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Les meilleurs steals de draft (Années 80)

Lorsque on évoque les drafts NBA on s’intéresse le plus souvent aux premiers choix et aux joueurs n’ayant pas réussi à faire leur trou dans la grande ligue. On se polarise plus rarement sur les bonnes pioches, ces joueurs peu voire pas attendus qui finalement s’avèrent être de très bons éléments, bien au-dessus du niveau auquel ils étaient attendus. Ces « steals » comme on les appelle squattent les dernières places des drafts et parviennent au talent et à l’abnégation à faire leur trou dans la ligue et parfois même à devenir des joueurs majeurs. C’est à ces joueurs-là que nous nous intéressons au travers de ce dossier. Leur point commun est d’avoir été sélectionnés dans les dernières places ou les tours suivants de draft. Mésestimés par les scouts, bénéficiant de peu de hype du fait d’avoir effectué leur cursus NCAA dans d’obscures universités ou tout simplement victimes de leur réputation, ces délaissés ont laissés à leur façon leur empreinte dans la ligue ou dans une moindre mesure dans certaines Franchises.

Pour plus de clarté, ce dossier vous sera proposé en trois parties, chacune couvrant une décennie à compter de 1980. Nous commençons donc ce tour d’horizon avec les années 80.


Ruland-Sixers Les meilleurs steals de draft (Années 80)
Jeff Ruland avec le maillot des Sixers

Jeff Ruland (Draft 1980) 25e choix par les Golden State Warriors, transféré aux Washington Bullets

Atout offensif numéro 1 des Iona Gaels lors de la saison 1979-1980, Jeff Ruland se présente à la draft dès la fin de saison. Malheureusement pour lui, le statut plus que modeste des Gaels ne plaide pas en sa faveur et l’intérieur est snobé par la plupart des Franchises. C’est finalement au second tour (Il n’y avait que 23 picks par tour à l’époque) que les Warriors le sélectionnent avant de le céder aux Washington Bullets dès le soir de la draft. Ses débuts en NBA seront retardés d’un an vu que Ruland préfère s’aguerrir une saison au FC Barcelone avant de revenir dans la grande ligue.

Dès sa première saison dans la capitale fédérale, il tourne à 14,4 points et 9,3 rebonds de moyenne. Il est logiquement nominé dans la All-Rookie First Team à l’issue de l’exercice 1982. Lors de ses quatre saisons suivantes avec les Bullets, il ne sera jamais en dessous des 19 points et 10 rebonds. Il prendra même part au All Star Game en 1984. Les deux dernières saisons à Washington seront cependant délicates. Fragilisé par une blessure au pied dont il a du mal à se remettre, il joue peu et est finalement transféré aux Philadelphia Sixers en 1986. Il n’y disputera que 5 rencontres et sera contraint de mettre sa carrière en suspens pour panser ses blessures.

Après cinq ans sans jouer, il tente, à 33 ans, un come-back avec les Sixers en 1991. Là encore une blessure au tendon d’Achille viendra mettre prématurément un terme à sa saison. Il reviendra la saison suivante pour 11 matches anecdotiques avant de se retirer définitivement.

Stats en carrière: 17,4 points, 10,2 rebonds, 3 passes décisives par match.


larry_nance_dunk Les meilleurs steals de draft (Années 80)

Larry Nance (Draft 1981) 20e choix par les Phoenix Suns

Sélectionné en fin de premier tour par les Phoenix Suns, Larry Nance s’imposera dans le roster de la Franchise de l’Arizona dès sa deuxième saison (16,7 points, 8,7 rebonds). Plus jamais sa moyenne de points ne sera en-dessous de 16 points durant les six saisons et demie qu’il passera à Phoenix. En outre, Nance participe au All Star Game en 1985 et remporte le tout premier Slam Dunk Contest organisé en 1984.

