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Les années de plomb Interistes (Deuxième partie, 1995-2001)

Club majeur de l’échiquier footballistique et deuxième équipe la plus titrée d’Italie, l’Inter Milan a cependant connu un énorme trou d’air en championnat de la fin du siècle précédent à ce début de millénaire. Pendant près de deux décennies, les Nerazzurri ne sont pas parvenus à remporter un titre de champion, soit une des plus longues périodes de disette pour une formation de ce calibre. Retour sur ces années maudites où le club oscillait entre le statut de poulidor et de faire-valoir dans une Serie A plus concurrentielle que jamais.

roberto-carlos-inter-milan Les années de plomb Interistes (Deuxième partie, 1995-2001)
Roberto Carlos

Saison 1995-1996

Classement final: 7e

Coppa Italia: Demi-finalistes

Coupe de l’UEFA: Elimination au premier tour

Meilleur buteur en Serie A: Marco Branca (17 buts)

Meilleur buteur TCC: Marco Branca (17 buts)

Pour sa première saison complète en tant que propriétaire du club, Massimo Moratti met son chéquier à contribution. Un grand ménage est effectué dans l’effectif avec les départs de Dennis Bergkamp, Ruben Sosa, Wim Jonk, Darko Pancev, Antonio Paganin et Igor Shalimov (prêté) notamment. Le club recrute Salvatore Fresi (Salernitana), Maurizio Ganz (Atalanta), l’anglais Paul Ince (Manchester United), l’argentin Javier Zanetti (Banfield) et le brésilien Roberto Carlos (Palmeiras). De l’équipe de la fin des années 80, seuls les historiques Giuseppe Bergomi et Nicola Berti sont encore présents. Sur le banc Ottavio Bianchi est conservé. Malheureusement pour lui, l’aventure tournera court. L’Inter commence le championnat par une victoire mais enregistre ensuite un nul et perd deux matchs. Au lendemain de la défaite contre Napoli lors de la quatrième journée, Ottavio Bianchi est limogé, la veille du match retour en C3. Luis Suarez revient sur le banc pour un intérim de quelques matchs. Il ne pourra cependant rien en coupe de l’UEFA où l’Inter Milan est éliminé au premier tour par les suisses du FC Lugano (1-1 ; 0-1) à la surprise générale. Roy Hodgson est nommé entraîneur le 16 octobre. Il aura du mal à remotiver un groupe en plein doute et ne connaîtra son premier succès que lors de son quatrième match. Si elle ne perd pas dans un premier temps (six matchs sans défaite mais seulement deux succès), son équipe s’incline deux fois avant la trêve hivernale. Heureusement, elle parvient à passer les quarts de finale de coupe d’Italie pour la première fois depuis plus de cinq ans. Le groupe qui a entretemps enregistré l’arrivée en novembre d’Alessandro Pistone (Vicenza) se cherche toujours. Ince alterne le bon et le moins bon, Roberto Carlos est reconverti milieu gauche à son grand désespoir, Berti joue moins… Devant, seul Ganz se montre affuté. Conséquence, Marco Delvecchio est échangé avec Marco Branca (AS Roma) en fin d’année 1995. Ce transfert s’avèrera déterminant. Branca s’impose immédiatement et devient l’atout offensif numéro un de l’équipe. L’Inter reprend de l’allant et se montre performant durant les premiers mois de l’année 1996. Seule ombre au tableau, une élimination en coupe d’Italie contre la Fiorentina (1-3 ; 0-1). Décroché dans la course au titre, l’Inter essaiera tant bien que mal de rester dans la course à l’Europe. Après une fin de saison délicate (deux défaites lors des quatre derniers matchs), les Nerazzurri compostent leur billet pour la coupe de l’UEFA sur le fil, finissant septièmes, bien aidés par les 17 réalisations de Branca.

youri-djorkaeff-inter Les années de plomb Interistes (Deuxième partie, 1995-2001)
Youri Djorkaeff

Saison 1996-1997

Classement Final: 3e

Coppa Italia: Demi-finalistes

Coupe de l’UEFA: Finalistes

Meilleur buteur en Serie A: Youri Djorkaeff (14 buts)

Meilleur buteur TCC: Maurizio Ganz (20 buts)

