Groupe A 2e journée
Ouverture de la deuxième journée. La Russie pouvait se qualifier en cas de succès face à la Pologne tandis que la République Tchèque avait une chance de reprendre sa destinée en main après la déroute du premier match. Toujours en course pour une qualification, Grecs et Polonais étaient tenus de se montrer plus inspiré que leur de leur premier match. Retour sur cette deuxième journée haute en couleurs
La République Tchèque à la relance
Après sa lourde défaite initiale contre la Russie, la République Tchèque se devait de rectifier le tir en s’imposant face à une Grèce desservie par des erreurs d’arbitrage sous peine d’élimination prématurée. De leur côté les Grecs visaient également un bon résultat pour garder leur destin en main avant d’affronter l’épouvantail Russe lors de la dernière journée. On aurait pu penser que les deux équipes nous offriraient un match cadenassé et ultra-tactique mais il n’en fut rien. Revanchards les Tchèques ont démarré la rencontre pied au plancher acculant la branlante défense grecque. Il ne leur aura fallu que trois minutes pour trouver l’ouverture par l’intermédiaire de Petr Jiracek. Cueillis à froid les Hellènes se laissent submerger par les assauts de la Reprezentace et s’inclinent de nouveau trois minutes plus tard sur une reprise en déséquilibre de Vaclav Pilar consécutive à une intervention ratée de leur gardien Chalkias. Menée de deux buts avant même la septième minute de jeu, la Grèce continuera à jouer de malchance avec la sortie sur blessure de Chalkias à la 23e minute. Dépassés dans le jeu et au mental ils ne parviennent pas à inquiéter Petr Cech. Il y aura de l’amélioration en fin de première période et les Grecs inscriront même un but refusé pour un hors-jeu peu évident. Au terme d’une première mi-temps rondement menée les Tchèques rentrent au vestiaire avec un ascendant psychologique.
La suite sera cependant plus délicate pour la Reprezentace. Rosicky est contraint de céder sa place à cause d’une blessure et lui absent la République Tchèque est moins sereine. Une issue qui fait les affaires de la Grèce qui reprend confiance et parvient enfin à se montrer insistante sous l’impulsion du nouvel entrant Gekas. C’est d’ailleurs lui qui viendra entretenir l’espoir en marquant à la 53e minute, profitant d’une bourde de débutant de Petr Cech. Cette réduction d’espoir a eu pour conséquence de galvaniser la sélection Hellène qui essaiera tant bien que mal de revenir. La République Tchèque affichera une fébrilité navrante durant toute la seconde période mais tiendra bon arrachant une précieuse victoire lui permettant de se relancer dans ce groupe. La Grèce par contre est aux portes de l’élimination au terme de ce match où une fois de plus l’arbitrage n’aura pas brillé par sa justesse.
La Pologne plie mais ne rompt pas
Dans le deuxième match de la journée, la Pologne croisait le fer avec la Russie. Une rencontre capitale pour le pays hôte pour qui une défaite aurait été rédhibitoire. Côté russe, il était déjà possible de valider sa qualification en cas de victoire. Face à la flamboyante sélection russe, la Pologne joue crânement sa chance d’entrée sans succès. Très vite les Russes se mettent en place et commence leur travail de sape sur la défense adverse. Bien que moins en verve que lors de leur premier match, ils impressionnent et dominent la première mi-temps de la tête et des épaules. Cependant la précision fait défaut. C’est finalement sur un coup-franc que la Russie ouvrira le score. Alan Dzagoev reprend victorieusement le ballon plongeant d’Arshavin et donne l’avantage aux siens.
Au vu de la première période on ne pariait pas vraiment sur les chances de la Pologne. L’équipe ne parvient pas à prendre son adversaire à défaut mais fait montre d’une belle abnégation empêchant les Russes de doubler la mise. Ceux-ci n’ont pas toujours fait les meilleurs choix et ont manqué plus d’une occasion de tuer le match. C’est d’ailleurs suite à une énième incursion ratée de la Russie que la Pologne parviendra à trouver la faille sur un contre rondement mené, conclu par une frappe « robbenesque » de Jakub Blaszczykowski. Les deux formations se rendront ensuite coup pour coup avec tout de même une plus grande maîtrise du match de la part des Russes mais plus rien ne sera marqué. La Russie dominatrice rate le coche et va devoir jouer sa qualification lors de la dernière journée. La Pologne quant à elle à repousser l’échéance et conserve ses chances de sortir des poules. Cela passera par un résultat face à une République Tchèque en ballotage favorable (un nul pourrait qualifier les Tchèques). La dernière journée risque d’être âpre et disputée.
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