En 1988, il est transféré aux Cleveland Cavaliers où sa carrière prend une nouvelle dimension. Larry Nance deviendra une des stars de la Franchise de l’Ohio. Sa moyenne de points demeure supérieure à 15 et il a en plus ajouté à sa palette une solidité défensive qui lui vaudra une nomination dans la All Defensive First Team en 1989 et deux dans la All Defensive Second Team en 1992 et 1993. Jusqu’à sa retraite, il sera le meilleur contreur de la ligue hors pivots avec 2,2 blocks de moyenne. Il compte également deux autres convocations au All Star Game (1989 et 1993). Son numéro 22 a depuis été retiré par les Cavaliers.

Stats en carrière: 17,1 points, 8 rebonds, 2,2 contres par match.


Eddie-Johnson-Kings Les meilleurs steals de draft (Années 80)

Eddie Johnson (Draft 1981) 29e choix par les Kansas City Kings

En dépit de bonnes saisons avec les Illinois Fighting Illini, Eddie Johnson ne convainc pas les Franchises NBA et n’est sélectionné qu’au deuxième tour par les Kings alors basés à Kansas City. Après une première saison de rodage (9,3 points de moyenne), il devient l’un des atouts offensifs des Kings dès sa saison sophomore. Sa moyenne de points baisse légèrement après la relocalisation de la Franchise à Sacramento en 1985 mais il demeure précieux (18,7 points tout de même).

En 1987, il est transféré aux Phoenix Suns où il s’épanouit dans un rôle de sixième homme (Meilleur sixième homme de la ligue en 1989). Il rejoindra ensuite les Seattle Supersonics lors de la saison 1990-1991 puis les Charlotte Hornets en 1993. A 35 ans, il traverse l’atlantique pour une pige à l’Olympiakos avant de revenir en NBA en 1995 aux Indiana Pacers puis aux Houston Rockets avant de prendre une retraite méritée à 39 ans. Il compte 17 saisons au sein de la grande ligue. Pas mal pour un choix au second tour voué à jouer les utilités et devenu au fil des saisons un des meilleurs joueurs en sortie de banc de son époque.

Stats en carrière: 16 points, 4 rebonds et 2,1 passes décisives par match.


danny-ainge-celtics Les meilleurs steals de draft (Années 80)

Danny Ainge (Draft 1981) 31e choix par les Boston Celtics

Plus connu comme dirigeant (il est le GM des Boston Celtics depuis 2003), Danny Ainge a cependant été un bon joueur, comptant deux titres de champions avec les Celtics (1984 et 1986). Il compte même une nomination au All Star Game (1988). Et pourtant rien ne fut facile pour l’ancienne star de BYU qui fit carrière dans le baseball avant de s’inscrire à la draft. Sélectionné par les Celtics au deuxième tour de la draft 1981, il y évoluera un peu plus de sept saisons. Ce n’est que lors de sa quatrième année avec la Franchise du Massachusetts qu’il s’imposera définitivement comme scoreur en sortie de banc. En 1989, il est envoyé chez les Sacramento Kings (il y réalisera sa meilleure saison statistique avec 17,9 points et 4,3 rebonds) avant de rejoindre les Portland Trail Blazers à l’orée de la saison 1990-1991.  En 1992, il s’engage avec les Phoenix Suns où il évoluera jusqu’à sa retraite sportive en 1995.

Stats en carrière: 11,5 points, 2,7 rebonds et 4 passes décisives par match.


Mark-Eaton Les meilleurs steals de draft (Années 80)

Mark Eaton (Draft 1982) 72e choix par les Utah Jazz

Après des débuts NCAA au sein du modeste Cypress College, Eaton rejoint ensuite UCLA où il termine son cursus. Au terme de son année Senior, il s’inscrit à la draft mais bénéficie de très peu de crédit du fait de son manque de temps de jeu en NCAA. Snobé par les Franchises, le géant (2 m 24) doit attendre le quatrième tour (il y avait dix tours à l’époque) pour être retenu en 72e position par les Utah Jazz. La Franchise de l’état mormon considérait Eaton comme un futur bon défenseur et ce dernier ne fera pas mentir les prédictions.

