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Les meilleurs steals de draft (2e partie, années 90)

Lorsque on évoque les drafts NBA on s’intéresse le plus souvent aux premiers choix et aux joueurs n’ayant pas réussi à faire leur trou dans la grande ligue. On se polarise plus rarement sur les bonnes pioches, ces joueurs peu, voire pas attendus qui finalement s’avèrent être de très bons éléments, bien au-dessus du niveau auquel ils étaient attendus. Ces « steals » comme on les appelle squattent les dernières places des drafts et parviennent au talent et à l’abnégation à faire leur trou dans la ligue et parfois même à devenir des joueurs majeurs. C’est à ces joueurs-là que nous nous intéressons au travers de ce dossier. Leur point commun est d’avoir été sélectionnés dans les dernières places ou les tours suivants de draft. Mésestimés par les scouts, bénéficiant de peu de hype du fait d’avoir effectué leur cursus NCAA dans d’obscures universités ou tout simplement victimes de leur réputation, ces délaissés ont laissés à leur façon leur empreinte dans la ligue ou dans une moindre mesure dans certaines Franchises.


Toni-Kukoc Les meilleurs steals de draft (2e partie, années 90)

Toni Kukoc (Draft 1990) 29e choix par les Chicago Bulls

Après une énorme année 1990 où il a tout gagné en Europe et auréolé d’un titre de champion du monde obtenu avec la Yougoslavie, Toni Kukoc se présente à la draft. A l’image de la plupart des joueurs européens avant lui, il est mésestimé par les scouts et n’est finalement sélectionné qu’au second tour par les Chicago Bulls. Comme Sabonis ou Petrovic avant lui, il reste en Europe quelque temps. Ce n’est qu’à l’orée de la saison 1993-1994 qu’il rejoint enfin les Bulls. Barré par Scottie Pippen au poste 3 et Horace Grant au poste 4, l’ailier polyvalent (il était également capable d’évoluer au poste de pivot et à celui d’arrière) doit se résoudre a endosser un rôle en sortie de banc. Sa première saison est convaincante (10,9 points, 4 rebonds, 3,4 passes décisives) et lui vaut une nomination dans la All Rookie Second Team. Après le départ de Horace Grant à Orlando, il devient starter.

Le retour de Michael Jordan puis l’arrivée de Dennis Rodman va le ramener sur le banc. Phil Jackson le juge plus décisif pour l’équipe dans un rôle de sixième homme. Kukoc s’acquittera de ce rôle à la perfection et deviendra le meilleur sixième homme de la ligue en 1996. A la fin de la saison il est sacré champion avec les Bulls. Deux autres titres et des performances de choix (il est le troisième meilleur scoreur de l’équipe derrière l’intouchable Jordan et Pippen) viendront enrichir un palmarès déjà bien fourni. Après la deuxième retraite de His Airness, les Bulls détruisent leur effectif pour anticiper le vieillissement des cadres. Kukoc est intronisé leader offensif. Enfin titularisé il sortira sa meilleure saison NBA (18,8 points, 5,4 rebonds, 5,2 passes décisives) mais ne pourra empêcher les Bulls, trop limités, de squatter les profondeurs du classement. Il débute la saison suivante sur les mêmes bases avant d’être transféré chez les Philadelphia Sixers en cours de saison. Lors de la saison 2000-2001 il réalise ses pires statistiques avec les Sixers qui préfèreront s’en dessaisir. Il est de nouveau tradé en cours de saison. Les Atlanta Hawks le récupèrent. Après une bonne demi-saison, sa moyenne de points retombe. Il est de nouveau transféré en fin de saison chez les Milwaukee Bucks où il terminera sa carrière.

Stats en carrière: 11,6 points, 4,2 rebonds, 3,7 passes décisives par match.


