Quand le Real galérait en Champions League…
Club le plus titré de l’histoire de la compétition, le Real Madrid a cependant connu un énorme trou d’air en Champions League dans les années 2000. Après avoir glané leur neuvième titre en C1, les Merengues ont enchaîné les saisons sans relief durant lesquelles le club peinait à figurer dans le dernier carré. Revivons cette période sombre où la Casa Blanca ne parvenait plus à atteindre la finale de la ligue des champions.
Saison 2002-2003
Parcours: Elimination en demi-finales
Tenant du titre, le Real Madrid aborde ce nouvel exercice sûr de ses forces. Renforcée par l’arrivée de Ronaldo durant l’intersaison, l’équipe madrilène, en pleine ère galactique, a fière allure avec des éléments comme Raul, Zinedine Zidane, Fernando Hierro, Luis Figo, Roberto Carlos, Iker Casillas, Fernando Morientes, Ivan Helguera, Michel Salgado, Claude Makélélé, et des seconds couteaux de qualité (Guti, Etseban Cambiasso, Santiago Solari, Flavio Conceição, Steve McManaman…). Si la formation coachée par Vicente Del Bosque se montre toujours aussi dominatrice en championnat, le son de cloche est légèrement différent en Champions League. La disgrâce de Morientes (relégué sur le banc au profit de Ronaldo) est mal vécue par les joueurs espagnols du vestiaire, Raul en tête. Malgré tout, le Real assure le minimum syndical en finissant premier de sa poule devant l’AS Roma, l’AEK Athènes et le Racing Genk (deux victoires, trois nuls, une défaite). Problème, les Merengues n’ont gagné que leurs deux premiers matchs et se sont inclinés à domicile contre les Giallorossi (0-1). Lors de la seconde phase de poules, ils héritent d’un groupe difficile (AC Milan, Borussia Dortmund, Lokomotiv Moscou). Ils devront batailler jusqu’à la dernière journée pour valider leur billet pour les quarts en finissant deuxièmes derrière les milanais (trois victoires, deux nuls, une défaite). Les quarts s’avèrent tout aussi ardus avec une double confrontation contre Manchester United. Vainqueurs des Red Devils (3-1 ; 3-4), ils croisent le fer avec la Juventus Turin en demis. Cette fois le vent tournera pour la Casa Blanca. Si elle s’impose de justesse lors du match aller (2-1), elle s’incline à Turin lors du retour (1-3) et perd son titre. Ce revers coûtera sa place à Del Bosque qui sera limogé par le président Florentino Perez.

Saison 2003-2004
Parcours: Elimination en quarts de finale
L’effectif enregistre quelques chamboulements. Outre la nomination de Carlos Queiroz comme entraîneur, le club enregistre l’arrivée de David Beckham. Un choix curieux au strict plan sportif, surtout que Luis Figo joue au même poste et demeure performant. Une page de l’histoire du club se tourne avec le transfert du capitaine Hierro, ulcéré par les critiques subies la saison dernière. Morientes, frustré par son manque de temps de jeu est prêté à l’AS Monaco tandis que McManaman retourne au pays et s’engage avec Manchester City. Mais la principale perte est le départ de Makélélé, lassé du manque de considération des dirigeants à son endroit. Sachant que Flavio Conceição et Geremi Ndjitap décident de mettre les voiles pour les mêmes raisons, le Real Madrid débute la saison sans milieu défensif de métier, obligeant Queiroz à bricoler (Beckham sera aligné dans cette position aux côtés de Guti). Versés dans un groupe à leur portée (FC Porto, Olympique de Marseille, Partizan Belgrade), les madrilènes finissent premiers invaincus de leur poule (quatre victoires, deux nuls). La suite de la compétition sera loin d’être une promenade de santé. Confronté au Bayern Munich en huitièmes de finale, le Real se qualifie au forceps (1-1 ; 1-0). Opposés à l’AS Monaco en quarts, les Merengues s’imposent lors de la manche aller au Santiago Bernabeu (4-2) mais se louperont totalement au match retour (défaite 1-3) et seront éliminés à la surprise générale. Ce revers sera le tournant de la saison des Blancos qui s’effondreront totalement au classement et finiront à une triste quatrième place.
Saison 2004-2005
Parcours: Elimination en huitièmes de finale.