Dès sa première saison il tourne à 3,4 contres de moyenne. Très vite Mark Eaton devient l’un des tous meilleurs défenseurs de la ligue. Certes le pivot est loin d’être un foudre de guerre en attaque (9,7 points de moyenne pour sa meilleure saison), mais il domine les catégories défensives. Quatre fois meilleur contreur de la ligue (1984, 1985, 1987 et 1988), trois fois nominé dans la All Defensive First Team (1985, 1986 et 1989), deux fois sélectionné dans la All Defensive Second Team (1987 et 1988), il a également été élu meilleur défenseur de la ligue deux  fois (1985 et 1989). Il a évolué toute sa carrière avec le Jazz où son numéro de maillot (le 53) est depuis retiré.

Stats en carrière: 6 points, 7,9 rebonds et 3,5 contres par match


A.C.-Green Les meilleurs steals de draft (Années 80)

A.C. Green (Draft 1985) 23e choix par les Los Angeles Lakers

En dépit de brillants résultats avec Oregon State University, A.C. Green n’est sélectionné qu’en fin de premier tour par les Los Angeles Lakers. Une aubaine pour cet ailier fort qui se retrouve ainsi dans le roster du champion en titre. Après une première saison délicate, il devient l’une des armes privilégiées des pourpre et or en sortie de banc. Un rôle qu’il tiendra à la perfection huit saisons durant, glanant deux bagues de champion.

En 1993, il s’offre un nouveau défi en rejoignant les Phoenix Suns de Barkley. Il y signera sa meilleure moyenne de points (14,7) dès sa première saison. Ses statistiques déclineront progressivement et il sera finalement transféré aux Dallas Mavericks deux mois après l’entame de la saison 1996-1997. En 1999-2000, il revient pour une pige aux Lakers, le temps de remporter une troisième bague avant de s’envoler pour Miami boucler la boucle.

Outre ses trois titres, A.C. Green détient également le record de la plus longue série de matchs consécutifs joués en NBA (1192). Sélectionné pour le All Star Game en 1990, il compte également une nomination dans la All Defensive Second Team (1989).

Stats en carrière:  9,6 points, 7,4 rebonds et 0,8 interceptions par match.


terry-porter-blazers Les meilleurs steals de draft (Années 80)

Terry Porter (Draft 1985) 24e choix par les Portland Trail Blazers

Auteur d’une carrière universitaire honnête au sein d’une fac de troisième zone, Wisconsin Steven-Points, Terry Porter est un presque inconnu lorsqu’il s’inscrit à la draft 1985 (Il était pourtant en lice pour faire partie de l’équipe olympique 1984) . Logiquement il est retenu en toute fin de premier tour par les Trail Blazers (Il y avait alors 24 picks par tours de draft).

Dès sa saison sophomore, Porter fera taire les sceptiques en gagnant sa place comme meneur titulaire. Son duo avec Clyde Drexler fait des étincelles et constitue une des meilleures paires offensives de l’époque. Au total, il passera dix saisons dans l’Oregon durant lesquelles il tournera à plus de 15 points de moyenne. Deux fois (en 1991 et 1993) il figurera au All Star Game.

La belle histoire prendra fin en 1995 avec son départ chez les Minnesota Timberwolves. Il y passera trois saisons moins abouties avant de rebondir au Miami Heat puis aux San Antonio Spurs où il terminera sa carrière en 2002. Son numéro de maillot (le 30) a été retiré par les Trail Blazers en 2008.

Stats en carrière: 12,2 points, 5,6 passes décisives, 1,2 interceptions par match.


Arvydas-Sabonis Les meilleurs steals de draft (Années 80)

Arvydas Sabonis (Draft 1986) 24e choix par les Portland Trail Blazers

Restée dans l’histoire comme l’une des drafts maudites en raison du décès du second choix Len Bias et des problèmes de drogues de Chris Washburn (n°3), William Bedford (n°6) et Roy Tarpley (n°7), la draft 1986 est cependant loin d’être mauvaise. Sa particularité est que la majeure partie des draftés ayant eu une grande carrière proviennent de choix en fin de premier ou de second tour. Sélectionné avec le tout dernier pick du premier tour, Arvydas Sabonis est de ceux-là.

