Poule A, le bilan
Programmé pour dominer sa poule de la tête et des épaules, le Brésil s’est fait peur, au grand désespoir de ses supporteurs. Peu convaincants dans le jeu, les Auriverde ont dû s’en remettre à la mansuétude de l’arbitrage pour s’extirper du piège croate. En plein marasme offensif, à l’image de Fred, l’ectoplasmique avant-centre titulaire, la Seleçao a heureusement pu compter sur Neymar et Oscar pour faire la décision (3-1). Tenus en échec par un Mexique héroïque (0-0), le pays hôte a cependant validé son ticket pour le second tour à la faveur de son large succès sur le Cameroun (4-1) Sans être transcendant, le Brésil sera au rendez-vous des huitièmes comme prévu et finit en tête de sa poule comme prévu.
La Seleçao sera accompagnée au second tour par le Mexique. Après une qualification plus que ardue, les guerriers aztèques ont retrouvé de l’allant lors de cette phase finale. Après son succès initial face à un Cameroun peu en jambes (1-0), les mexicains s’offrent un nul de prestige contre le Brésil grâce à un Ochoa infranchissable qui n’a eu de cesse de repousser les assauts cariocas. C’est finalement un ultime succès face à de valeureux croates (3-1) qui permet aux partenaires de Rafael Marquez de sortir de la poule. Dommage pour une Croatie qui a fait mieux que se défendre. Peu avantagés par l’arbitrage et par les erreurs de leur gardien Pletikosa lors du premier match, les hommes de Niko Kovac se sont bien repris en triomphant largement d’un Cameroun démobilisé (4-0). Le duel au couteau contre le Mexique a finalement tourné en leur défaveur. Les croates peuvent nourrir quelques regrets, notamment ce match inaugural face à un Brésil peu inspiré.
Une fois n’est pas coutume le Cameroun s’est illustré négativement lors d’une compétition majeure. Outre la désormais traditionnelle grève d’avant-tournoi (pour les sempiternels problèmes de primes), les Lions Indomptables ont étalé à la face du monde leurs querelles internes, leur manque de cohésion et leurs lacunes collectives. Du parcours de la sélection camerounaise on retiendra surtout le carton rouge stupide et incompréhensible d’Alexandre Song ainsi que l’altercation entre Benoit Assou-Ekotto et Benjamin Moukandjo qui ont failli en venir aux mains en plein match. Deux faits qui cachent une forêt d’approximations et une carence rare dans le jeu. En clair, le Cameroun était tout sauf une équipe durant ce mondial. Infestée par la corruption, l’individualisme, les luttes d’intérêt et le laxisme d’une fédération loin d’être blanche, la tanière a exhalé un air irrespirable qui a complètement décrédibilisé l’équipe. Battus d’entrée par le Mexique (0-1), les Lions Indomptables se sont lourdement inclinés contre les Croates (0-4) avant de céder contre un Brésil pas forcement transcendant (1-4). A vrai dire personne ne regrettera ce Cameroun qui n’a au final joué que par intermittences et qui a surtout réussi à se ridiculiser sur tous les plans. Pour ce qui devrait être sa dernière coupe du monde, Samuel Eto’o rêvait certainement d’une meilleure issue.
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