L’intersaison s’avère agitée. Queiroz ayant été débarqué du fait de sa mauvaise saison, il est remplacé par José Antonio Camacho. Walter Samuel est recruté pour stabiliser une défense trop fragile. Michael Owen arrive pour dynamiser l’attaque. Ce transfert, à l’image de celui de Beckham la saison précédente, semblait inopportun dans la mesure où le duo Ronaldo – Raul est inamovible et que Morientes est de retour de prêt. Autre recrutement polémique, celui de Jonathan Woodgate qui arrive blessé pour une indemnité supérieure à celle d’Owen (!!!) alors que Cambiasso, peu utilisé, quitte le club. Seulement quatrième du championnat la saison précédente, le Real doit passer par le troisième tour préliminaire pour valider sa qualification pour la Champions League. Heureusement, il se défait sans encombres de son adversaire, le Wisla Cracovie (2-0 ; 3-1). Les Merengues héritent d’une poule compliquée comptant l’AS Roma, le Bayer Leverkusen et le Dynamo Kiev. En interne, l’ambiance est délétère avec un conflit ouvert entre Camacho et son vestiaire. Conséquence, le premier match de poule contre le Bayer Leverkusen est un fiasco complet (lourde défaite 0-3). Camacho rend le tablier et est suppléé par Mariano Garcia Remon. Sous sa houlette, le club retrouve de l’allant et parvient à se qualifier pour les huitièmes en finissant deuxième (trois victoires, deux nuls en plus de la défaite inaugurale). En coulisses, il y a encore du changement avec le limogeage de Remon et l’arrivée sur le banc de Vanderlei Luxemburgo fin décembre. Le mercato hivernal est marqué par le recrutement du rugueux Thomas Gravesen et le départ définitif de Morientes. La Juventus se dresse sur la route des madrilènes en huitièmes de finale. Après une courte victoire à l’aller (1-0), les Merengues s’inclinent au match retour (0-2 après prolongations). L’aventure européenne s’arrête prématurément.
Saison 2005-2006
Parcours: Elimination en huitièmes de finale
Une fois n’est pas coutume, le Real Madrid se montre actif sur le marché des transferts. Owen, Samuel, Solari et Figo font leurs valises tandis qu’une ribambelle de nouveaux joueurs arrivent: Robinho, Julio Baptista, Sergio Ramos, Pablo Garcia et Carlos Diogo. Si son groupe en Champions League semble largement abordable (Olympique Lyonnais, Olympiakos, Rosenborg BK), la réalité sera tout autre. Les hommes de Luxemburgo s’inclinent lourdement dès le premier match contre Lyon (0-3). S’ils parviennent à se reprendre en enchaînant trois succès consécutifs, les Blancos concèdent un nul sans gloire contre Lyon avant de s’incliner lors du dernier match de poule. Contraints de se contenter de la deuxième place, ils héritent d’Arsenal en huitièmes. Mais une fois de plus, le club est secoué par des changements en interne. Luxemburgo qui avait été débarqué la veille du dernier match de poule de C1 est remplacé par Juan Ramon Lopez Caro. Cicinho et Antonio Cassano débarquent en janvier. Le Real peine cependant à trouver de la régularité. C’est une équipe malade qui croise le fer avec des Gunners en pleine bourre, menés par un Thierry Henry au sommet de son art. Le Real s’incline à domicile lors du match aller (0-1). Ce revers de trop vaudra à Florentino Perez son fauteuil. Il quitte la direction du club quelques jours plus tard. Fernando Martin Alvarez devient le président intérimaire. Conséquence du climat vicié en interne, il n’y aura pas de miracle au retour. Les Merengues ne parviennent pas à renverser la vapeur à Highbury (0-0) et sont éliminés. Pour la deuxième fois consécutive, ils ne parviennent pas à atteindre les quarts de finale.
