Les meilleurs steals de draft (4e partie, 2005-2011)
Lorsque on évoque les drafts NBA on s’intéresse le plus souvent aux premiers choix et aux joueurs n’ayant pas réussi à faire leur trou dans la grande ligue. On se polarise plus rarement sur les bonnes pioches, ces joueurs peu, voire pas attendus qui finalement s’avèrent être de très bons éléments, bien au-dessus du niveau auquel ils étaient attendus. Ces « steals » comme on les appelle squattent les dernières places des drafts et parviennent au talent et à l’abnégation à faire leur trou dans la ligue et parfois même à devenir des joueurs majeurs. C’est à ces joueurs-là que nous nous intéressons au travers de ce dossier. Leur point commun est d’avoir été sélectionnés dans les dernières places ou les tours suivants de draft. Mésestimés par les scouts, bénéficiant de peu de hype du fait d’avoir effectué leur cursus NCAA dans d’obscures universités ou tout simplement victimes de leur réputation, ces délaissés ont laissés à leur façon leur empreinte dans la ligue ou dans une moindre mesure dans certaines Franchises.

Rajon Rondo (Draft 2006) 21e choix par les Phoenix Suns, transféré chez les Boston Celtics
Au sein d’une draft durant laquelle les meneurs de jeu sont boudés, Rondo ne trouve preneur qu’au delà de la vingtième place. Il est pourtant le premier meneur de cette cuvée à être sélectionné. Transféré dans la foulée chez les Boston Celtics, il s’illustre comme backup de Sebastian Telfair durant sa saison rookie (6,4 points et 3,8 passes décisives) Mais c’est sa moyenne de 1,6 interceptions (il figure alors dans le top 10 des meilleurs intercepteurs) qui impressionne. Élu dans la All Rookie Second Team, il change de dimension la saison suivante à la faveur du méli-mélo entraîné par les arrivées de Kevin Garnett et Ray Allen. Intronisé meneur titulaire, il s’impose et se montre précieux. Au fil des années, il devient l’un des joueurs majeurs de l’équipe aux côtés du Big Three et décroche quatre sélections All Star coup sur coup (2010, 2011, 2012 et 2013) et une nomination dans la All NBA Third Team (2012). Il figure également deux fois dans la All-Defensive First Team (2010 et 2011) et deux fois dans la All-Defensive Second Team (2012 et 2013). Ce passeur et intercepteur de talent hérite même des clés de la Franchise après le départ du Big Three. Malheureusement, la suite de sa carrière est plus tortueuse. Entre pépins physiques et problèmes relationnels, il manque de régularité depuis son départ de Boston.

Kyle Lowry (Draft 2006) 24e choix par les Memphis Grizzlies
La cote des meneurs étant au plus bas durant cette draft 2006, Lowry n’est pris que dans les dernières places du premier tour. Sa saison rookie sera écourtée par une fracture du poignet après seulement dix matchs joués. Il revient la saison suivante et s’impose dans la rotation. Frustré par sa concurrence avec Mike Conley, il est finalement transféré chez les Houston Rockets en 2009. Il y finit par faire son trou et dépasse enfin les dix points de moyenne. L’émergence de Goran Dragic durant la saison 2011-2012 va le pousser vers la sortie. Il est alors envoyé chez les Toronto Raptors durant l’intersaison 2012. Au Canada, il est immédiatement titularisé mais doit composer avec la concurrence de José Calderon. Le départ de ce dernier lui ouvre une voie royale. Désormais indiscutable, il devient l’un des visages de la Franchise aux côtés de DeMar DeRozan. En 2015, il décroche sa première sélection All Star. Pilier des Raptors, Lowry compte cinq nominations au All Star Game (2015, 2016, 2017, 2018 et 2019) et une apparition dans la All NBA Third Team (2016). Il a également remporté la médaille d’or avec Team USA lors des J.O. 2016.