Véritable star en Europe, le pivot lituanien est victime des appréhensions des GMs, réticents à accueillir un soviétique dans leur roster en plus de l’habituelle méfiance nourrie au sujet des joueurs européens. Pendant de longues années cette draft apparaîtra comme un mauvais choix vu que Sabonis ne peut évoluer en NBA, bloqué par les autorités soviétiques jusqu’en 1989. Lorsqu’il est enfin autorisé à quitter son pays, il rejoint l’Espagne où il écrira en partie sa légende six saisons durant.

Ce n’est qu’en 1995 qu’il rejoint enfin les Trail Blazers à presque 31 ans. Son impact est immédiat (14,5 points, 8,1 rebonds) et il est logiquement nominé dans la All Rookie First Team. En playoffs il sera plus que précieux (23,6 points, 10,2 rebonds de moyenne) mais ne parviendra pas à emmener les Blazers en finale. Sabonis passera sept saisons dans la grande ligue avant de revenir au Zalgiris Kaunas finir sa carrière. On ne saura jamais ce qu’aurait été sa carrière s’il avait pu rejoindre la NBA dans ses jeunes années.

Stats en carrière: 12 points, 7,3 rebonds, 2,1 passes décisives par match.


Mark-Price Les meilleurs steals de draft (Années 80)

Mark Price (Draft 1986) 25e choix par les Dallas Mavericks, transféré aux Cleveland Cavaliers

Sélectionné au deuxième tour par les Mavericks, le meneur Mark Price n’aura pas l’opportunité d’enfiler le jersey de la Franchise texane vu qu’il sera transféré la nuit même de la draft aux Cleveland Cavaliers. Dans l’Ohio, ce meneur de poche (1m83) devient le métronome dès sa deuxième saison. Neuf saisons durant, il sera le maitre à jouer des Cavaliers carburant à plus de 15 points en moyenne, première saison exceptée. Mark Price devient le visage de la Franchise et l’un des meilleurs meneurs de jeu de son époque.

Il sera convoqué quatre fois pour le match des étoiles (1989, 1992, 1993 et 1994). Il compte également une nomination dans la All-NBA First Team (1993) et trois nominations dans la All NBA Third Team (1989, 1992, 1994). Il est également double vainqueur du concours des shooteurs à trois points (1993 et 1994). De plus, Mark Price a été sélectionné dans la Dream Team II en 1994 avec laquelle il a remporté le championnat du monde. Dire que ce joueur avait été snobé par les Franchises au motif qu’il était trop petit, trop lent et trop mesuré. Beaucoup ont du se mordre les doigts pour être passés à côté de ce merveilleux shooteur à trois-points. Reconnaissants, les Cleveland Cavaliers ont retiré son numéro de maillot (le 25).

Stats en carrière: 15,2 points, 2,6 rebonds, 6,7 passes décisives par match.


Dennis-Rodman-Pistons-1990 Les meilleurs steals de draft (Années 80)

Dennis Rodman (Draft 1986) 27e choix par les Detroit Pistons

Lorsque les Detroit Pistons draftent ce jeune homme aux oreilles décollées issu d’une fac mineure (Southeastern Oklahoma State), ils sont loin de se douter qu’ils ont mis la main sur le chaînon manquant dans leur course au titre. Dès sa deuxième saison, il intègre le starting five des Bad Boys et devient le partenaire de raquette de Bill Laimbeer. A eux deux, ils feront du secteur intérieur des Pistons le plus craint de la ligue, une véritable forteresse sur laquelle tous leurs rivaux viendront se casser les dents. Les Bad Boys trustent deux titres consécutifs (1989 et 1990). Rodman progresse d’année en année et devient le meilleur rebondeur de la ligue avec plus de 12 prises en moyenne. Expédié aux San Antonio Spurs en 1993, il rejoint par la suite les Chicago Bulls où il assoira encore plus sa légende aux côtés de Michael Jordan et Scottie Pippen. Devenu une des figures majeures de la ligue, autant pour son look que ses performances, il est définitivement starifié et remporte trois nouveaux titres en plus de continuer de dominer la hiérarchie des rebondeurs. Sa fin de carrière sera surtout marquée par ses frasques extra-sportives.