Saison 2006-2007
Parcours: Elimination en huitièmes de finale
Rarement un été aura été aussi mouvementé du côté de la maison blanche. Des changements sont enregistrés à tous les étages. Le nouveau président Ramon Calderon confie les rênes de l’équipe à Fabio Capello. Le technicien italien commence par effectuer un grand ménage dans l’effectif avec les départs de Gravesen, Diogo, Pablo Garcia, Julio Baptista, Woodgate, Borja Fernandez et de l’essentiel des jeunes pousses de La Fabrica (parmi lesquelles des Roberto Soldado, Alvaro Arbeloa, Juanfran et José Manuel Jurado) couplés à la retraite de Zidane. Au rayon arrivées, Ruud Van Nistelrooy, Fabio Cannavaro, Emerson, Mahamadou Diarra et José Antonio Reyes intègrent le groupe. L’ère galactique est définitivement révolue. L’exigeant Capello entre en conflit avec une bonne partie de son vestiaire et écarte Ronaldo, Cassano ainsi que Beckham. En Champions League, sa méthode ne fera pas l’unanimité. Dans une poule où le Real retrouve l’Olympique Lyonnais, le Dynamo Kiev et le Steaua Bucarest, le club madrilène livre une quasi décalcomanie de l’exercice précédente avec une défaite initiale contre Lyon (0-2) suivie de trois succès puis d’un nul contre les Gones au Santiago Bernabeu. Seule différence, un nul concédé lors de la dernière journée à Kiev. Seulement deuxième de son groupe, le tirage au sort des huitièmes attribue un os au Real: le Bayern Munich. Malgré les arrivées de Gonzalo Higuain, Marcelo et Fernando Gago au mercato hivernal, le club, orphelin de Ronaldo (parti à l’AC Milan), ne se montre pas souverain. Il dégage une impression de fragilité malgré des résultats pas si mauvais. Si le Real s’impose à domicile lors de la première manche de la double confrontation contre les bavarois (3-2), il se fait sortir au retour suite à une défaite (1-2). Signe des temps, le Real Madrid ne parvient même plus à se qualifier pour les quarts de finale.
Saison 2007-2008
Parcours: Elimination en huitièmes de finale
Malgré l’obtention du titre, Capello est limogé par les dirigeants (ses rapports conflictuels avec ses joueurs y ont contribué) et remplacé par Bernd Schuster. L’intersaison est particulièrement agitée avec les départs de Beckham, Roberto Carlos, Ivan Helguera, Cicinho, Emerson, Reyes, Cassano et Francisco Pavon. Le club recrute Arjen Robben, Pepe, Wesley Sneijder, Royston Drenthe, Gabriel Heinze, Javier Saviola, Christoph Metzelder et Jerzy Dudek. Cette fois, le Real se montre plus à son aise en Champions League. Les Merengues finissent premiers de leur poule devant l’Olympiakos, le Werder Brême et la Lazio Rome avec trois victoires, deux nuls et une défaite. En championnat tout va également pour le mieux avec un quasi cavalier seul en tête. Tous les voyants semblent donc au vert. Pour couronner le tout, le tirage au sort des huitièmes se montre relativement clément en mettant l’AS Roma sur la route de la Casa Blanca. Ce qui n’aurait dû être qu’une formalité tourne à la bérézina. Les madrilènes s’inclinent à l’aller au Stadio Olimpico (1-2) après avoir mené au score. Le match retour au Santiago Bernabeu sera électrique. Les Giallorossi défendent bas et pourrissent le match. Le Real qui n’a besoin que d’un but pour se qualifier ne parvient pas à faire la différence et perd Pepe, expulsé. Il se fait surprendre dans les vingt dernières minutes par Taddei. Si Raul égalise dans la foulée, les Merengues, réduits à dix, ne peuvent inscrire le but qui les emmènera en prolongations. Pis, ils concèdent un deuxième but inscrit par Vucinic qui scelle le succès romain. Les saisons se suivent et se ressemblent pour le Real de nouveau éliminé en huitièmes.
