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Les équipes NBA les plus détestées des 30 dernières années

Si elle compte de nombreuses équipes depuis entrées dans la légende en ayant fait rêver fans et simples amateurs, la NBA regorge également d’équipes n’étant pas particulièrement appréciées des aficionados. Chaque époque a eu ses brebis galeuses sur lesquelles ont été greffées de nombreux griefs au sujet de l’état d’esprit, de la qualité du jeu ou plus simplement de l’attitude sur et en dehors du terrain. Mais dans cette longue liste de formations décriées, quelques-unes ont suscité une quasi-unanimité au baromètre du hating. Voici donc les rosters les plus détestés de ces trente dernières années.


detroit-pistons-bad-boys Les équipes NBA les plus détestées des 30 dernières années

Detroit Pistons 1988-1990

S’il y a bien une équipe dont la seule évocation suffit à se remémorer diverses controverses, c’est bien les Detroit Pistons. La Franchise du Michigan a parfois été mêlée à quelques pages les plus ignominieuses de l’histoire de la ligue (dernier exemple en date, la bataille d’Auburn Hills). Pourtant aucun événement futur ne semble en mesure de surclasser la période des Bad Boys de Detroit. Coachée de main de maître par Chuck Daly (futur entraîneur de la Dream Team des J.O. 1992), l’équipe articulée autour du fantasque mais talentueux Isiah Thomas devient une des places fortes de la ligue et l’une des équipes à battre. Au showtime des Lakers, à la fluidité académique des Celtics et à la fougue juvénile des Bulls, les Pistons opposent un basket violent, volontiers agressif, basé sur une grosse défense flirtant avec l’illicite. Deux hommes illustrent à eux tous seuls cette volonté de ne rien lâcher, quitte à nuire à l’intégrité physique de ses adversaires: les tristement célèbres Bill Laimbeer et Rick Mahorn (suppléé ensuite par Dennis Rodman). Associés à Joe Dumars, ce trio fera de la raquette des Pistons une forteresse impénétrable sur laquelle leurs prestigieux adversaires se casseront sans cesse les dents. Assez pour remporter deux titres consécutifs, mais aussi pour devenir l’objet de la haine de toute la ligue, du public et même des autres joueurs (une issue qui vaudra d’ailleurs à Isiah Thomas de ne pas être retenu dans la Dream Team, à cause notamment de ses très mauvaises relations avec Michael Jordan dont il était l’ennemi sportif juré). Bien que cette équipe restera comme étant la seule à avoir battu les Chicago Bulls de Michael Jordan, les Celtics de Larry Bird et les Lakers de Magic Johnson, beaucoup n’ont gardé que cette image abrasive de formation prête à tous les écarts pour s’imposer. Jusqu’à présent les Detroit Bad Boys restent l’équipe NBA la plus détestée toutes époques confondues.


ny_knicks_starks Les équipes NBA les plus détestées des 30 dernières années

New-York Knicks 1993-1994

Après la retraite de Michael Jordan à la fin de la saison 1993, les cartes de la suprématie dans la ligue ont été de fait redistribuées. Les Knicks, maintes fois contrés par les Chicago Bulls, semblaient avoir enfin une chance de remporter le titre. Un statut de favori que la bande à Pat Ewing assumera de son mieux en mettant en place un jeu aussi dur que la vie dans les ghettos de la Big Apple. Question esthétique, il fallait clairement repasser même si l’efficacité était là. Toutefois, ce basket graveleux suffira à lui ouvrir le chemin des Finals en s’attirant au passage l’inimitié de tous ses adversaires. Il faut dire qu’avec un élément comme John Starks, véritable machine à embrouilles et coups bas (le plus souvent du fait de son engagement sans réserve), il était difficile de se faire apprécier. Les années suivantes ne seront d’ailleurs pas mieux et les rencontres contre le Miami Heat prendront des allures dantesques. Résultat des courses, les Knicks ne seront aimés que sur la côte atlantique, plus par sentiment d’appartenance régionale qu’autre chose, le reste du pays et une grande majorité des fans n’auront de cesse de fustiger cette équipe qui semblait confondre basket et guerre de tranchées.