Passablement déçu par l’exercice précédent, Massimo Moratti se montre très actif sur le marché des transferts. Il laisse partir un grand nombre de joueurs dont Roberto Carlos, frustré de jouer milieu gauche qui rejoint le Real Madrid, Antonio Manicone, Francesco Dell’Anno, Shalimov et Delvecchio (prêté à l’AS Roma). Au rayon des arrivées, le club casse sa tirelire et recrute les français Jocelyn Angloma (Torino) et Youri Djorkaeff (Paris Saint-Germain), le buteur chilien Ivan Zamorano (Real Madrid), le néerlandais Aron Winter (Lazio), le suisse Ciriaco Sforza (Bayern Munich) et l’attaquant nigérian Nwankwo Kanu (Ajax Amsterdam). Le plus dur pour Hodgson sera de trouver une alchimie entre tous ces éléments. Malheureusement, un premier coup dur intervient dès la présaison. On diagnostique une insuffisance vasculaire à Kanu. Obligé de se faire opérer à cœur ouvert ou de mettre un terme à sa carrière, il se résout à passer sur le billard mais est forfait pour toute la saison. L’Inter réalise un bon début de championnat (trois victoires, deux nuls) mais s’incline dès son premier gros test (défaite contre la Juventus). Si les Nerazzurri se reprennent avec deux victoires consécutives, ils ne gagneront pas le moindre match de championnat jusqu’à la trêve hivernale (cinq nuls, une défaite). Le principal souci vient de la ligne d’attaque. Zamorano est à la peine face aux défenses italiennes alors que Branca n’est plus que l’ombre du joueur qu’il fut. Heureusement Ganz (le plus souvent dans un rôle de Supersub) et Djorkaeff font parler la poudre. En janvier, Gianluca Festa part. Le club ne recrute pas et retrouve des couleurs avant de connaître un nouveau trou d’air de mi-janvier à mi-février (trois nuls, une défaite). Si le club perd peu, il ne parvient pas à réaliser de série victorieuse. Incapable de gagner deux matchs d’affilée, l’Inter se fait distancer par la Juventus puis Parme dans la course au titre. En coupe d’Italie, c’est le Napoli, pourtant en difficulté en championnat, qui les élimine en demi-finales (1-1 ; 1-1, 4-5 aux tirs au but). En C3 par contre tout roule. L’Inter parvient à se hisser en finale et croise le fer avec Schalke 04. La double confrontation se terminera sur un score de parité (0-1 ; 1-0) C’est aux tirs au but que tout se décidera. Zamorano et Winter manquent leurs tentatives alors que les tireurs allemands réalisent un sans-faute et s’imposent (1-4). Conséquence de cette défaite, Hodgson est limogé dès le lendemain. L’intérim est confié à Luciano Castellini pour les deux dernières journées de championnat (une victoire et un nul). La qualification en Champions League, objectif de la saison, est manquée vu que le club finit troisième.

ronaldo-inter-1997 Les années de plomb Interistes (Deuxième partie, 1995-2001)
Ronaldo

Saison 1997-1998

Classement final: 2e

Coppa Italia: Quarts de finaliste

Coupe de l’UEFA: Vainqueurs

Meilleur buteur en Serie A: Ronaldo (25 buts)

Meilleur buteur TCC: Ronaldo (34 buts)