Saison 2008-2009
Parcours: Elimination en huitièmes de finale
Un changement de direction est à enregistrer pour cette saison. Vicente Boluda prend la tête du club. Si Schuster est confirmé dans ses fonctions, il doit faire sans Robinho, Julio Baptista et Soldado. Les nouvelles recrues se nomment Rafael Van Der Vaart et les « revenants » Javi Garcia et Ruben De La Red (ils avaient été formés au club). Malgré son statut de tête de série, le Real doit croiser le fer avec la Juventus Turin, le Zenith Saint-Pétersbourg et le BATE Borisov. Si le club gagne ses deux premières rencontres contre les formations de l’Europe de l’Est, il s’incline lors des deux matchs contre la Juve (1-2 puis 0-2). Conséquence, le Real ne finira qu’à la deuxième place du groupe (quatre victoires et deux défaites). La première partie de saison fut loin d’être tranquille. De La Red manque de mourir sur la pelouse lors d’un match de coupe du roi et doit mettre un terme à sa saison (puis à sa carrière), Van Nistelrooy et Mahamadou Diarra se blessent et sont out pour le restant de la saison, les résultats sont en dents de scie et Schuster est finalement limogé et remplacé par Juande Ramos. Le mois de janvier voit arriver Klaas-Jan Huntelaar, Lassana Diarra, Dani Pajero et Julien Faubert. Pour ne rien arranger, le Real doit affronter Liverpool en huitièmes de finale. Les Reds, alors en pleine bourre, s’imposent sur la plus petite des marges à Madrid (0-1). Au retour, les Merengues ne font pas illusion et sombrent corps et biens à Anfield (défaite 0-4). Le Real quitte la compétition par la toute petite porte, les fesses rougies.
Saison 2009-2010
Parcours: élimination en huitièmes de finale
Florentino Perez revient à la tête du club. Comme à ses habitudes, il voit grand et il ambitionne de redonner au club son lustre d’antan avec de nouveaux galactiques. Il casse sa tirelire en recrutant coup sur coup Cristiano Ronaldo, Kaka et Karim Benzema ainsi que Xabi Alonso et Raul Albiol. Il fait également revenir Ezequiel Garay (qui était prêté), Arbeloa et Esteban Granero, tous deux anciens pensionnaires de La Fabrica. Au rayon des départs, c’est un véritable coup de balai avec Cannavaro, Robben, Sneijder, Huntelaar, Saviola, Heinze, Michel Salgado, Javi Garcia, Dani Parejo, Faubert et Miguel Torres qui partent. Manuel Pellegrini devient l’entraîneur. Le Real se retrouve dans une poule imprévisible avec l’AC Milan, l’Olympique de Marseille et le FC Zurich. Il y aura plus de peur que de mal. Les Blancos finissent premiers avec quatre victoires, un nul et une défaite. Van Nistelrooy, en disgrâce, quitte le club durant le mercato hivernal. Pas de quoi faire douter Pellegrini qui dispose d’une attaque de feu (Higuain, Cristiano Ronaldo, Raul, Kaka, Benzema). En huitièmes, la Casa Blanca doit se défaire de l’Olympique Lyonnais. Bien que moins impressionnant que les saisons précédentes, Lyon est un adversaire qui réussit peu aux Merengues. Cette tendance se confirmera avec une défaite madrilène à l’aller (0-1). Le match retour au Santiago Bernabeu sera une grosse désillusion. Si le Real refait son retard dès la sixième minute grâce à Cristiano Ronaldo, il ne parvient pas à inscrire un deuxième but et finit par se faire surprendre en fin de match. Lyon arrache le nul (1-1) grâce à un but de Pjanic. Cette élimination de plus est un véritable camouflet pour le Real qui avait fait de la conquête de la Champions League l’une de ses priorités.
Saison 2010-2011
Parcours: élimination en demi-finales
Pellegrini ne survit pas aux échecs de la saison précédente. Florentino Perez s’attache les services de José Mourinho, récent vainqueur de la coupe aux grandes oreilles avec l’Inter Milan. Le technicien portugais semble être alors la personne idoine pour redorer le blason terni d’un Real qui n’a plus goûté aux quarts de finale depuis six saisons. Le Mou laisse partir les historiques Raul et Guti puis se débarrasse de Van der Vaart, Drenthe et Metzelder. Il recrute Mesut Özil, Sami Khedira, Angel Di Maria, Ricardo Carvalho et Pedro Leon. Une fois n’est pas coutume, le tirage au sort se montre peu clément avec la Casa Blanca qui se retrouve dans la même poule que l’AC Milan et l’Ajax Amsterdam (l’AJ Auxerre est la dernière équipe du groupe). Qu’importe pour les hommes de Mourinho qui dominent leur groupe de la tête et des épaules (cinq victoires, un nul et la première place du groupe). Renforcés par le prêt d’Emmanuel Adebayor en janvier, rien ne semble pouvoir arrêter les Merengues. L’Olympique Lyonnais se dresse sur leur route en huitièmes. Cette fois, les Gones ne peuvent rien face à des madrilènes revanchards. Après un nul heureux à Gerland, les lyonnais explosent à Santiago Bernabeu. Le Real s’impose (3-0) et vainc le signe indien. En quarts de finale, Tottenham ne fera pas non plus illusion. Les Blancos surclassent les Spurs à l’aller (4-0) avant de finir le travail à White Hart Lane (victoire 1-0). En demis, le Real affronte sa bête noire: le FC Barcelone. La double confrontation est électrique et tourne à l’avantage des Blaugranas. Battu 0-2 à domicile à l’aller, le Real décroche un nul au retour (1-1). Insuffisant pour continuer son aventure. Malgré tout, l’espoir est au rendez-vous après ce retour au premier plan.