tim_hardaway-mourning Les équipes NBA les plus détestées des 30 dernières années

Miami Heat 1995-1999

Bien avant la constitution du Big Three et de l’escalade haineuse qui l’a accompagnée, le Heat avait déjà été l’une des Franchises les plus détestées de la ligue durant la deuxième moitié des années 90. Une période qui correspond à l’arrivée aux commandes de Pat Riley. Portée par Tim Hardaway et Alonzo Mourning, l’équipe était loin d’être mauvaise mais c’est sa défense rugueuse, notamment dans les oppositions contre les New York Knicks, qui fera de cette formation l’une des plus haïes de la conférence Est. Les matchs entre ces deux équipes au style très physique n’étaient pas sans rappeler les joutes de gladiateurs. Tous les coups, et surtout les plus vils, étaient permis dans ces rencontres, en plus d’un trash talking qui aura rarement aussi bien porté son nom. Avec son basket flirtant parfois avec la violence, le Heat s’attire les inimitiés des habitants de la Grosse Pomme puis progressivement d’une grande majorité des fans de basket. Et rien, pas même les résultats encourageants (régularité aux playoffs, finale de conférence en 1997…) ne lui offriront la popularité.


stockton-malone Les équipes NBA les plus détestées des 30 dernières années

Utah Jazz 1997-1998

Pour ceux qui pensent un peu naïvement qu’une Franchise basée dans un état mormon doit faire preuve d’exemplarité, le Jazz version 1997-1998 s’est fait un devoir de leur prouver qu’ils ont tort. Avec aux commandes un des duos les plus complets de l’histoire, à savoir John Stockton le passeur de génie et Karl Malone The Mailman, intérieur de renom, l’équipe se fraie un chemin jusqu’aux finales, se débarrassant avec brio de tous leurs rivaux à l’Ouest. Cependant si son duo est tout ce qu’il y a de plus efficace, il n’en est pas de même pour le reste de l’équipe essentiellement composée de joueurs de devoir. Ces derniers, conscients de leurs limites, compensent donc avec une agressivité sans limite en défense. Sans oublier que les deux leaders ne sont pas non plus exempts de tous reproches. Les coups de coude du Mailman sont connus de tous dans la ligue, tout comme les écrans pas toujours corrects de Stockton et ses nombreux coups bas une fois le dos de l’arbitre tourné (ce qui lui a valu, avec raison, le statut de joueur le plus vicieux de la NBA à l’époque). Non, cette équipe adepte de l’agression discrète n’avait rien pour se faire apprécier, ni des adversaires ni du public. Les plus extrémistes iront jusqu’à arguer que la place en finale du Jazz cette année là était une imposture vu qu’avec un meilleur arbitrage, il n’aurait pas été sûr qu’il passe les demi-finales de conférence.


sheed_bonzi Les équipes NBA les plus détestées des 30 dernières années

Portland Trail Blazers 2000-2003

Si la franchise de l’Oregon en est venue à devenir une des équipes les moins appréciées de la ligue à l’orée du millénaire, c’est moins pour son jeu que pour les frasques extra-sportives de ses joueurs. L’équipe sortait de deux finales de conférences perdues contre les futurs champions NBA, et même en pleine reconstruction, elle semblait toujours avoir le talent pour jouer les premiers rôles. Cependant une ambiance délétère s’installera dans l’équipe, se perpétuera sur les années suivantes et vaudront à l’équipe d’être rebaptisée Jail Blazers par la presse locale puis le public. Ajoutons à cela une équipe volontiers truqueuse, un Rasheed Wallace dans le viseur du corps arbitral et des équipes adverses, un General Manager sous le feu de la critique (Bob Whitsitt), des joueurs à la vie personnelle sulfureuse (Ruben Patterson, délinquant sexuel de service, Zach Randolph soupçonné de s’être accoquiné avec des gangsters…) en plus d’une pleine brouette de controverses (arrestations pour consommation de marijuana pour Rasheed Wallace, Damon Stoudamire et Qyntel Woods, bagarres répétées aux entraînements, attitude frondeuse sur le terrain, insultes au staff et au public, problèmes judiciaires divers…) et on obtient le cocktail parfait pour devenir la tête de turc de la ligue. Avec leur réputation détestable, les Jail Blazers décrochent sans peine la palme de la franchise la moins recommandable de ce début du siècle.