Antonio-Davis Les meilleurs steals de draft (2e partie, années 90)

Antonio Davis (Draft 1990) 45e choix par les Indiana Pacers

Issu d’une université peu en vue (UTEP, la fac d’El Paso, Texas), Antonio Davis est limite un inconnu quand il se présente à la draft 1990. Snobé par les scouts c’est seulement au deuxième tour qu’il trouve preneur. Déçu, il préfère rejoindre l’Europe pour y débuter sa carrière au Panathinaikos. Après deux saisons en Grèce, il rejoint l’Italie et le Philips Milano pour une saison. Au terme de la saison 1993, il revient en NBA. Les Pacers lui offrent une nouvelle chance. Six saisons durant il s’y épanouira comme sixième homme, apportant points et rebonds en sortie de banc. En 1999, il est cédé aux Toronto Raptors. Au Canada, il devient enfin starter et enchaîne les saisons à plus de dix points dans l’ombre de Vince Carter. Ses bonnes performances lui valent une sélection All Star en 2001. Le jugeant trop âgé (35 ans), les Raptors le transfèrent chez les Chicago Bulls en pleine saison 2003-2004. Il est l’un des artisans du retour des Bulls en playoffs la saison suivante. Il est cependant inclus dans le package qui envoie Eddy Curry à New York. Il n’y finira cependant pas la saison et retournera chez les Raptors finir sa carrière.

Stats en carrière: 10 points, 7,5 rebonds, 1 contre par match.


Cedric-Ceballos Les meilleurs steals de draft (2e partie, années 90)

Cedric Ceballos (Draft 1990), 48e choix par les Phoenix Suns

A l’image de beaucoup de candidats à la draft, Cedric Ceballos paie le fait d’avoir fait son cursus dans une fac peu prestigieuse (California State University de Fullerton). Ignoré de presque tous, ce n’est qu’en fin de second tour que les Phoenix Suns le retiennent. Après deux premières saisons de rodage où il fera plus parler de lui pour sa victoire au Slam Dunk Contest 1992, il tire partie du départ de Xavier McDaniel à New York pour s’imposer à l’aile et passer la barre des 10 points de moyenne. Malheureusement une fracture de fatigue lui fait manquer la majeure partie des finales contre les Bulls. La saison suivante, il devient une des armes offensives de l’équipe. Avec les arrivées de Danny Manning et Wayman Tisdale, l’horizon se bouche pour lui et il est transféré chez les Los Angeles Lakers, son club de cœur en 1994. Son impact est immédiat. Il gagne ses galons de titulaire et réalise sa meilleure saison (21,7 points, 8 rebonds) et décroche une convocation pour le match des étoiles. Il ne pourra cependant pas tenir sa place à cause d’une blessure au pouce. Mais qu’importe, les Lakers vont en playoffs et Ceballos en est le métronome. La belle histoire ne durera que deux saisons et poussières. En janvier 1997, il est renvoyé à Phoenix. Il y prête main-forte à un Kevin Johnson trop esseulé au scoring. En février 1998, il est de nouveau tradé, cette fois chez les Dallas Mavericks pour deux saisons et demie où il tournera à 16,1 points de moyenne. En 2000 il est expédié chez les Detroit Pistons . Il n’y passera que quelques mois avant de rallier le Miami Heat. Retombé à moins de sept points de moyenne pour la première fois de sa carrière et en surpoids. Il est libéré. De sa carrière, on retiendra surtout ses talents offensifs et son passage aux Lakers où il fut le meilleur marqueur deux saisons durant. Pas mal pour un joueur jugé trop petit pour faire carrière comme ailier et éternel sous-estimé.

Stats en carrière: 14,3 points, 5,3 rebonds et 1,2 passes décisives.


Latrell-Sprewell Les meilleurs steals de draft (2e partie, années 90)

