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Groupe B, le bilan

Un petit tour et puis s’en va. Grandissime favorite de cette 20e édition de la coupe du monde, l’Espagne fait ses valises après seulement deux matches. Humiliée d’entrée par des néerlandais revanchards (1-5), la Roja subit la loi des outsiders chiliens (0-2) contre toute attente et se retrouve prématurément éliminée. Incapable de donner du rythme lors de ces deux confrontations, les champions du monde ont été en panne d’idée, d’efficacité, d’énergie et tout simplement d’envie. Vicente Del Bosque le sélectionneur s’est plus ou moins fait hara-kiri en ne renouvelant pas suffisamment son ossature. Son équipe comptait trop de joueurs en fin de cycle (Xavi, Fernando Torres, Casillas…) ou hors de forme, épuisés par une trop longue saison . Confrontée à la faillite de ses cadres, la formation ibérique a sombré corps et biens. Le succès en point d’orgue face à l’Australie (3-0) ne changera rien à cette impression de gâchis. La sélection espagnole ne fera pas l’économie d’une révolution si elle entend rebondir.

 A l’inverse des champions du monde espagnols, les Pays-Bas ont bousculé leurs certitudes passées. Échaudés par leur piteux EURO 2012, les Oranje se sont présentés avec une formation fortement rajeunie au sein de laquelle Robben, Van Persie, Sneijder et Nigel De Jong font office de tauliers. Si le jeu s’est avéré moins flamboyant que de coutume, la solidarité et l’efficacité défensive ont été au rendez-vous. Parfaitement lancés par leur entame réussie face à l’Espagne, les hommes de Van Gaal ont composté leur ticket dès le deuxième match contre l’Australie (3-2) avant de s’assurer la première place du groupe en venant à bout du Chili (2-0).

Présenté comme l’éventuel trouble-fête de la poule, le Chili a épousé son rôle à la perfection en s’adjugeant la deuxième place qualificative. Vainqueurs logiques de l’Australie, les coéquipiers d’Arturo Vidal et Alexis Sanchez ont créé la sensation en éliminant l’Espagne. S’ils n’ont pu défaire les Pays-Bas dans une dernière opposition très tactique, les joueurs chiliens ont tout de même fait forte impression et risquent de poser pas mal de soucis à leur futurs adversaires.

Petit poucet du groupe, l’Australie quitte le mondial avec trois défaites en autant de matches. Et pourtant les coéquipiers de Tim Cahill (très en jambes d’ailleurs) ont chèrement vendu leur peau. Mais trop limités pour prétendre à une qualification, les Socceroos rentrent au pays malgré des performances plus que correctes. La dure loi du sport.

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