Saison 2011-2012
Parcours: Elimination en demi-finales
Mourinho est confirmé dans ses fonctions. Il retouche légèrement son groupe (arrivées de Fabio Coentrão, Nuri Sahin, Hamit Altintop, José Callejon et Raphael Varane, départs de Dudek, Adebayor, Garay, Gago et Pedro Leon). Le tirage de la phase de poules est relativement abordable. Une fois de plus, l’Olympique Lyonnais figure parmi les adversaires du Real. C’est d’ailleurs le plus sérieux concurrent aux côtés de l’Ajax et du Dynamo Zagreb. Le Real réalise un carton plein durant cette phase de poules avec six victoires en autant de rencontres et une première place logique. Favorite à la victoire finale, la formation de José Mourinho hérite d’un adversaire sans grande prétentions en huitièmes: le CSKA Moscou. Si les Merengues concèdent le nul à l’aller (1-1) en se faisant rejoindre dans les ultimes minutes d’arrêt de jeu, ils se montrent expéditifs au retour (succès 4-1). En quarts, ils bénéficient du meilleur tirage possible: l’APOEL Nicosie, novice à ce stade de la compétition. Si les chypriotes avaient créé l’exploit au tour précédent en sortant Lyon, ils ne peuvent rien face au rouleau-compresseur madrilène. La cause est entendue dès le match aller (victoire à l’extérieur 3-0). Le Real s’impose 5-2 au retour et valide son billet pour les demis. Cette fois, les Blancos doivent affronter le Bayern Munich. Les madrilènes s’inclinent à l’aller sur le terrain de l’ogre bavarois (1-2). Au retour, tout semble aller pour le mieux grâce à un doublé prématuré de CR7. Mais Robben parvient à égaliser et la rencontre s’éternisera en prolongations. Les bavarois se montrent plus précis durant les tirs au but et s’imposent 3-1 dans cet exercice. L’aventure madrilène s’arrête aux portes de la finale.
Saison 2012-2013
Parcours: élimination en demi-finales
Peu de mouvements sont à enregistrer dans l’effectif durant l’intersaison. Hamit Altintop, Nuri Sahin, Etseban Granero et Lassana Diarra partent. Seuls Luka Modric et Michael Essien arrivent. Les jeunes Alvaro Morata et Nacho bénéficient d’un strapontin pour l’équipe première. Cette fois, le Real hérite d’un groupe difficile avec le Borussia Dortmund, Manchester City et l’Ajax Amsterdam. Moins dominateurs que lors de la saison précédente, les madrilènes finissent deuxièmes (trois victoires, deux nuls, une défaite). Les huitièmes seront tout aussi compliquées avec au menu une double confrontation contre Manchester United. Les hommes de Mourinho parviendront à venir à bout des Red Devils (1-1 ; 2-1). En quarts, ils triomphent du Galatasaray de Didier Drogba (3-0 ; 2-3). En demis, ils retrouvent le Borussia Dortmund. Les hommes de Jürgen Klopp sont accrocheurs (le Real l’a appris à ses dépends en poule) et le suspense est tué dès le match aller au Signal Iduna Park. Le Real s’incline lourdement (1-4), terrassé par un Robert Lewandowski des grands soirs (il a signé un quadruplé ce jour-là). Si le Real parvient à s’imposer 2-0 au retour, il lui manque un but pour valider son billet pour la finale. Le Real reste une fois de plus à quai.
Cet ultime échec sera celui de trop pour José Mourinho. Il retourne à Chelsea durant l’intersaison. Carlo Ancelotti le remplace et parvient enfin à remporter la dixième couronne continentale du Real Madrid dès sa première saison. Depuis, le Real en a glané quatre autres et est devenu l’épouvantail de la compétition.
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