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Les plus gros flops financiers de l’histoire du football

Alors que la période des transferts bat son plein et que de nouvelles transactions records sont à enregistrer (Luis Suarez, James Rodriguez, David Luiz… dans le top 10 des plus gros transferts de tous les temps), il y a lieu de revenir sur les plus gros flops financiers de l’histoire. Ici seront évoqués ces joueurs adulés ou prometteurs, recrutés à prix d’or et qui n’ont en définitive pas été à la hauteur du montant de leur indemnité de transfert. Il convient de préciser que les joueurs encore liés a des clubs où ils ont joué moins de deux saisons (cas de Marouane Fellaini par exemple) n’ont pas été évoqués. En outre les montants des transferts ne tiennent pas compte des bonus et autres clauses additionnelles.


denilson__betis Les plus gros flops financiers de l'histoire du football

Denilson (1998, 32 millions d’euros)

Révélé lors du Tournoi de France en 1997, Denilson réalise une bonne coupe du monde 1998 malgré l’échec du Brésil en finale. Sur les tablettes des plus grands clubs européens, il rejoint finalement le Betis Séville pour 32 millions d’euros. Le club sévillan croit alors tenir le joueur qui le fera changer de dimension mais déchantera très rapidement. S’il est un dribbleur de génie, Denilson est tout sauf un buteur. De plus, son impact sur le jeu de son équipe est minime. Le Betis sera relégué en deuxième division en 2000 et jamais Denilson n’aura justifié le montant de son transfert. Il squattera le banc pendant plusieurs saisons et sera finalement cédé à Bordeaux en 2005. Vous parlez d’une bonne affaire!


NicolasAnelkaRealMadrid2000 Les plus gros flops financiers de l'histoire du football

Nicolas Anelka (1999, 32 millions d’euros)

En pleine bourre avec Arsenal et l’équipe de France, Nicolas Anelka est finalement enrôlé par le Real Madrid à l’intersaison 1999. Le jeune attaquant français aura cependant toutes les peines du monde à s’imposer. En plus d’une concurrence exacerbée, son caractère n’aide pas et il est pris en grippe par certains de ses coéquipiers et son entraîneur. De son passage à Madrid on retiendra une suspension de 45 jours pour avoir refusé de s’entraîner, deux buts décisifs lors des demi-finales contre le Bayern Munich et une paire de buts inscrits en Liga. Dès la fin de saison, il est refourgué au Paris Saint-Germain au même prix. Avec son club formateur, l’expérience ne sera pas plus concluante, marquée surtout par ses rapports orageux avec Luis Fernandez son entraîneur.


Mendieta-Lazio Les plus gros flops financiers de l'histoire du football

Gaizka Mendieta (2001, 48 millions d’euros)

Joueur majeur du Valencia CF au début du siècle, Mendieta est alors l’un des tout-meilleurs milieux de terrain offensifs de la planète football. Bien qu’intéressés le Real Madrid et le FC Barcelone essuient le refus des dirigeants valencians qui ne souhaitent pas renforcer un concurrent. Finalement il est vendu à la Lazio Rome en 2001 pour une indemnité record de 48 millions d’euros. Promis à un bel avenir, il ne parvient cependant pas à s’imposer en Serie A. Ectoplasmique, il ne dispute que 27 matches au total avec les Albicelesti et ne se montre pas décisif (0 but inscrit). Prêté dès la saison suivante au FC Barcelone, il y retrouve ses sensations mais n’est pas conservé par les Blaugranas. La Lazio, confrontée a des difficultés financières, décide de s’en séparer. Mendieta part finalement s’enterrer à Middlesbrough en 2003. Il y poursuivra sa carrière dans l’anonymat avant de prendre sa retraite en 2008.


Veron-ManU Les plus gros flops financiers de l'histoire du football

Juan Sebastian Veron (2001, 42.6 millions d’euros)

Star incontestée en Italie, le milieu argentin se laisse convaincre par le projet d’Alex Ferguson et rejoint Manchester United à l’issue de la saison 2000-2001.  La Brujita ne justifiera jamais ce transfert exorbitant. Souvent blessé et auteur de performances en demi-teinte, Veron souffre en Premier League et y réalise deux saisons mitigées. Il se montre heureusement plus à son avantage en Champions League et tape dans l’œil de Chelsea qui décide de le recruter en 2003. Pour 18 millions d’euros, il devient un Blue. Pour Manchester United le manque à gagner est considérable vu son prix d’achat, mais ce transfert ne sera pas une si mauvaise opération vu que Veron ne se montrera pas non plus à la hauteur avec Chelsea et sera envoyé en prêt à l’Inter Milan en 2004.