Quoique prometteuse, la saison précédente ne fut pas à la hauteur des espérances des dirigeants. Pour ce nouvel exercice, l’Inter frappe LE gros coup de l’été en s’attachant les services de Ronaldo, le meilleur attaquant du moment. Outre le buteur brésilien, le club poursuit sa course à l’armement en enrôlant Luigi Sartor (Vicenza), le français Benoît Cauet (Paris Saint-Germain), les brésiliens Zé Elias (Bayer Leverkusen) et André Cruz (Napoli), l’argentin Diego Simeone (Atletico Madrid), le nigérian Taribo West (AJ Auxerre) et un attaquant uruguayen totalement méconnu: Alvaro Recoba (Nacional Montevideo). André Cruz est finalement échangé dans la foulée avec Francesco Moriero (AS Roma) et part le remplacer à l’AC Milan. Au rayon départs Angloma, Sforza, Ince, Pistone, Delvecchio et le jeune Matteo Ferrari (prêté) font leurs valises. Luigi « Gigi » Simoni est intronisé entraîneur. Sous sa houlette, le club prendra automatiquement le train de tête grâce à une excellente entame de championnat (douze matchs sans défaites, neuf victoires pour trois nuls). L’Inter ne perdra son premier match que le 21 décembre, juste avant la trêve. En course sur tous les tableaux (Serie A, Coppa Italia, C3), le club renouvelle son effectif lors du mercato hivernal avec les arrivées de Francesco Colonnese (Napoli), Mauro Milanese (Parme), du portugais Paulo Sousa (Borussia Dortmund) et de l’uruguayen Martin Rivas (Danubio FC). Recruté dans cette période, le gardien français Sébastien Frey est prêté dans la foulée à son club formateur, l’AS Cannes, jusqu’à la fin de la saison. Le club se sépare de Berti, Branca, Ganz et Massimo Paganin. L’année 1998 sera moins souriante pour les Nerazzurri à qui le titre semblait pourtant promis. Une lourde défaite (0-5) en coupe d’Italie contre le rival rossoneri vient enrayer la machine. L’Inter ne fera pas mieux qu’une victoire (1-0) au retour et sera ainsi éliminé de cette compétition. Le doute s’immisce dans les esprits et le club ne parvient plus à gagner trois matchs d’affilée de début janvier à début mars (cinq victoires, deux nuls, quatre revers) . Toutes choses qui font les affaires de la Juventus, leur rival dans la course au Scudetto. Si les Nerazzurri retrouvent de l’allant en mars et en avril (six victoires d’affilée), ils concèdent une défaite polémique contre la Juventus (0-1) fin avril. Un penalty non sifflé pour une faute du juventini Iuliano sur Ronaldo fera couler beaucoup d’encre. Ce revers, loin d’être anodin, plombera le moral des joueurs de l’Inter qui enchaînent sur deux contre-performances et laissent filer le titre. L’Inter finira deuxième, maigre consolation après avoir flirté avec le sommet. Qualifiés pour la finale de la C3 dans la même période, les hommes de Gigi Simoni terminent le travail contre la Lazio (surclassée 3-0) et s’adjugent leur troisième Coupe de l’UEFA de la décennie.

roberto-baggio-inter-98-99 Les années de plomb Interistes (Deuxième partie, 1995-2001)
Roberto Baggio

Saison 1998-1999

Classement final: 8e

Coppa Italia: Demi-finalistes

Champions League: Quarts de finaliste

Meilleur buteur en Serie A: Ronaldo (14 buts)

Meilleur buteur TCC: Ronaldo (15 buts)

Qualifiés pour la Champions League pour la première fois depuis 1990, l’Inter se renforce encore avec les recrutements de Roberto Baggio (Bologne), Nicola Ventola (Bari), Andrea Pirlo (Brescia), Cristiano Zanetti (Reggiana) et des français Sébastien Frey (AS Cannes), Zoumana Camara (Saint-Etienne), Mikaël Silvestre et Ousmane Dabo tous deux transfuges du Stade Rennais. Un seul transfert est enregistré, celui de Sartor à Parme. Le reste des partants (Ferrari, Rivas, Mohamed Kallon) sont prêtés. Avec cet effectif pléthorique, Gigi Simoni a tout ce qu’il faut pour faire bonne figure et se battre sur tous les tableaux. Le club commence par valider son accessit pour la phase de poules de la C1 en atomisant les lettons du Skonto FC Riga (4-0 ; 3-1). La saison débute pourtant mal avec un nul initial en Serie A suivi par une défaite face au Real Madrid (0-2) pour le premier match de Champions League. Heureusement, les Nerazzurri se reprennent bien en remportant leurs trois matchs suivants en championnat et leur deuxième rencontre de la phase de poules de la C1. L’embellie prendra brutalement fin en octobre. Si le club se montre à la hauteur en Champions League, il enchaîne trois défaites d’affilée suivies d’un nul en Serie A. Sur la sellette, Gigi Simoni sauve sa tête grâce à un succès probant sur la Sampdoria. Les Nerazzurri retombent malheureusement dans leurs travers en s’inclinant contre la Fiorentina. Bien que ses hommes remportent les deux matchs suivants contre le Real Madrid et la Salernitana, le sort de Gigi Simoni est scellé et il est demis de ses fonctions après avoir assuré la qualification en quarts de finale de la Champions League. Il est remplacé par Mircea Lucescu. Les débuts de ce dernier sur le banc permettent de relancer la machine (une victoire en C1, un nul et deux succès en Serie A) avant la trêve. Cette dernière est marquée par un mercato hivernal particulièrement agité. Fresi, Cristiano Zanetti, Dabo et Recoba sont prêtés, Kanu transféré. Le club enrôle Dario Simic (Dinamo Zagreb). L’année 1999 démarre pourtant mal avec une défaite contre Parme dès la reprise. Comme souvent les mois de janvier et février ne réussissent pas aux Nerazzurri (trois succès, deux nuls, quatre défaites). Le Scudetto s’éloigne définitivement. Pour ne rien arranger, ils se font balayer en demis de coupe d’Italie par Parme (0-2 ; 1-2). Le mois de mars sera cauchemardesque avec outre l’élimination en Coppa Italia, celle en Champions League contre Manchester United (0-2 ; 1-1) et la perte définitive du titre suite à trois matchs de Serie A sans victoire (un nul, deux défaites). L’Inter n’a pas gagné le moindre match durant ce mois maudit et ne joue plus que la qualification en coupe d’Europe. Ce nouvel objectif sera ardu à relever. Le club ne met plus un pied devant l’autre en avril et mai (trois victoires, un nul, quatre défaites) et finit à une ignominieuse huitième place. Débarqué le 30 avril, Lucescu est remplacé par Castellini qui assure l’intérim jusqu’en fin de saison. L’Inter se voit toutefois offrir une dernière chance d’accrocher l’Europe en disputant le match pour la troisième place de Coupe d’Italie contre Bologne. Cette double confrontation sera un nouvel échec (1-2 ; 1-2). Cette saison conclue sans qualification pour une coupe d’Europe est à oublier. Le mythique Beppe Bergomi part à la retraite les yeux rouges.