Paul Millsap (Draft 2006) 47e choix par le Utah Jazz
Issu de Louisiana Tech University, Millsap ne convainquit pas vraiment les scouts NBA lorsqu’il décida de s’inscrire à la draft. Ce n’est qu’au deuxième tour qu’il fut sélectionné par le Utah Jazz. Après des débuts timides comme bencher (il apparaîtra tout de même dans la All Rookie Second Team), il s’affirme lors de sa troisième saison (13,5 points et 8,6 rebonds). Devenu starter à partir de 2010, sa moyenne de points ne descendra plus en dessous des 14 points. En 2013, il est transféré chez les Atlanta Hawks. En Georgie, il brille de mille feux et est convoqué pour le match des étoiles en 2014. S’en suivront trois autres sélections All Star en 2015,2016 et 2017. Actuellement sous contrat avec les Denver Nuggets, il reste considéré comme un des meilleurs ailiers forts de la ligue.

Marc Gasol (Draft 2007) 48e choix par les Los Angeles Lakers
S’il s’était fait remarquer dès ses années lycées avec Lausanne Collegiate School (une école de Memphis), le frère cadet de Pau Gasol préfèrera retourner en Espagne pour y débuter sa carrière avec Le FC Barcelone Basket. Alors qu’il évolue avec Girone, il se présente à la draft. Snobé lors du premier tour, il est finalement sélectionné par les Los Angeles Lakers qui ne croient pas vraiment en lui. Déçu, il décide d’effectuer une saison supplémentaire à Girone avant de se lancer dans le grand bain de la NBA. Finalement en février 2008, ses droits sont acquis par les Memphis Grizzlies dans le transfert qui a envoyé son frère aîné du côté des Lakers. C’est donc avec la Franchise du Tennessee que le jeune pivot débutera son aventure NBA. Très vite, il y trouvera ses marques (son intégration fut d’autant plus facilitée par le fait qu’il ait déjà vécu dans la ville) et fera même oublier son frère. Il est logiquement nominé dans la All Rookie Second Team en 2009. En 2012, il est retenu pour le All Star Game. L’année suivante, il marque un peu plus la ligue de son empreinte en remportant le trophée de défenseur de l’année. Joueur majeur des Grizzlies, il a été au total trois fois All Star et compte aussi une apparition dans la All NBA First Team (2015), une dans la All NBA Second Team (2013) et une dans All Defensive Second Team (2013). Récemment transféré aux Toronto Raptors, Marc Gasol n’a jamais effectué de saison à moins de 11 points depuis ses débuts dans la ligue.

Serge Ibaka (Draft 2008) 24e choix par les Seattle Supersonics
Anonyme joueur du CB L’Hospitalet (D2 espagnole), le natif de Brazzaville n’a pour seule référence qu’un trophée de MVP du Reebok Eurocamp 2008 lorsqu’il s’inscrit à la draft. Logiquement, le fait d’avoir effectué son parcours hors des USA le dessert et il se retrouve sélectionné dans le dernier tiers du premier tour, devenant le premier congolais d’origine à être drafté. Il ne rejoint cependant pas directement la Grande Ligue. Il s’engage avec le Ricoh Manresa en Liga ACB (1ère division espagnole). Le Thunder, qui vient de s’établir à Oklahoma City, décide de le rapatrier et il rejoint la Franchise pour la saison 2009-2010. Remplaçant à ses débuts, il gagne ses galons de titulaire lors de sa deuxième année et devient même un des visages du Thunder aux côtés de Kevin Durant, Russell Westbrook et James Harden. Outre une efficacité offensive augmentant d’année en année, il fait également partie des meilleurs défenseurs de la ligue. Nominé trois années de suite dans la All Defensive First Team (2012, 2013 et 2014), il est également élu deux fois meilleur contreur de la ligue en 2012 et 2013. En 2016, il est transféré au Orlando Magic. S’il y réussira sa meilleure saison en moyenne de points inscrits, l’expérience sera mitigée au plan sportif. Tradé de nouveau en février 2017 chez les Toronto Raptors, il s’y impose et remporte le titre NBA au terme d’une saison 2018-2109 aboutie.