Latrell Sprewell (Draft 1992) 24e choix par les Golden State Warriors

Alors que les supporteurs et observateurs s’attendaient à ce que les Warriors, limités dans le secteur intérieur, retiennent un pivot, ils ont la surprise d’apprendre que la Franchise californienne a choisi de s’attacher les services d’un shooting guard quasi-inconnu. Il faut dire que le joueur de l’University of Alabama n’était même pas l’un des deux meilleurs de sa fac et qu’il a commencé le basket de haut niveau seulement en terminale. Dès sa saison rookie, Spree fait taire les critiques en plafonnant à 15,4 points de moyennes couplés à une implication défensive salutaire. Il est logiquement nominé dans la All Rookie Second Team 1993. Sa saison sophomore est une réussite complète. Sprewell prend les commandes du scoring de cette équipe fragilisée par les blessures de Chris Mullin et Tim Hardaway. Il dispute l’intégralité de la saison comme titulaire et culmine à 21 points de moyenne. Mieux il est nominé au All Star Game et élu dans la All-NBA First Team et la All-Defensive Second Team. Ses quatre saisons suivantes chez les Warriors seront tout aussi abouties en dépit de son caractère fantasque. L’aventure se terminera en haut de boudin. Pour avoir étranglé son coach PJ Carlesimo, il est suspendu pour 82 matchs (sanction ramenée à 68 rencontres) et est transféré chez les New York Knicks par la suite. A New York, il retrouve vite ses sensations et continue de planter (17,9 points de moyenne) dans une équipe candidate au titre. Il y restera cinq saisons avant d’être envoyé chez les Minnesota Timberwolves où il part prêter main-forte à Kevin Garnett. Après une première saison à 16,8 points de moyenne, il refuse une prolongation de contrat et livre par la suite la moins bonne saison de sa carrière (12,8 points tout de même). Au total Latrell Sprewell compte quatre sélections All Star en plus de ses distinctions obtenues lors de ses premières années chez les Warriors.

Stats en carrière: 18,3 points, 4,1 rebonds et 4 passes décisives de moyenne.


sam-cassell Les meilleurs steals de draft (2e partie, années 90)

Sam Cassell (Draft 1993) 24e choix par les Houston Rockets

Bien que convaincant avec Florida State University, les Franchises ne se bousculent pas vraiment pour retenir Sam Cassell. Il ne sera finalement drafté qu’en 24e position par les Houston Rockets. Un mal pour un bien vu que le jeune meneur devient champion dès son année rookie, prenant même activement part au sacre des Rockets. La saison suivante il ajoute une deuxième bague à son palmarès. Il restera une saison de plus dans le Texas avant d’être envoyé chez les Phoenix Suns à la faveur du trade qui fit venir Charles Barkley à Houston. Il n’y demeurera qu’une saison avant de rebondir chez les Dallas Mavericks puis chez les New Jersey Nets. Entretemps sa moyenne de points s’est améliorée (il inscrira au moins 12 points de moyenne jusqu’à l’avant-dernière saison de sa carrière). En cours de saison 1998-1999, il est expédié chez les Milwaukee Bucks. En 2003-2004, il rallie les Minnesota Timberwolves où il réalisera sa meilleure saison statistique (19,8 points de moyenne). Aux côtés de Kevin Garnett, il hisse les Timberwolves en finale de conférence. La même année il reçoit une convocation pour le All Star Game et est nommé dans la All-NBA Second Team. Il ne restera cependant que deux saisons dans le Minnesota. Il est de nouveau tradé, cette fois aux Los Angeles Clippers. En 2008, les Boston Celtics s’attachent ses services comme scoreur en sortie de banc. A 38 ans il prête main-forte au Big Three (Pierce-Garnett-Payton) et contribue activement au sacre des C’s. Avec une moyenne de 6 passes décisives, Cassell fait partie des cinquante meilleurs passeurs de l’histoire de la ligue.

Stats en carrière: 15,7 points, 6 passes décisives et 3,2 rebonds de moyenne.


Nick-Van-Exel Les meilleurs steals de draft (2e partie, années 90)

