée et un mois de janvier tout aussi compliqué (série de sept défaites entre fin décembre et début février) scelle quasiment le sort de Leeds qui compte alors six points de retard sur le premier non-relégable. Leeds terminera la saison à la 19e place et sera précipité en Championship. Pis, sa situation financière, alors non-assainie, entraînera une rétrogradation en League One (Troisième division) en 2007. Ce n’est qu’en 2010 que l’ancien club d’Eric Cantona parviendra à revenir en Championship. Ils devront attendre 2020 pour retrouver enfin l’élite. De nouveau relégué en 2023, Leeds a effectué son retour en Premier League en 2025 après deux saisons d’éclipse.
Parme (2007-2008)
Candidate au titre dans les années 90, la formation parmesane avait revu ses ambitions à la baisse au début des années 2000 suite au scandale qui secoua Parmalat, son principal investisseur. Confronté à de sérieuses difficultés économiques, Parme parvient tout de même à conserver sa place dans l’élite. Après une saison précédente terminée à la douzième place, les Gialloblus semblent tout de même armés pour assurer leur maintien d’autant qu’ils comptent quelques joueurs d’expérience (Fernando Couto, Domenico Morfeo, Bernardo Corradi, Cristiano Lucarelli, Ferdinand Coly, le jeune McDonald Mariga et le gardien Luca Bucci).
Les hommes de Domenico Di Carlo auront toutes les peines du monde à gagner des matchs et se retrouveront en difficultés dès le premier ties du championnat. Ils ne parviendront pas à s’extraire durablement des méandres du classement et s’effondreront totalement lors des deux derniers matchs de championnat (une seule victoire, deux nuls et cinq défaites). Ils terminent tristement dix-neuvièmes et sont relégués en Serie B. S’ils remontent dès la saison suivante, les Gialloblus deviennent un club banal de Serie A alternant entre le bon et le moins bon alors que la situation financière demeure critique. En mars 2015, le club déclare faillite et voit son président, Giampetro Manenti, être incarcéré. Relégué sportivement à l’issue de la saison 2014-2015, Parme est retrogradé en Serie D (D4) par la fédération italienne. Revenu en Serie A en 2018, le club alterne depuis entre passages en D2 et saisons moyennes en première division.
Lens (2007-2008)
Devenue l’une des locomotives de la Ligue 1 depuis la saison 1991-1992 (seulement trois saisons en-dessous de la 9e place), le RC Lens voit grand et rêve de Champions League. Après avoir longtemps tenu la corde, le club nordiste sombre lors de la dernière journée contre Troyes (0-3), laissant échapper l’accessit à la Ligue des Champions. Conséquence, l’entraîneur Francis Gillot décide de quitter le navire. Il est remplacé par la légende auxerroise Guy Roux.
Dès l’entame de la saison, les ennuis commencent. Guy Roux, qui s’était vu infliger une interdiction d’entraîner en raison de son âge avancé (la peine sera par la suite levée), ne restera finalement que quatre matches. Il cédera son poste à Jean-Pierre Papin. Malgré un effectif bien pourvu sur le papier (Aruna Dindané, Vedran Runje, Hilton, Eric Carrière, Olivier Monterrubio, Julien Sablé, Kader Mangane, Kanga Akalé…), le champion de France 1998 végète dans la deuxième moitié de tableau. Les arrivées de Loïc Rémy, de Nadir Belhadj et surtout de Daniel Leclercq (venu seconder Jean-Pierre Papin sur le banc) lors du mercato hivernal n’y changeront rien. Les Sang et Or continueront leur dégringolade et seront finalement relégués en Ligue 2. Seule éclaircie dans cette saison noire, une finale de Coupe de la Ligue perdue contre le Paris Saint-Germain (1-2) malheureusement ternie par le déploiement d’une banderole anti-ch’ti.
Newcastle United (2008-2009)
Club majeur de la Premier League dans les années 90, Newcastle connait quelques difficultés au début des années 2000 sous la houlette de Bobby Robson. Ce dernier parviendra cependant à redresser la barre et les Magpies sont régulièrement européens. Le départ de Robson en 2004 précipitera le club dans la médiocrité. Son remplaçant Graham Souness ne trouvera jamais la formule gagnante et le club squattera le ventre mou du championnat avant de glisser progressivement vers les tréfonds du classement.
Après avoir enregistré un ballet d’entraîneurs, les dirigeants confient les rênes de l’équipe à Joe Kiennar. La saison débute plutôt bien mais les problèmes de santé de Kiennar puis une cascade de blessures annihileront tout espoir de bien figurer. L’ancien buteur-vedette Alan Shearer prendra la tête de l’équipe mais ne parviendra pas à la sauver de la relégation. Les Magpies finiront 18èmes malgré un effectif comptant Michael Owen, Shay Given (transféré à Manchester City lors du mercato hivernal), Nicky Butt, Obafemi Martins, Damien Duff, Alan Smith et Fabrizio Coloccini. Newcastle retrouvera cependant très vite l’élite après une seule saison en Championship.