samuel-real Les plus gros flops financiers de l'histoire du football

Walter Samuel (2004, 27 millions d’euros)

Désireux de renforcer une défense chancelante, le Real Madrid enrôle le pilier défensif de l’AS Roma pour 27 millions d’euros faisant de lui l’un des défenseurs les plus chers de l’histoire à l’époque. Malheureusement Samuel ne se montrera pas aussi décisif avec les Merengues. Il apparaît fébrile, peu rassurant et devient l’une des têtes de turc de la presse spécialisée. Celui qui fut le premier défenseur de l’ère galactique n’a jamais confirmé et retrouvera l’Italie dès la fin de la saison suite à son transfert à l’Inter Milan. Avec les Nerazzurri, il retrouvera son niveau et constituera avec Lucio l’une des charnières centrales les plus sures d’Europe.


Woodgate-Real-Madrid Les plus gros flops financiers de l'histoire du football

Jonathan Woodgate (2004, 22 millions d’euros)

Recruté blessé par le Real Madrid à la surprise générale, Jonathan Woodgate restera dans l’histoire du club comme l’une des pires recrues. Après une saison blanche, il effectue des débuts fracassants en septembre 2005 en marquant…contre son camp et en étant expulsé. Incapable de s’imposer avec les Merengues, il ne dispute que 14 rencontres toutes compétitions confondues avant d’être envoyé en prêt à Middlesbrough en août 2006. Certainement un des pires rapports qualité/prix madrilènes.


shevchenko-chelsea Les plus gros flops financiers de l'histoire du football

Andriy Shevchenko (2006, 43,78 millions d’euros)

Après avoir tout gagné avec le Milan AC, Sheva décide de changer d’air et s’engage avec Chelsea à l’intersaison 2006. Ce qui semblait être un bon choix va tourner à la Bérézina pour l’attaquant ukrainien. Oubliés ses 175 buts en 322 matches avec les Rossoneri, Shevchenko a du mal face aux rugueuses défenses de Premier League et est totalement supplanté par son partenaire d’attaque Didier Drogba. Face à la réussite du goleador ivoirien, Sheva fait pâle figure (4 buts en Premier League lors de sa première saison avec les Blues). Lors de la saison suivante, il perd sa place de titulaire (5 buts pour 17 apparitions en Premier League) et est finalement prêté au Milan AC en 2008. L’expérience ne sera pas concluante (il n’inscrira pas le moindre but en Serie A) et il sera finalement transféré au Dynamo Kiev en 2009.


Robinho-ManCity Les plus gros flops financiers de l'histoire du football

Robinho (2008, 42,5 millions d’euros)

Au sortir d’une très bonne saison avec le Real Madrid, Robinho décide de quitter la Casa Blanca pour Manchester City. Motif de ce divorce inattendu, une revalorisation salariale réclamée par le brésilien à laquelle les dirigeants madrilènes n’ont pas donné suite. Toutefois, cette signature dans ce qui était alors une équipe très moyenne de Premier League surprend. Ses débuts sont tout de même prometteurs, mais très vite Robinho s’enlise et connait une fin de saison compliquée. L’exercice suivant sera tout simplement décevant (il restera muet en 10 matches en Premier League). Dès l’ouverture du mercato hivernal 2010, il est expédié en prêt à Santos, son club formateur. Il rejoindra par la suite le Milan AC où, après une première année réussie, il retombe dans ses travers. Encore lié aux Rossoneri, Robinho aura fort à faire pour retrouver son statut.


Kaka-Real Les plus gros flops financiers de l'histoire du football

Kaka (2009, 65 millions d’euros)

Étincelant avec le Milan AC, l’artiste brésilien rejoint le Real Madrid en grandes pompes en 2009 pour 65 millions d’euros. Malheureusement le Ballon d’Or 2007 ne parvient pas à trouver ses marques avec les Merengues. Entre méformes et pépins physiques, son séjour dans la capitale madrilène est des plus décevants. Auteur de performances en dents de scie, il finit par perdre sa place de titulaire et devient simple remplaçant. Avec 29 buts et 32 passes décisives en 120 apparitions ses quatre saisons avec le Real Madrid n’ont certes pas été foncièrement mauvaises, mais on en attendait largement plus d’un joueur ayant coûté autant. De retour au Milan AC en 2013, il y a réalisé une saison assez correcte. Toutefois Kaka poursuivra sa carrière en MLS avec Orlando City SC en 2015. En attendant, il finira la saison en prêt à São Paulo son club formateur.


dmitro-chygrynskiy-fc-barcelona Les plus gros flops financiers de l'histoire du football

