Charles Barkley, the punchline king
Il y a 50 ans naissait un monstre sacré du basket mais aussi de l’industrie du divertissement en général. Et non il ne s’agit pas de Michael Jordan né la même année mais trois jours plus tôt, mais d’un de ses meilleurs ennemis et également joueur majeur de cette décennie: Charles Wade Barkley. Ailier fort de légende, Barkley a autant fait parlé de lui pour son jeu que pour son arrogance supposée. La star des Sixers, des Suns puis des Rockets a en effet véhiculé une image d’impertinent je-m’en-foutiste toujours prompt à l’ouvrir. Une attitude qui ne l’a pas toujours servi mais qui a contribué à faire de lui un des basketteurs les plus attachants de l’époque et l’un des chouchous des médias américains.
Au-delà de ses talents sur le parquet, Sir Charles était en effet un excellent client pour la presse. Grande gueule, adepte des blagues irrévérencieuses et des déclarations tapageuses, maniant le trash-talking mieux que personne, il a définitivement marqué son époque par ses traits d’esprits distillés en interviews et en conférences de presses, s’attirant sympathie ou inimitié selon le goût plus ou moins douteux de ses propos. On peut sans peine avancer qu’il fut le joueur le plus drôle des années 90. Depuis reconverti consultant sur la chaine TNT, il continue d’abreuver le public de ses analyses au couteau et de ses remarques sarcastiques. Pour les 50 ans de Sir Charles plutôt que de revenir une fois de plus sur ses qualités de joueur hors-pair, je vous propose plutôt un best-of de ses citations les plus marrantes. Si Jordan restera dans l’histoire comme le meilleur joueur de cette période, Charles Barkley n’a pas de rival en ce qui concerne les traits d’esprits.
« La pression? C’est pas un truc qu’on met dans les pneus? »
« Aussi longtemps que Larry Bird jouera, je serais le deuxième plus mauvais défenseur de la ligue. »
« Moi, je n’ai pas volé mon argent aux Sixers. J’ai joué avec des gars qui avaient besoin de porter un masque pour aller chercher leur chèque. »
Tout ce que je sais c’est que tant que j’ai été le top rebondeur de la SEC, j’ai eu de bonnes notes à la fac
« N’importe quel abruti peut marquer des points. »
Ce n’est pas parce que je sais dunker avec un ballon que je devrais élever vos enfants
« On peut m’acheter. S’ils y mettaient le prix, je pourrais bosser pour le Ku Klux Klan. »
Avant un All-Star Game : « Je n’avais jamais réalisé qu’on pouvait réunir autant de mecs aussi laids dans un même endroit »
Avant les JO 1992: « La seule formation capable de nous battre est l’équipe féminine des États-Unis »
Lors des J.O. 1992: « On vient aux JO pour deux choses : Jouer au golf et botter le cul de nos adversaires ! «
« En quoi Larry Bird et Christian Laettner se ressemblent-ils ? Ils sont tous les deux blancs et ils pissent debout. »
Avant de jouer l’Angola aux J.O. 1992 : « Tout ce que je peux vous dire sur l’Angola, c’est que l’Angola va avoir des ennuis. »
Après avoir envoyé un valser un Angolais dans un match des J.O. : « Si ça se trouve, ce mec n’avait pas mangé depuis trois jours. »
A propos de l’évanouissement de Chris Mullin: « Si c’est son cerveau qui est touché, pas de problème, car c’est le plus petit organe de son corps »
« Les Bulls d’aujourd’hui sont juste une bande de jeunes branleurs surpayés. Put…, je maudis ma mère pour m’avoir mis au monde dix ans trop tôt ! »
Avant un match 5 de playoffs, alors qu’il était joueur : « Je pense que l’équipe qui gagnera le match 5 gagnera la série. Sauf si nous perdons le match 5. »
« Je rigole toujours quand on me demandait ma technique au rebond. J’en avais une. C’était d’attraper ce putain de ballon ! »
A propos de l’instauration de la défense de zone en NBA : « C’est un grand jour pour les tocards ».
« Je n’écoute pas les arbitres. Je n’écoute jamais les gens qui se font moins d’argent que moi. »
« Quand votre fils vous présente sa copine et que vous dites qu’elle a de la personnalité, ça signifie qu’elle est moche. Quand on dit qu’un basketteur travaille dur, c’est pareil. Ça veut dire qu’il n’a aucun talent. »
Je ne crée pas de polémiques. Elles sont là bien avant que je n’ouvre ma bouche. Je les porte juste à votre connaissance
Au moment de sa retraite : « C’est exactement ce dont l’Amérique a besoin : un autre Noir sans boulot ».
« Pendant toutes ces années, j’ai insulté mes coéquipiers et les dirigeants de Philadelphie. Je me suis battu avec d’autres joueurs. J’ai insulté les Blancs, les Noirs, les féministes. Si j’ai oublié quelqu’un, prière de lever la main ! »
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