AS Monaco (2010-2011)
Équipe-phare de la fin des années 90 et du début des années 2000, l’AS Monaco, finaliste de la Ligue des Champions en 2004, décide de miser sur des jeunes prometteurs à l’intersaison 2005. Une situation qui nuira à la qualité du groupe et provoquera le départ de l’entraîneur Didier Deschamps. Par la suite le club de la Principauté rentrera dans le rang et ne parviendra plus à jouer les premiers rôles en Ligue 1. L’effectif deviendra de plus en plus quelconque d’années en années, ébranlant les certitudes du début de siècle. Fatalement, le club glissera inexorablement vers le bas du tableau au point que le maintien deviendra une priorité.
Après avoir enchaîné de nombreuses saisons ternes, les monégasques, trop limités, sont finalement relégués en Ligue 2 à l’issue de la saison 2010-2011 après 34 saisons consécutives dans l’élite. Avec seulement 9 victoires, les partenaires de Stéphane Ruffier, Pascal Feindouno et Pierre-Eymerick Aubameyang ne pouvaient espérer mieux. Il faudra l’arrivée dans le capital du magnat russe Dmitry Rybolovlev pour que le club du rocher retrouve l’élite. Ironie du sort, c’est une défaite lors du 2000e match du club au sein de l’élite qui scellera le destin de l’AS Monaco.
Deportivo La Corogne (2010-2011)
Champion d’Espagne en 2000 et club majeur de la Primera Division lors de la première moitié de la décennie 2000, le Super Depor connaîtra cependant une nette baisse de régime à partir de 2004. Malgré tout, le club galicien parvient à assurer son maintien bien loin des fastes de l’Europe. D’années en années cependant, la qualité de l’effectif ira en s’appauvrissant faute de moyens financiers.
L’inamovible Juan Carlos Valeron (seul rescapé du grand Depor du début des années 2000) ne peut tout faire au sein d’une équipe composée d’illustres inconnus. Finalement le club traversera la saison comme un long chemin de croix, marqué par une relégation somme toute logique en fin d’exercice. Depuis La Corogne fait le yo-yo et, après être remonté en 2012, a de nouveau été relégué dès la fin de la saison 2012-2013. Depuis, ce club qui a vu passer des joueurs comme Roy Makaay, Diego Tristan, Fran, Mauro Silva, Djalminha ou Noureddine Naybet, peine encore à retrouver le lustre d’antan et a même fait un passage en troisième division à partir de 2020. Ce n’est qu’en 2025 qu’il est revenu en D2.
AJ Auxerre (2011-2012)
Monument de la Ligue 1, le club bourguignon qui fut l’un des tout-meilleurs clubs formateurs français avait tant bien que mal réussi à se maintenir dans l’élite en dépit d’un après-Guy Roux marqué par des résultats en dents de scie. Toutefois le club disputa la Ligue des Champions en 2010 mais fragilisé par des remous en coulisses (départ mouvementé du président Alain Dujon), il ne parvient pas à se rassurer au plan sportif.
En fin de contrat, l’entraîneur Jean Fernandez décide de quitter le navire à l’intersaison 2011. Son remplaçant Laurent Fournier chamboulera l’équilibre de l’équipe en essayant de la rendre plus offensive sans succès. Pour ne rien arranger, une cascade de départs de cadres (Pedretti, Jelen, Birsa et surtout Jean-Pascal Mignot) fragilisa encore plus la formation auxerroise qui se retrouva composée de seconds voire troisièmes couteaux. Trop limitée qualitativement, l’équipe flirtera le plus souvent avec la zone rouge. L’éviction de Fournier en mars (une première dans l’histoire du club!) n’y changera rien. Son suppléant Jean-Guy Wallemme ne parviendra pas à sauver les meubles et Auxerre sera logiquement relégué en Ligue 2 à l’issue de la saison après 32 saisons passées dans l’élite.
Villarreal CF (2011-2012)
Quatrième lors de la saison précédente, le Yellow Submarine abordait l’exercice 2011-2012 avec à la clé une participation à la Champions League. Certes le club avait dû se séparer de son stratège Santi Cazorla (transféré à Malaga pour 19 millions d’euros) mais avec dans ses rangs Giuseppe Rossi, Nilmar, Diego Lopez, Gonzalo Rodriguez, Marcos Senna, Carlos Marchena et les arrivées de Cristian Zapata, Jozy Altidore et Jonathan De Guzman, Villarreal avait sur le papier des arguments pour faire bonne figure.