vieri-ronaldo Les années de plomb Interistes (Deuxième partie, 1995-2001)
Christian Vieri et Ronaldo

Saison 1999-2000

Classement final: 4e

Coppa Italia: Finalistes

Meilleur buteur en Serie A: Christian Vieri (13 buts)

Meilleur buteur TCC: Christian Vieri (18 buts)

Aux fins de rebondir, les dirigeants du club font ce qu’ils savent faire de mieux depuis la prise de pouvoir de Moratti: faire chauffer la planche à billets. Ainsi, l’Inter réalise le plus gros transfert de l’été en s’offrant les services de Christian Vieri (Lazio). Deuxième gros coup, la nomination de Marcello Lippi comme entraîneur. Sous la houlette de ce dernier un grand ménage aura lieu dans l’effectif. Dernier des historiques, le gardien Gianluca Pagliuca quitte le club. De nombreux autres départs sont enregistrés: Djorkaeff, Zé Elias, Simeone, Winter, Mikaël Silvestre, Dabo, Fabio Galante, Milanese, Cristiano Zanetti… Ainsi qu’une pleine brouette de joueurs prêtés (Ventola, Zoumana Camara, Pirlo, Frey, Ferrari, Kallon…). Au chapitre des arrivées il y a du beau monde: les gardiens Angelo Peruzzi (Juventus) et Fabrizio Ferron (Sampdoria), Luigi Di Biagio (AS Roma), Christian Panucci (Real Madrid), le français Laurent Blanc (Marseille), le serbe Vladimir Jugovic (Atletico Madrid), l’ivoirien Cyril Domoraud (Marseille) et le grec Grigorios Georgatos (Olympiakos). Avec un duo d’attaque VieriRonaldo, tout laisse penser que l’Inter va tout rafler cette saison. Malheureusement la fragilité physique de ces deux joueurs ne permettra jamais à cette paire de voir durablement le jour (ce qui jouera en faveur de Recoba qui s’impose enfin). L’entame de saison est prometteuse avec quatre victoires en cinq matchs. Une défaite surprise contre Venise enraye la machine. L’Inter enchaîne quatre matchs sans victoire (un nul, trois défaites). Lorsque le club retrouve le succès lors d’un match contre Lecce (6-0), il perd Ronaldo sorti sur blessure (rupture partielle du tendon rotulien du genou droit). L’Inter gagnera les deux rencontres suivantes avant deux défaites d’affilée avant la trêve. Comme à ses habitudes le club se montre actif durant le mercato hivernal et recrute Clarence Seedorf (Real Madrid), le colombien Ivan Cordoba (San Lorenzo) et le roumain Adrian Mutu (Dinamo Bucarest). Taribo West est vendu et Paulo Sousa prêté. Lorsque le championnat reprend, l’Inter s’illustre plutôt positivement jusqu’à fin mars (sept victoires, quatre nuls, deux défaites). De plus, le club se qualifie pour la finale de la coupe d’Italie. Le mois d’avril est cependant plus trouble avec un nul et deux défaites consécutives. Pis, lors de la finale aller de la coupe d’Italie contre la Lazio (1-2), Ronaldo entré en jeu après de longs mois d’absence se blesse gravement tout seul (rupture totale du tendon rotulien du genou droit). Les Nerazzurri s’inclineront finalement au cumul des deux matchs (1-2 ; 0-0) mais parviendront à rebondir en championnat et à accrocher la quatrième place grâce à trois succès lors des quatre dernières rencontres. A égalité de points avec Parme, l’Inter doit disputer un barrage contre le club d’Emilie-Romagne pour déterminer qui des deux jouera la Champions League l’an prochain. Cette fois l’Inter ne rate pas l’occasion et s’impose (3-1).

