Groupe D 1ère journée
Suite et fin de cette première journée d’EURO avec la levée de rideau du groupe D mettant aux prises l’Ukraine, la France, l’Angleterre et la Suède. On a peut être eu un peu moins de spectacle que lors des matchs de la veille mais trois des quatre formations engagées auront eu le mérite de proposer un jeu plaisant. Décimée l’Angleterre n’a pas eu d’autre choix que de bétonner son arrière-garde mais dans leur ensemble les deux rencontres du jour valaient clairement le détour.
La France domine et ne gagne pas
Pour son entrée en lice la France croisait le fer avec son voisin d’outre-manche dans une rencontre présentée comme le sommet du groupe. Face à une Angleterre très diminuée en raison d’une cascade de blessures, les Bleus forts de dernières prestations assez convaincantes partaient logiquement favoris. Les premières minutes viendront d’ailleurs confirmer cette tendance. Pour contrecarrer les offensives tricolores, les Anglais verrouillent l’accès de leur but à double-tour avec un rideau défensif constitué de deux lignes de quatre défendant très bas. Conséquence la France ne parvient pas à s’imposer dans la surface mais tient le ballon. Les hommes d’Hodgson s’appliquent surtout à bien défendre et procèdent par contre sans pour autant se montrer dangereux. Les Bleus eux en revanche sont réduits à frapper le plus souvent de loin sans pour autant parvenir à faire la différence. Un peu contre le cours du jeu la sélection aux Trois Lions héritera d’un bon coup-franc suite à une faute de Patrice Evra. La défense française pêche dans son marquage et Alou Diarra est pris à défaut par Joleon Lescott qui d’une belle tête trompe Hugo Lloris. La France réagit rapidement en inquiétant leurs adversaires sur coup de pied arrêté mais c’est du jeu que viendra la lumière. D’une frappe lourde parfaitement placée, Samir Nasri trouve la faille et remet les deux équipes à égalité (1-1).
La deuxième mi-temps se résumera à une accumulation de frappes lointaines. La surface de réparation anglaise est toujours une forteresse imprenable et les Bleus n’ont d’autre choix que de canarder le but de Joe Hart à distance. Les Anglais n’attaquent pratiquement pas et laissent le total contrôle de la rencontre aux hommes de Laurent Blanc. La France domine, a des occasions très nettes mais joue de malchance. Au final l’Angleterre qui n’aura cadré qu’une frappe de tout le match atteint son objectif: éviter de perdre contre la meilleure équipe du groupe sur le papier. Les Bleus eux par contre ont d’excellentes raisons de se sentir frustrés après un match sommes toutes plus qu’abouti mais qu’ils n’auront pas réussi à gagner. La deuxième rencontre qui les opposera à l’Ukraine est déjà décisive.
Shevchenko est éternel
Dans le deuxième match du groupe le deuxième pays organisateur se présentait face à une Suède gonflée à bloc menée par Zlatan Ibrahimovic. Peu convaincants en préparation, les hommes d’Oleg Blokhine se mettent tout de même au diapason avec une bonne entame face à des scandinaves déterminés eux aussi à remporter le match. La première mi-temps s’avère assez débridée mais aucune des deux équipes ne parvient à faire la différence jusqu’à la pause.
En deuxième période, la Suède revient avec plus de tranchant et fini par profiter d’un errement défensif ukrainien pour prendre l’avantage par le biais de Zlatan Ibrahimovic. L’avant-centre milanais reprend victorieusement une offrande de Kim Källström et met son pays dans une situation favorable. On se dit alors que les affaires sont mal embarquées pour la sélection hôte, surtout qu’elle a du mal à contenir les offensives adverses. C’est alors que le ballon d’or 2004, Andriy Shevchenko sort de sa boîte. Le buteur de 35 ans fait admirer sa science de l’appel de balle et remet son pays dans le match trois minutes seulement après le but suédois d’une tête victorieuse. Pile ce qu’il faut pour redonner confiance aux Ukrainiens. Finalement Sheva s’offrira le doublé sur un corner en brulant la politesse à Ibrahimovic qui le marquait, coupant la trajectoire du ballon au premier poteau d’une superbe tête. La Suède ne s’en remettra pas malgré des occasions nettes en fin de match. Les scandinaves se retrouvent donc en situation délicate mais au vu de ce qu’ils ont montré sont parfaitement capables de venir à bout d’une Angleterre limitée et privée une fois de plus de Rooney qui purgera son deuxième match de suspension. L‘Ukraine elle se prend à rêver d’une qualification en quarts. Il faudra cependant éviter de perdre contre la France ce vendredi pour rester en ballotage favorable.
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