Nicolas Batum (Draft 2008) 25e choix par les Houston Rockets, transféré chez les Portland Trail Blazers.
Au terme d’une saison correcte avec Le Mans (Pro A), il est loin de déchaîner les passions lorsqu’il s’inscrit à la draft. Sélectionné en 25e position par les Rockets, il est immédiatement échangé contre Darrel Arthur et Joey Dorsey et prend la direction de Portland. Pressenti pour être un joueur de complément, il s’impose très vite avec les Blazers, devenant starter après seulement trois matchs. S’il n’est pas le meilleur scoreur de la planète, Batman s’avère précieux dans tous les autres compartiments de jeu et est le coéquipier idéal pour faire briller les autres. En dépit de quelques soucis physiques, il devient un des piliers des Blazers avec qui il enchaîne les bonnes saisons. En juin 2015, il est transféré chez les Charlotte Hornets. Il s’impose immédiatement et devient le lieutenant de Kemba Walker. Si son palmarès est toujours vierge, son profil de parfait joueur d’équipe en fait un élément très apprécié dans la ligue.

Nikola Pekovic (Draft 2008) 31e choix par les Minnesota Timberwolves
Considéré comme un des meilleurs jeunes pivots européens, le monténégrin ne trouve cependant pas grâce aux yeux des Franchises NBA, préférant miser sur des joueurs qui seraient tout de suite opérationnels. Sa situation contractuelle avec le Panathinaikos (il ne pouvait pas rejoindre la NBA avant 2010) contribua également à le faire descendre dans la hiérarchie de la draft, alors qu’il était pressenti pour être Top 10. Ce n’est qu’en 2010 qu’il débuta avec les Timberwolves. Après une première saison d’adaptation, il retourna brièvement au Partizan Belgrade durant le lockout avant de définitivement trouver ses marques lors de sa saison sophomore. Il enchaîna ensuite quatre saisons à plus de 12 points de moyenne. Malheureusement, sa fragilité physique lui fera manquer de nombreux matchs. Après une saison sans jouer, il est libéré par les Wolves. S’il n’a pas connu les mêmes honneurs qu’en Euroligue, Pekovic fut tout de même un des plus solides pivots durant son passage en NBA.

DeAndre Jordan (Draft 2008) 35e choix par les Los Angeles Clippers
Après une seule saison à Texas A&M, le jeune pivot décide de tenter sa chance à la draft 2008. Boudé par les Franchises pour son manque de fondamentaux, il ne trouve preneur qu’au second tour. Bencher à ses débuts, il se retrouve en première ligne suite aux blessures des intérieurs titulaires. Il devra cependant attendre sa troisième saison pour s’imposer définitivement comme pivot titulaire. Partenaire de raquette de Blake Griffin, il devient vite un joueur majeur de l’effectif et franchit même un cap suite à l’arrivée de Chris Paul. Excellent rebondeur, ses performances seront sanctionnées par une nomination au All Star Game en 2017. Il compte également une nomination dans la All NBA First Team en 2016 et deux dans la All NBA Third Team en 2015 et 2017. Élu deux fois meilleur rebondeur de la ligue (2015 et 2016), il figure également deux fois dans la All Defensive First Team en 2015 et 2016. Après deux saisons chez les Dallas Mavericks puis les New York Knicks, il vient de s’engager avec les Brooklyn Nets où il constituera un Big Three aux côtés de Kevin Durant et Kyrie Irving.

Goran Dragic (Draft 2008) 45e choix par les San Antonio Spurs, transféré aux Phoenix Suns
Inconnu de la majeure partie des scouts lorsqu’il se présente à la draft, le meneur slovène ne retient pas l’attention des Franchises. Toutefois, les San Antonio Spurs le retiennent au second tour. Dans la foulée, il est échangé avec Malik Hairston le 48e choix et envoyé chez les Phoenix Suns. Dans l’Arizona, il ne donne pas satisfaction et est transféré chez les Houston Rockets au bout de trois saisons. Ses débuts à Houston sont tout aussi mitigés mais le lockout durant lequel il revient en Europe au Saski Baskonia va totalement le relancer. De retour dans le Texas, il dépasse enfin les 10 points de moyenne et gratte même quelques titularisations. Il revient à Phoenix à l’issue de la saison. Avec les Suns, il continuera sa fulgurante progression et réalisera une saison 2013-2014 de toute beauté (20, 3 points et 5,9 passes décisives). Il sera élu Most Improved Player en 2014 et nominé dans la All NBA Third Team. Cependant, Phoenix soucieux de reconstruire décide de le transférer au Miami Heat en février 2015. Il devient très vite un des joueurs majeurs du Heat et est même devenu All Star en 2018.