Nick Van Exel (Draft 1993) 37e choix par les Los Angeles Lakers

Lorsque les Los Angeles Lakers utilisent leur pick du second tour pour s’attacher les services de Nick Van Exel, ils ne se doutaient sans doute pas que le meneur des Cincinnati Bearcats  seraient un des éléments-clés de leur effectif. Dès sa première saison, il s’impose comme titulaire dans cette équipe à la recherche d’un successeur à Magic Johnson. Son année rookie est de toute beauté (13,6 points, 5,8 passes décisives). Lors de sa saison sophomore, il devient l’un des membres éminents de l’équipe aux côtés de Vlade Divac, Eddie Jones puis Cedric Ceballos. Les Lakers ne sont pas candidats au titre, mais l’équipe est de nouveau en playoffs. Van Exel y brillera (20 points, 7,3 passes de moyenne.) Lorsque Shaq O’Neal et Kobe Bryant sont engagés, Van Exel est l’un des rares à conserver sa place dans l’équipe. Cependant le caractériel meneur sera poussé vers la sortie à cause de ses relations froides avec les deux stars mais aussi Derek Fisher son back-up et le coach Del Harris. En 1998, il est donc envoyé chez les Denver Nuggets, une des pires équipes de l’époque, et ce malgré son statut de All Star. Dans le Colorado il garde de bonnes sensations (17,7 points et 8,4 passes décisives de moyenne) mais les Nuggets ne décollent pas. Finalement il est de nouveau tradé en 2002 et rejoint les Dallas Mavericks. Plus en retrait chez les Mavs, sa moyenne de points baisse légèrement, mais il s’avère toujours décisif dans les moments-clés où son adresse fait la différence. En 2003, il est expédié chez les Golden State Warriors avec lesquels il réalise sa saison la moins aboutie (12,6 points et 5,3 passes décisives de moyenne). Sa fin de carrière sera marquée par des piges chez les Portland Trail Blazers puis les San Antonio Spurs. Ce passeur et shooteur de talent injustement sous-estimé lors de la draft s’est finalement avéré être un des joueurs les plus décisifs de sa promotion.

Stats en carrière: 14,4 points, 6,6 passes décisives, 2,9 rebonds de moyenne.


Michael-Finley Les meilleurs steals de draft (2e partie, années 90)

Michael Finley (Draft 1995) 21e choix par les Phoenix Suns

Sélectionné en seulement 21e position par les Phoenix Suns, Michael Finley s’impose comme titulaire dès sa première saison (15 points de moyenne et plus de 1000 points inscrits). Il est logiquement nommé dans la All Rookie First Team. Il démarre sa deuxième saison sur les mêmes bases mais est transféré chez les Dallas Mavericks en cours de saison. Aux côtés de Steve Nash et Dirk Nowitzki, il réalise des cartons offensifs (cinq saisons d’affilée à plus de 20 points). En 2000 et en 2001, il participe aux All Star Game. Homme de base des Mavs aux côtés de l’Allemand, il est cependant libéré de son contrat en 2005. Il décide alors de rebondir chez les San Antonio Spurs. Il y devient le back-up de Manu Ginobili. Conséquence, sa production baisse considérablement (10,1 points de moyenne lors de sa première saison). La saison suivante, il remporte le titre. Il restera chez les Spurs jusqu’en 2010 avant d’effectuer une dernière pige chez les Boston Celtics.

Stats en carrière: 15,7 points, 4,1 rebonds, 2,9 passes décisives de moyenne.


stephen-jackson Les meilleurs steals de draft (2e partie, années 90)

Stephen Jackson (Draft 1997) 43e choix par les Phoenix Suns

C’est en tant que lycéen que Stephen Jackson se fait remarquer. Promis à un bel avenir, il est cependant éjecté de l’université de l’Arizona à cause de ses mauvaises notes. Il rebondit à Butler mais n’y dispute pas la moindre rencontre. Il décide alors de se présenter à la draft. Desservi par son absence d’expérience NCAA et par son année blanche, il n’est retenu qu’au second tour. Les Phoenix Suns ne croient pas spécialement en lui et le libèrent avant qu’il ne puisse faire ses débuts. Il rebondit en CBA chez les La Crosse Bobcats avant de prendre la direction de l’Australie où il évolue avec les Sydney Kings. Il portera ensuite les couleurs des Marinos de Oriente (Venezuela), de San Carlos (République Dominicaine) de Fort Wayne Fury (CBA) et de Pueblo Nuevo (République Dominicaine). Ce n’est qu’en 2000 qu’il fait ses débuts en NBA avec les New Jersey Nets (8,2 points de moyenne). Dès la saison suivante il rejoint les San Antonio Spurs avec lesquels il remportera le titre en 2003. On le retrouvera ensuite chez les Atlanta Hawks puis chez les Indiana Pacers à partir de 2004. Il y effectuera deux saisons à plus de 18 poins de moyenne et une autre à plus de 16. En 2007, il s’engage avec les Golden State Warriors où il passe quatre ans. Son périple se poursuit chez les Charlotte Bobcats (avec 21,1 et 18,5 points, il y réalise ses meilleures saisons aux points marqués), les Milwaukee Bucks, de nouveau les Spurs et enfin les Los Angeles Clippers qu’il a rejoint il y a quelques mois. Il est à ce jour l’un des meilleurs role players de la ligue.