Ce qui devait être une saison tranquille va vite tourner au cauchemar. Cataclysmiques en Champions League (Derniers de leur poule avec zéro point inscrit), les hommes de Juan Carlos Garrido débutent le championnat avec une fessée inaugurale contre le FC Barcelone (0-5). À la peine en championnat, les occupants du Madrigal ne s’imposent que quatre fois lors des vingt premières journées et flirtent avec la zone rouge. En manque de confiance, le Yellow Submarine ne parviendra pas à redresser la barre lors de la deuxième partie de saison. Deux défaites lors des deux dernières journées de championnat précipiteront ce qui fut l’une des formations les plus solides de Liga en deuxième division. Oubliés les fastes européens. Villarreal qui n’avait jamais fait pire que huitième depuis 2004 retrouve cet échelon inférieur qu’il avait quitté en 2000. Pour ne rien arranger Manuel Preciado Rebolledo, choisi pour guider le club après la défection de Garrido, décède le jour même de son intronisation comme manager. Heureusement Villarreal parvient à rebondir et retrouve la Primera Division après une seule saison au purgatoire.
Hambourg SV (2017-2018)
Club majeur du championnat allemand dans les années 70-80, Hambourg SV était plus ou moins rentré dans le rang mais demeurait un habitué de la Bundesliga, championnat qu’il n’avait jamais quitté depuis sa création en 1963. La décennie 2010 sera cependant difficile pour le HSV qui a plusieurs fois flirté avec la relégation. Hambourg aborde la saison 2017-2018 avec un effectif très moyen (la seule « star » était Lewis Holtby) et semble déjà condamné à jouer le maintien.
Cette impression sera confirmée dès les premières journées. En dépit de deux succès inauguraux, Hambourg subit quatre défaites de suite puis un nul et se retrouve relégable dès la septième journée. Si le club sort ponctuellement de la zone rouge, il replonge et pointe à le dix-septième place à la trêve hivernale. La situation ne s’améliore pas à la reprise, ce qui coûte sa place à l’entraîneur Markus Gisdol. Bernd Hollerbach, son remplaçant, ne parviendra pas non plus à redresser la barre et ne gagnera pas le moindre match avec le HSV (trois nuls et quatre défaites). Il sera débarqué et remplacé par Christian Titz. Ses débuts son difficiles (une défaite et un nul) mais il parvient à avoir de meilleurs résultats avec le club. Malheureusement, le HSV part de trop loin et malgré une fin de saison réussie, il ne peut échapper à la descente vu qu’il termine avant-dernier. Ce n’est qu’en 2025 que le club hambourgeois retrouvera la première division.
Schalke 04 (2020-2021)
Place forte de la Bundesliga depuis les années 90, Schalke 04 sortait de deux saisons difficiles terminées aux quatorzième et douzième places. En dépit de difficultés financières et d’un effectif appauvri, rien ne laissait imaginer que le club de Gelsenkirchen plongerait surtout que l’équipe comptait des individualités tels que Klaas-Jan Huntelaar, Sead Kolašinac, Shkodran Mustafi, Matija Nastasić, Nabil Bentaleb, Benjamin Stambouli, Amine Harit et le jeune Malick Thiaw.
Cet exercice 2020-2021 sera un long chemin de croix. Le club enchaînera quatorze matchs sans victoire (quatre nuls et dix défaites) en championnat. Tout ira de mal en pis et Die Königsblauen passera toute la saison dans la zone de relégation et verra cinq entraîneurs se succéder sur le banc (David Wagner, Manuel Baum, Huub Stevens, Christian Gross et Dimitrios Grammozis). Schalke 04 ne s’imposera que trois fois (pour sept nuls et 24 défaites) et terminera dernier du championnat. Si le club remonte en première division après une seule année passée au purgatoire, il ne parvient pas à se stabiliser en Bundesliga et est de nouveau relégué en deuxième division au bout d’une saison. Ce n’est que cette saison que les bleus roi sont en passe de retrouver l’échelon supérieur.
Ailleurs
Dans d’autres championnats, certains mythes vivants ont également connu les affres de la relégation. Criblés de dettes, les Glasgow Rangers ont ainsi été placés en liquidation en 2012 et envoyés en quatrième division. Dans le championnat brésilien Palmeiras et Botafogo (2002), le Grêmio Porto Alegre (2004), l’Atletico Mineiro (2005), Corinthians (2007), Vasco da Gama (2008) et Santos (2023) ont eu aussi à quitter l’élite. En Argentine, les monuments River Plate (2011) et Independiente (2013) ont également connu la même déchéance.
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