2007-suns-spurs-fight-nba-playoffs Les équipes NBA les plus détestées des 30 dernières années

San Antonio Spurs 2006-2007

De cette saison 2006-2007 des Spurs beaucoup retiendront la conquête de ce quatrième titre, le sweep des Cleveland Cavaliers en finale et les époustouflantes prestations de Tony Parker lors de celles-ci (il sera d’ailleurs nommé MVP des finales). Par contre, leurs détracteurs ne retiendront que deux noms de cette équipe: Bruce Bowen et Robert Horry. Ces deux hommes sont loin d’être des poètes, mais ils furent nécessaires pour apporter de la stabilité défensive à l’ensemble pour permettre au trio Duncan-Parker-Ginobili de s’illustrer. Toutefois avec des prestations à la limite de la correction et une agressivité rappelant par moment les Detroit Bad Boys où les écarts des années 90, ces deux joueurs, en plus de l’insolente réussite du trio nommé plus haut, auront suffi à faire de cette équipe la plus détestée de l’année. Il faut dire aussi que le choc en playoffs contre les Phoenix Suns, notamment le game 3 où l’arbitrage semblait trop favorable aux Spurs, n’a pas aidé. La Nasty que demandera Gregg Popovich des années plus tard était déjà là et ce n’est pas Steve Nash, objet de toutes les vacheries lors de cette série qui dira le contraire.


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Miami Heat 2010-2011

Le déchaînement médiatique et populaire dont a été l’objet le Miami Heat ces deux dernières saisons (surtout la pénultième) tient en une seule expression: mauvaise communication. Si les dirigeants de la Franchise ont su manœuvrer de façon très habile pour attirer deux des Free agents les plus convoités, c’est la façon dont cette réunion a été dévoilée qui en a fait l’équipe la plus détestée du moment. Tout d’abord l’épisode The Decision qui aura contribué à faire de Lebron James l’homme qu’on aime haïr dans la ligue. Annoncer sa décision en direct à une heure de grande audience, après avoir réservé une plage horaire rien que pour l’occasion, était certainement la moins bonne approche. Mais plus que le fait de rejoindre Miami, King James a de fait humilié sa ville Cleveland, en plus de plonger les Cavaliers dans les limbes de la ligue, et est apparu comme quelqu’un de peu reconnaissant et imbu de sa personne. Pour ne rien arranger, ses propos lors de sa présentation officielle, où porté par l’euphorie, il a promis une flopée de titres aux fans du Heat ont achevé de porter sa cote de détestation à son paroxysme. A partir de là, la haine pour Lebron s’est reportée sur cette équipe qui, de plus, a dominé de façon assez insolente son sujet dans sa conférence. Sans compter que cette méthode consistant à associer trois excellents joueurs n’a pas été bien vue de tous, surtout qu’avec ce Big Three le championnat semblait plié d’entrée. Son échec en finale en 2011 a été limite applaudi par une masse de haters.

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4 comments

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Everydays

Starks c'est surtout son Game 7 contre les Rockets où il a été à chier que j'ai retenu. Sinon comme tu l'as dit Detroit Bad Boys>Jail Blazers>>>>le reste.

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    Nigga Against Societ

    Oui sa mauvaise performance leur a quasiment coûté le titre. Olajuwon aussi avait été énorme lors de cette finale.

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Lino

En gros seul elles sont toutes détestés à cause de leur vilain jeu, sauf le Heat. Vous avez dit hate.

    comments user
    Nigga Against Societ

    Il n'y aurait pas eu The Decision cette équipe n'aurait peut-être pas été plus détestée que ça. On ne crache pas sur les Lakers cette année alors que Steve Nash est pratiquement passé à l'ennemi. Au contraire tout le monde crie au génie.