Rashard-Lewis Les meilleurs steals de draft (2e partie, années 90)

Rashard Lewis (Draft 1998) 32e choix par les Seattle Supersonics

Lycéen prometteur (il a été élu Mr. Basketball USA, équivalent de MVP pour les lycéens), Rashard Lewis choisi de zapper la case NCAA et se présente directement à la draft. Seul problème, il n’a pas convaincu les scouts qui préfèrent miser sur des éléments plus expérimentés. Ce n’est qu’au deuxième tour qu’il est retenu par les Seattle Supersonics (il fut d’ailleurs le dernier appelé des quinze occupants de la green room). Ses deux premières saisons à Seattle furent délicates. C’est lors de sa troisième année qu’il s’impose enfin (14,8 points, 6,9 rebonds). Par la suite il devient l’un des atouts offensifs majeurs des Sonics aux côtés de l’emblématique Gary Payton et de Vin Baker, tournant à plus de 17 points de moyenne par saison. Le départ des deux stars et l’arrivée de Ray Allen le responsabilise encore plus et il s’impose comme la deuxième option offensive de l’équipe et est convoqué pour la première fois de sa carrière au All Star Game en 2005. En 2007, il s’offre un nouveau défi en rejoignant les Orlando Magic. Il y devient le lieutenant de Dwight Howard. Sa production baisse saison après saison mais il demeure précieux, même si son contrat exorbitant fait jaser (Il est tout de même All Star en 2009). En 2011, il est échangé avec Gilbert Arenas et envoyé chez les Washington Wizards. Son passage dans la capitale fédérale est anecdotique au regard de ses saisons précédentes. Il passe sous la barre des 10 points et est finalement libéré. En 2012, il signe avec le Miami Heat où il évolue encore aujourd’hui comme joueur en sortie de banc.


manu-ginobili-layup Les meilleurs steals de draft (2e partie, années 90)

Manu Ginobili (Draft 1999) 57e choix par les San Antonio Spurs

Anonyme joueur du Viola Reggio Calabria, modeste club de deuxième division italienne, l’argentin Manu Ginobili est loin d’avoir le profil attendu pour une draft. Et pourtant il aura tout de même sa chance, retenu en avant-dernière position du second tour par les San Antonio Spurs. Un pick qui va s’avérer être une des meilleures opérations de ces dernières années. Ginobili ne rejoint pas tout de suite la Franchise texane, continuant à faire ses gammes en Europe. Lorsqu’il arrive à San Antonio en 2002 après avoir fait ses preuves en Euroleague, il se fait rapidement une place dans la rotation et est nommé dans la All Rookie Second Team. En prime, il remporte son premier titre de champion en 2003. Les saisons suivantes, il explose définitivement. Aux côtés de Tim Duncan et de Tony Parker, il est devenu l’un des hommes-clés de la formation de Gregg Popovich. Aussi précieux comme starter qu’en sortie de banc, il est actuellement l’un des meilleurs joueurs NBA en activité. Double All Star (2005 et 2011), triple champion NBA (en 2003, 2005 et 2007), il a également été élu meilleur sixième homme en 2008 et compte deux nominations dans la All NBA Third Team (2008 et 2011). Shooteur de talent, excellent intercepteur, sa légende continue de s’écrire avec une équipe qui bien que jugée vieillissante continue de squatter les premières places du classement.

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