The Worm restera cependant comme l’un des meilleurs rebondeurs de l’histoire du basket et un défenseur hors pair. Il a été élu deux fois défenseur de l’année (1990 et 1991), compte sept nominations dans la All Defensive Fist Team (1989,1990,1991,1992,1993,1995,1996) et une dans la  All Defensive Second Team (1994). Il a également pris part à deux All Star Game (1990 et 1992) et a été nominé deux fois dans la All-NBA Third Team (1992 et 1995). Cependant c’est pour ses sept titres de meilleur rebondeur remportés de 1992 à 1998 qu’il restera à jamais dans la légende. Depuis les Pistons ont retiré son maillot (le n°10) et le rebondeur peroxydé a fait son entrée au Hall Of Fame. Qui l’aurait cru le soir de la draft?

Stats en carrière: 7,3 points, 13,1 rebonds, 1,8 passes décisives.


Kevin-Duckworth-Blazers Les meilleurs steals de draft (Années 80)

Kevin Duckworth (Draft 1986) 33e choix par les San Antonio Spurs

Issu lui aussi d’une fac mineure,Eastern Illinois, Kevin Duckworth est loin d’être le prospect le plus convoité. Récupéré au second tour de la draft 1986 par les San Antonio Spurs, il y effectue des débuts difficiles avant d’être envoyé à Portland au bout de 14 rencontres. Chez les Blazers, il trouve ses marques dès son année sophomore. Profitant des blessures des autres pivots, Steve Johnson et Sam Bowie, il s’impose comme starter et trouve la mire (15,8 points auxquels il faut ajouter 7,4 rebonds). Les cinq saisons suivantes, il squattera le cinq de départ. Sa progression sera matérialisée par un titre de MIP obtenu en 1988 et deux convocations au All Star Game (1989 et 1991). Malheureusement ses performances déclineront et il sera transféré aux Washington Bullets en 1992. Il y passera deux saisons avant de rejoindre les Milwaukee Bucks puis les Los Angeles Clippers qui sera sa dernière Franchise. Kevin Duckworth est décédé en 2008, victime d’une insuffisance cardiaque.

Stats en carrière: 11,8 points, 5,8 rebonds, 0,9 passes décisives par match.


Hornacek Les meilleurs steals de draft (Années 80)

Jeff Hornaceck (Draft 1986)  46e choix par les Phoenix Suns

Après un brillant passage à Iowa State University (son numéro de maillot y a d’ailleurs été retiré), Jeff Hornacek se présente à la draft 1986. Malheureusement pour lui, il est loin d’être la priorité des équipes qui lui préfèrent d’autres éléments. C’est finalement en fin de second tour qu’il sera retenu par les Phoenix Suns. Son éclosion ne se fera que lors de sa troisième saison dans l’Arizona. Il gagne ses galons de starter dans une équipe où son adresse à longue distance fait merveille. Devenu un des atouts offensifs majeurs des Suns, il prend part au All Star Game en 1991.

La belle histoire se termine cependant dès l’été suivant après sa meilleure saison (20,1 points par match). Il est envoyé aux Philadelphia Sixers dans le trade qui fit venir Barkley chez les Suns. Lors de la saison 1993-1994, il est de nouveau transféré, cette fois à l’Utah Jazz. Un trade qui le fera basculer dans une autre dimension.Aux côtés du duo John Stockton-Karl Malone, il devient la troisième option offensive du double finaliste (en 1997 et 1998) NBA. En 2000, alors âgé de 36 ans, il se retire des parquets après un nouvel échec dans la conquête du titre. Hornacek est resté dans l’histoire de la NBA comme l’un des plus efficaces shooteurs à trois-points. Il a d’ailleurs remporté deux fois le Three Point Contest. S’il n’était pas particulièrement rayonnant dans les autres secteurs, son apport offensif fut indéniable toute sa carrière durant. Pas mal pour un joueur qui a été choisi en avant-dernière position d’un deuxième tour de draft. Son numéro 14 a été retiré par le Jazz.

