×

La mort de Spider-Man

spiderman1 La mort de Spider-Man

En arrivant hier sur la page d’accueil de Yahoo.fr, j’ai eu la surprise de voir un article en une annonçant la mort de Spider-Man, mon super-héros favori. Passée la stupéfaction (la nouvelle m’a réellement surpris vu que je fuis le site officiel de Marvel Comics comme la peste à cause des trop nombreux spoils) j’ai été plutôt rassuré en parcourant l’article. Je m’imaginais bien qu’il aurait été difficile pour la Marvel de tuer un de ses plus fidèles porte-drapeau. Et j’ai eu raison. Ce meurtre a lieu dans la série Ultimate Spider-Man, pas de quoi fouetter un chat.

Pour ceux qui l’ignorent, les séries Ultimate sont l’une des réponses commerciales trouvées par la Marvel pour redorer ses chiffres de vente, quitte à mettre de sérieux coups de hache dans sa propre mythologie. La plupart des séries mythiques de l’univers Marvel se sont donc vues relookées et réactualisées pour paraitre plus modernes et plus en phase avec notre époque. A ce titre pas mal d’incongruités par rapport aux versions initiales sont à signaler. Sans compter que cet univers parallèle à le don de semer encore plus le trouble dans l’esprit du lecteur plus âgé, nourri aux origines des différents personnages, qui se retrouve ainsi avec une dualité pas forcement la bienvenue. Pas surprenant donc que les Ultimate soient vomis par une bonne partie des anciens lecteurs ne se reconnaissants que moyennement dans ces histoires trop axées sur les recettes commerciales.

C’est donc au numéro 160 que le Tisseur succombe de la main d’un de ses ennemis mythiques. Une mort qui n’est pas sans rappeler celle que la DC avait orchestré pour Superman en 1992. On se rappelle que ce fut une excellente opération commerciale visant à relancer des ventes moribondes. Les cinq séries parallèles sorties à la suite ont eu leur succès et ont permis à Detective Comics de se refaire une santé financière. Il est dur de ne pas penser que la disparition de Spidey ne s’inscrit pas dans cette logique, surtout au vu de la façon dont l’évènement est relayé à grands renforts de titres sensationnels dans la presse spécialisée américaine, le site de l’éditeur même en tête. Ce n’est bien entendu pas le premier personnage de l’univers Ultimate à passer de vie à trépas ( Wolverine, le Professeur Xavier, Colossus, Cyclope, Diablo, Magneto ou encore Daredevil pour ne citer qu’eux), mais cette nouvelle mort confirme les nombreuses réserves émises au sujet de ces nouvelles séries taillées pour surfer sur le buzz et ne reculant devant rien pour le générer. Là où les anciennes séries ressuscitaient à l’envi des personnages supposés disparus et en introduisait sans arrêt de nouveaux, les Ultimate eux préfèrent capitaliser sur l’élimination des principaux protagonistes pour se donner une bonne raison de tout transformer de façon radicale. Occasion rêvée de créer de nouveaux personnages, de nouveaux costumes et par ricochet de nouvelles perspectives narratives vu que le passif de trente ans d’existence du héros est gommé, laissant le champ libre à une toute nouvelle approche (Bien que les auteurs n’en ait pas vraiment profité pour le peu que j’ai pu lire). La direction de la Marvel parle déjà de remplacer Peter Parker par un autre protagoniste qui devrait reprendre le flambeau et continuer à faire vivre Spider-Man en attendant un éventuelle résurrection de Peter (ce qui ne manquera pas d’arriver, j’en suis convaincu).

Quoi qu’il en soit ceci est un non-évènement pour moi qui suit rester fidèle à l’ancienne mouture, question d’habitude et de fidélité. L’univers Ultimate n’ayant pas vraiment grâce à mes yeux, les futurs développements de ce que Marvel présente comme un chamboulement me laisse de glace. Tant qu’à faire je préfère me relire mes vieux Strange des années 80 et 90. Les opérations commerciales étaient déjà présentes, mais au moins il y avait un peu plus de finesse.

Partagez ce contenu :

Laisser un commentaire