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Groupe H, le bilan

Ils en ont rêvé et ils l’ont fait. Pour sa quatrième participation au mondial, l’Algérie a enfin réussi à s’extirper des poules et découvrira les huitièmes de finales pour la première fois de son histoire. Dans un groupe qui comptait parmi les plus faibles et les moins attrayants du tournoi (avouons-le), les Fennecs ont du batailler pour décrocher leur qualification. Trop attentistes lors de leur première rencontre soldée par une défaite contre la Belgique (1-2), ils ont repris du poil de la bête lorsqu’ils se sont enfin décidés à se lâcher. Un changement de philosophie sanctionné par une victoire de prestige sur la Corée du Sud (4-2). Au terme d’un nul obtenu de haute lutte contre la Russie (1-1), l’Algérie s’invite dans le top 16 mondial. Un exploit pour une génération qui a jusque là accumulé les déceptions.

Autre qualifié de la poule, la très (trop?) attendue Belgique. Tête de série de la poule, les belges ont assumé leur statut de favori sans pour autant convaincre. Étincelants en qualification, les hommes de Marc Wilmots ont paru timorés et empruntés, ratant systématiquement leurs premières mi-temps. Menés au score par l’Algérie lors de leur première sortie, les Diables Rouges n’ont du leur salut qu’à leurs remplaçants. Même rengaine lors de la rencontre contre la Russie où la lumière est une fois de plus venue du banc pour un succès étriqué (1-0). Suffisant toutefois pour décrocher son accessit pour le second tour. Les belges terminent ce premier tour sur un autre succès tout aussi laborieux contre la Corée du Sud (1-0).  La manière laisse clairement à désirer mais l’essentiel est fait.

Les deux autres sélections ont elles déçu. La Russie n’a jamais su se hisser à la hauteur de l’évènement. Après un nul heureux contre la Corée du Sud (1-1), les russes n’ont pas su solutionner l’équation belge et se sont inclinés dans les dernières minutes. Maitresse de son destin à la seule condition de triompher de l’Algérie, la formation drivée par le surpayé Fabio Capello n’a pas su tuer le match et a concédé le nul.Pour cette équipe considérablement remaniée depuis le dernier EURO, l’apprentissage continue. Pour Capello par contre c’est un nouveau camouflet. Si sa réputation de tacticien n’est plus à faire en club, le technicien italien éprouve par contre les pires difficultés à transcender ses équipes depuis qu’il dirige des sélections. La fédération russe le laissera t-elle continuer l’aventure? Rien n’est moins sur. Pour ce qui est de la Corée du Sud, il n’y a pas vraiment eu de surprises. Certes les guerriers du matin calme ont fait montre d’un bel état d’esprit, mais c’était insuffisant pour bien figurer dans ce mondial. Avec un nul et deux défaites, la Corée du Sud quitte une fois de plus la coupe du monde au premier tour et reste sur une série de six matches sans victoires. Ce mondial aura surtout permis de constater la classe d’écart entre la zone Asie et les autres confédérations, aucune équipe asiatique n’étant parvenue à se qualifier pour le second tour.

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