Stats en carrière: 14,5 points, 4,9 passes décisives, 1,4 interceptions par match.


Drazen-Petrovic Les meilleurs steals de draft (Années 80)

Drazen Petrovic (Draft 1986) 60e choix par les Portland Trail Blazers

Malgré un statut de crack en Europe, Drazen Petrovic était plutôt mésestimé par les Franchises du nouveau monde. Ce n’est qu’au troisième tour de draft que la star de la sélection yougoslave sera sélectionnée. Il ne rejoindra cependant pas directement la Franchise de l’Oregon. En 1988, il signe au Real Madrid pour une saison avant de faire le grand saut en NBA pour l’exercice 1989-1990. En concurrence avec Clyde Drexler et Terry Porter, il doit se contenter d’un statut de remplaçant.

Finalement il est tradé aux New Jersey Nets lors de son année sophomore. Dans le New Jersey, il trouve rapidement ses marques. Il finit sa première moitié de saison chez les Nets avec 12,6 points de moyenne. Dès la saison suivante, il s’impose comme titulaire. Sa moyenne de points grimpe à 20,6 (pour 51% d’adresse) et il devient le leader des Nets qui retrouvent les playoffs pour la première fois depuis 1986. La saison suivante sera encore plus aboutie dans la foulée des Jeux Olympiques 1992 où il atteint la finale avec la Croatie. Lors de cette saison 1992-1993, Petrovic tourne à 22,3 points et 3,5 passes décisives. Les Nets s’invitent de nouveau en playoffs sans plus de succès.

Ce sera malheureusement le dernier coup d’éclat du shooteur croate. Il décède dans un accident de voiture le 7 juin 1993. En hommage, les Nets décident de retirer son numéro 3. Il a depuis fait son entrée au Hall Of Fame à titre posthume. Bel hommage pour celui qui fut l’un des meilleurs joueurs de son époque, bien que la NBA n’ait pu admirer ses qualités que quelques saisons.

Stats en carrière: 15,4 points, 2,3 rebonds et 2,4 passes décisives par match.


reggie-lewis Les meilleurs steals de draft (Années 80)

Reggie Lewis (Draft 1987) 22e choix par les Boston Celtics

Lorsque la star de Northeasten University (une fac de Boston) se présente à la draft en compagnie de son compère Muggsy Bogues (12e pick), il était loin de se douter qu’il serait sélectionné en fin de premier tour. Un mal pour un bien, vu que Reggie Lewis est choisi par les prestigieux Boston Celtics. Les débuts seront toutefois difficiles. Le numéro 35 joue peu lors de sa saison rookie, la faute à une blessure. Lors de sa deuxième saison, il profite des pépins physiques de Larry Bird pour se montrer à son avantage (18,5 points, 4,7 rebonds). Capable d’évoluer aux postes 2 et 3, il s’impose dans la rotation des C’s et au bout de sa quatrième saison, il gagne ses galons de titulaire.

Lors de l’exercice 1991-1992, il rayonne et est convoqué pour le All Star Game. C’est donc logiquement qu’il représente l’avenir d’une Franchise orpheline de Larry Bird retraité. La saison suivante Reggie devient le leader offensif des Celtics mais il sera malheureusement rattrapé par son destin. Lors d’un match de playoffs contre les Charlotte Hornets le 29 avril 1993, il s’écroule. Diagnostic, grave pathologie cardiaque. Annoncé perdu pour le basket, il consulte un médecin qui lui assure qu’il pourra continuer sa carrière à condition d’être suivi sérieusement. Rassuré, il décide de s’entrainer seul sans prévenir le club et  les médecins. Le 27 juillet 1993, il est victime d’un arrêt cardiaque en pleine séance d’entrainement et décède. Sa mort tragique sera un choc pour la ligue entière. Son numéro 35 a été retiré par les Boston Celtics.