alvaro-recoba-inter Les années de plomb Interistes (Deuxième partie, 1995-2001)
Alvaro Recoba

Saison 2000-2001

Classement final: 5e

Coppa Italia: Quarts de finaliste

Champions League: Elimination au troisième tour qualificatif

Coupe de l’UEFA: Huitièmes de finaliste

Meilleur buteur en Serie A: Christian Vieri (18 buts)

Meilleur buteur TCC: Christian Vieri (19 buts)

Les étés se suivent et se ressemblent en Lombardie. Les dirigeants Nerazzurri poursuivent leur folie dépensière en recrutant encore et toujours. Outre les nombreux retours de prêt, le club s’offre les services de Christian Brocchi (Hellas Vérone), du gardien Marco Ballotta (Lazio), de l’irlandais Robbie Keane (Coventry City), de l’espagnol Javier Farinos (Valence CF), du turc Hakan Sükür (Galatasaray) et du brésilien Vampeta (Corinthians). Côté départs Roberto Baggio, Peruzzi, Ferron, Mutu, Domoraud, Colonnese, Moriero, Paulo Sousa, Zoumana Camara, Panucci, Ventola, Kallon, Fresi et Rivas vont voir ailleurs. Le club débute sa saison par le troisième tour préliminaire de la Champions League. Ce qui semblait être une formalité va tourner à la bérézina. Opposés aux suédois d’Helsinborg, les interistes s’inclinent à la surprise générale (0-1 ; 0-0). Cette élimination, couplée à une défaite en finale de Supercoppa contre la Lazio (3-4), fragilisera la position de Lippi, critiqué pour le jeu peu plaisant de son équipe. Reversé en coupe de l’UEFA, l’Inter ne se laisse cette fois pas surprendre et passe le premier tour sans difficulté. La première journée de championnat est marquée par une défaite (1-2) contre la Reggiana. Lippi ne sera pas conservé suite à ce revers et sera remplacé par Marco Tardelli deux jours plus tard. Si ce dernier débute par une victoire, il aura un mal fou à trouver son équipe et surtout à la faire gagner. La première partie de saison est juste indigne du rang du club (quatre victoires, quatre nuls, quatre défaites). L’Inter est également éliminé de la Coppa Italia suite à une déroute contre Parme (1-6 ; 0-0). Toutes choses qui pousseront les dirigeants à opérer de nouveaux changements dans l’effectif au mercato hivernal. Robbie Keane, Pirlo, Panucci et Zamorano notamment quittent le club. Vampeta est échangé avec le français Stéphane Dalmat (Paris Saint-Germain). Un certain Adriano débarque également en provenance de Flamengo. La deuxième partie de saison sera un poil plus brillante. Jusqu’à fin mars le club alterne le bon et moins bon en Serie A (cinq succès, trois nuls, trois défaites). Il se fait cependant sortir de la coupe de l’UEFA par le Deportivo Alaves (3-3 ; 0-2). En course pour une qualification en Champions League, l’Inter va se louper durant les trois derniers mois de compétition (cinq victoires, deux nuls, quatre défaites). Le club va même toucher le fond en explosant lors du derby de la Madonnina. Battu 0-6 par l’AC Milan, l’Inter est plus que jamais malade. Il finira la saison à une peu flatteuse cinquième place. Un véritable camouflet pour un club qui aura investi des centaines de millions d’euros sans résultat.

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