Dmytro Chygrynskiy (2009, 25 millions d’euros)

Impressionnant avec le Shakhtar Donetsk, Chygrynskiy est engagé par le FC Barcelone pour renforcer l’arrière-garde des Blaugranas. En concurrence avec Gerard Piqué, Rafael Marquez et l’emblématique Carles Puyol, il ne parvient pas à faire son trou au sein de la défense barcelonaise.  Pour ne rien arranger, il se montre décevant les rares fois où il est aligné. L’aventure tournera court (12 matches de Liga) et il retournera au Shakhtar Donetsk dès la fin de la saison. Au total, il n’a disputé que 851 minutes avec le FC Barcelone. Pour 25 millions d’euros, c’est plus que cher payé.


Yoann-Gourcuff Les plus gros flops financiers de l'histoire du football

Yoann Gourcuff (2010, 22 millions d’euros)

Débauché à grands frais de Bordeaux, arrive chez les Gones avec un statut de superstar. L’ancien milanais ne parviendra cependant pas à s’affirmer avec Lyon. Handicapé par des blessures récurrentes, sa baisse de régime entrevue lors de sa dernière saison bordelaise se confirme dès sa première année lyonnaise. Il n’inscrit que 4 buts et ne signe que 5 passes décisives lors de sa première saison. La suite sera encore moins probante. Abonné à l’infirmerie, Gourcuff n’a plus joué plus de 30 matchs par saison depuis trois ans. Et lorsqu’il est opérationnel, il ne brille pas particulièrement. Quoi qu’il en soit, il restera à jamais une mauvaise opération financière pour l’Olympique Lyonnais, quoiqu’en dise ses dirigeants.


Fernando-Torres Les plus gros flops financiers de l'histoire du football

Fernando Torres (Janvier 2011, 58 millions d’euros)

Irrésistible avec les Reds, Fernando Torres est enrôlé au prix fort par Chelsea lors du mercato 2011. Certes, il s’était montré moins en verve lors de la première moitié de saison avec Liverpool (9 buts en Premier League tout de même), mais personne ne pouvait imaginer une telle baisse de niveau. En effet, El Niño n’est plus que l’ombre du joueur qu’il fut. En manque de confiance, peu décisif, d’une maladresse qu’on ne lui connaissait pas, Fernando Torres est devenu l’objet des railleries de nombreux fans de football. Toujours sous contrat avec les Blues, il espère enfin justifier la somme investie sur lui. Pour l’heure, il est dans toutes les mémoires pour avoir dépassé la barre des 24 heures de jeu sans inscrire le moindre but.


andy_carroll_getty Les plus gros flops financiers de l'histoire du football

Andy Carroll (Janvier 2011, 41 millions d’euros)

Recruté par les Reds pour succéder à Fernando Torres, Andy Carroll va complètement se diluer sous les couleurs liverpuldiennes et ne réussira qu’à s’attirer les moqueries. Sa première saison complète avec les Reds fut un échec retentissant (9 buts en 47 matches toutes compétitions confondues). Inefficace au possible, il souffre de la comparaison avec Luis Suarez qui dans le même temps fait feu de tout bois. Dès l’intersaison 2012, il est prêté à West Ham United où il sera finalement transféré en 2013. Auteur de 11 malheureux buts en 58 apparitions avec Liverpool, Carroll est devenu l’archétype du flop liverpuldien. Dire qu’il était sur une série de 11 réalisations en 19 matches avec Newcastle avant de débarquer sur les bords de la Mersey.


Javier-Pastore Les plus gros flops financiers de l'histoire du football

Javier Pastore (2011, 42 millions d’euros)

A la recherche d’une star pour marquer son basculement dans une nouvelle dimension, le Paris Saint-Germain s’attache les services du milieu offensif argentin de Palerme pour 42 millions d’euros. Certes le joueur sort d’une saison réussie, mais le montant de son transfert est clairement prohibitif. Critiqué pour son style de jeu faussement nonchalant, Pastore réalisera tout de même une bonne première saison sur le plan comptable (13 buts et 6 passes décisives en 33 matches de Ligue 1). Mais il apparaît rapidement qu’il ne sera jamais le leader attendu. Le Paris Saint-Germain enregistre une vague d’arrivées et il est progressivement mis en retrait (il a été utilisé à 23 reprises la saison passée, essentiellement comme remplaçant, et n’a inscrit qu’un seul but en Ligue 1 et seulement trois toutes compétitions confondues). Devenu remplaçant, voire joueur de complément, l’avenir parisien de Pastore est en pointillés. Un transfert n’est pas à exclure d’ici la fin du marché des transferts.

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