Stats en carrière: 17,6 points, 4,3 rebonds, 2,6 passes décisives par match.


steve-kerr Les meilleurs steals de draft (Années 80)

Steve Kerr (Draft 1988) 50e choix par les Phoenix Suns

Après quatre années à la fac d’Arizona, Kerr est cependant loin d’avoir les faveurs des scouts lorsqu’il se présente à la draft. C’est en toute fin de second tour (Dernier pick du second round) qu’il est retenu par les Phoenix Suns. Ses débuts dans la ligue seront difficiles. Dès la fin de saison, il est envoyé chez les Cleveland Cavaliers où il ne brille pas plus. En cours de saison 1992-1993, il est expédié à Orlando sans plus de succès. A la fin de la saison, il signe avec des Chicago Bulls désireux de renforcer leur banc. Au sein d’une équipe orpheline de Michael Jordan parti s’essayer au baseball, Kerr trouve enfin sa place. Certes il n’est pas un gros scoreur (seulement 8,6 points inscrits lors de sa meilleure saison) mais il s’avère précieux en sortie de banc et clutch à bon escient. Avec les Bulls il inscrit des paniers décisifs en playoffs et s’impose comme l’un des artisans du triplé de la Franchise chicagoane.

Transféré aux San Antonio Spurs en 1998, il continue sur sa lancée et se montre décisif dans les moments critiques. Au total, Steve Kerr a remporté cinq bagues de champion et est devenu l’archétype du bench player capable de plier une rencontre par un shoot salvateur.

Stats en carrière: 6 points, 1,2 rebonds et 1,8 passes décisives par match.


anthony-mason-knicks Les meilleurs steals de draft (Années 80)

Anthony Mason (Draft 1988) 53e choix par les Portland Trail Blazers

L’histoire d’Anthony Mason tient presque du conte de fée. Sélectionné au troisième tour par les Portland Trail Blazers, il est coupé dès la pré-saison. Il franchit donc l’Atlantique et signe en Turquie à l’Efes Pilsen. Dès la fin de la saison, il retente sa chance en NBA et est retenu par les New Jersey Nets. Il y dispute 21 rencontres avant d’être de nouveau coupé. Les Denver Nuggets lui offrent un contrat de dix jours. Il y joue trois matchs et est une fois de plus coupé.  Il rebondit au… Venezuela avec les Marinos d’Oriente avant de revenir au pays chez les Tulsa Fast Breakers en CBA (ligue aujourd’hui disparue) où il finit la saison en trombe (29,9 points, 14,8 rebonds). En Summer League, il s’engage avec les Long Island Surfs en USBL (Ligue mineure américaine) où il se fait remarquer par les scouts des New York Knicks.

A l’orée de la saison 1991-1992, les Knicks, son club de cœur, l’engagent. Il devient un des hommes-clés de la rotation new-yorkaise. Au fil des saisons, il devient avec John Starks et Charles Oakley l’un des fidèles lieutenants de Pat Ewing. Cette équipe échouera en finale en 1994. En 1995, Mason est élu meilleur sixième homme de la ligue. En 1996, il est cependant transféré chez les Charlotte Hornets. Très vite, il trouve ses marques et réalise sa meilleure saison (16,2 points, 11,4 rebonds, 5,7 passes décisives). En fin de saison, il est nommé dans la All NBA Third Team et dans la All Defensive Second Team. Après trois saisons fructueuses, il rejoint Pat Riley à Miami en 2000. Profitant des soucis physiques d’Alonzo Mourning, il devient starter et signe une saison réussie. Résultat, il est retenu au All Star Game 2001 en remplacement de Zo et Grant Hill blessés. Il ne passera cependant qu’une saison en Floride. Il rejoint les Milwaukee Bucks où il termine sa carrière en 2003. Avec son parcours chaotique, « Mase » est un exemple de persévérance pour beaucoup. Peu de joueurs retenus plus haut peuvent se targuer d’avoir ne serait ce que la moitié de sa carrière. Dire que personne n’en voulait.

Stats en carrière: 10,9 points, 8,3 rebonds, 3,4 passes décisives par match.


Vlade-Divac-Kings Les meilleurs steals de draft (Années 80)

Vlade Divac (Draft 1989) 26e choix par les Los Angeles Lakers

Élu joueur européen de l’année en 1989, Divac se présente à la draft NBA dans la foulée. Peu impressionnés par ses performances en Euroleague, les Franchises ne se bousculent pas pour le recruter. C’est finalement les Los Angeles Lakers qui lui offrent un strapontin pour la grande ligue en fin de premier tour (il y avait alors 27 choix par tour). Sous le tutorat de Kareem Abdul-Jabbar et de Earvin « Magic » Johnson, il fait ses débuts.Dès la fin de saison, il est nommé dans la All Rookie First Team. Les retraites de ses deux mentors lui donnent davantage de responsabilités chez les pourpre et or.

Malheureusement les Lakers ne décollent pas et en 1996 il est envoyé chez les Charlotte Hornets en échange des droits sur Kobe Bryant. Il y restera deux saisons avant de rejoindre les Sacramento Kings. Là, sa carrière prendra une nouvelle dimension. Aux côtés de Chris Webber, Mike Bibby et son compatriote Pedrag « Peja » Stojakovic, il écrit quelques-unes des plus belles pages de l’histoire des Kings. En 2001, il prend part au All Star Game. L’âge aidant sa moyenne de points baisse mais son implication est toujours la même. S’il termine sa carrière chez les Lakers au terme d’une saison à oublier, c’est bien avec les Kings qu’il a eu le plus d’impact. La Franchise de Sacramento a d’ailleurs retiré le 21, son numéro de maillot.

Stats en carrière: 11,8 points, 8,2 rebonds et 1,4 contres par match.


cliff-robinson-blazers Les meilleurs steals de draft (Années 80)

Cliff Robinson (Draft 1989) 36e choix par les Portland Trail Blazers

Après avoir fait ses preuves avec Uconn (University of Connecticut), Cliff Robinson fait les frais de son tempérament colérique et est boudé lors du premier tour de sélection de la draft. Finalement les Trail Blazers lui donnent sa chance au second round. Il se fond automatiquement dans le collectif des Blazers et dispute une finale NBA dès son année rookie (perdue contre les Detroit Pistons).  Par la suite il fait montre de ses talents de contreur et d’intercepteur, couplés à une adresse phénoménale aux trois-points. Utilisé en sortie de banc sa moyenne de points grimpe d’année en année. En 1993, il est élu meilleur sixième homme de la ligue. En 1994, il prend part au All Star Game. Le départ de Clyde Drexler chez les Houston Rockets lui permet de bénéficier de plus de responsabilités. Devenu starter, il ne peut cependant rien dans la lutte pour le titre.

Transféré par la suite chez les Phoenix Suns, il restera décisif avec des moyennes supérieures à 14 points quatre saisons durant. En 2001, il est envoyé chez les Detroit Pistons avec lesquels il conserve un bilan positif. Les cinq dernières années de sa carrière sont marquées par deux piges chez les Golden State Warriors puis chez les New Jersey Nets. « Uncle Cliffy » compte également deux nominations dans la All Defensive Second Team.

Stats en carrière: 14,2 points, 4,6 rebonds et 2,2 passes décisives par match


Mentions

On peut aussi citer quelques joueurs majeurs des années 80 draftés bas dans la deuxième moitié des années 70: Alex English (23e pick), Lonnie Shelton (25e pick) et Dennis Johnson (29e pick) tous trois sélectionnés au deuxième tour de la draft 1976, Norm Nixon (22e et dernier pick du premier tour de la Draft 1977) et Maurice Cheeks (Pick 36 au second tour de la Draft 1978). La Draft 1979 a vu Bill Laimbeer (65e choix) et James Donaldson (73e choix) être respectivement sélectionnés aux troisième et quatrième tours.

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