Patrick Beverley (Draft 2009) 42e choix par les Los Angeles Lakers
En dépit de bonnes performances avec l’Université d’Arkansas, Beverley en est exclu, à cause de problèmes académiques, au bout de deux saisons. Plutôt que de patienter avant de réintégrer les Razorbacks, il décide de franchir l’atlantique et s’engage avec le club russe de Dnipro Dnipropetrovsk en 2008. Cet exil aura pour conséquence de faire descendre sa cote dans les mock-drafts et il ne sera retenu qu’au deuxième tour par les Lakers. Dès le lendemain, ses droits seront récupérés par le Miami Heat. Beverley ne rejoindra cependant pas tout de suite la ligue et passera quelques saisons en Europe à l’Olympiakos. Il rejoindra par la suite le Heat pour la Summer League en 2010 mais ne sera pas conservé. Il s’engagera alors avec le club russe Spartak Saint-Petersbourg. Ce n’est qu’en janvier 2013 qu’il reviendra aux USA en s’engageant avec les Houston Rockets. Il sera automatiquement envoyé en D-League avant de faire ses débuts avant la Franchise texane. Après quelques mois de rodage, il gagne sa place de starter et brille durant les playoffs 2013. La saison suivante, il devient un des éléments incontournables des Rockets et fait montre de ses qualités défensives. Il est nommé dans la All Defensive Second Team (2014). Quelques saisons plus tard, il figurera dans la All Defensive First Team (2017). Envoyé chez les Los Angeles Clippers en 2017 dans le trade qui fit venir Chris Paul chez les Rockets, Beverley continue d’y faire étalage de son abattage défensif.

Hassan Whiteside (Draft 2010) 33e choix par les Sacramento Kings
Après une seule saison assez convaincante à la Marshall University de Huntington (Virginie Occidentale). Whiteside se présente à la draft. Les Franchises ne se bousculent pas pour le retenir mais il est finalement sélectionné par les Sacramento Kings au second tour. Ses débuts seront catastrophiques. Après avoir pris deux fautes en deux minutes dès le premier match de la saison, il ne réapparaîtra plus dans le groupe de toute la saison et sera envoyé en D-League chez les Reno Bighorns. La saison suivante, il débutera en D-League avant d’être rappelé par les Kings. Il sera tout de même coupé à fin de la saison 2012. Il rebondit en D-League avec les Sioux Falls Skyforce avant d’être envoyé chez les Rio Grande Valley Vipers en janvier 2013. Quelques mois plus tard, il quitte la D-League et s’exile au Amchit Club (Liban). Il n’y jouera que trois matchs avant de rejoindre les Sichuan Blue Whales, un club de NBL (ligue mineure chinoise) en mai 2013. En novembre 2013, il retourne au Liban et s’engage avec le Al Mouttahed Tripoli. Laissé libre en 2014, il retrouve la NBL chinoise avec le Jiangsu Tongxi. Il décide alors de prendre part aux Summer Leagues 2014 avec les Toronto Raptors puis les Memphis Grizzlies. A la fin de celles-ci, il est engagé par l’Iowa Energy, équipe D-League affiliée aux Grizzlies. En novembre 2014, le Miami Heat désireux de se renforcer le signe. Envoyé dans la foulée aux Sioux Falls Skyforce, il est rappelé deux jours plus tard. En janvier 2015, il explose avec le Heat et devient un des éléments majeurs de l’équipe. Il est actuellement l’un des meilleurs intérieurs de la conférence Est.

Lance Stephenson (Draft 2010) 40e choix par les Indiana Pacers
Comme nombre de jeunes joueurs, Lance Stephenson n’effectuera qu’une seule saison universitaire avec l’University of Cincinnati avant de s’inscrire à la draft. Les Indiana Pacers le retiendront au deuxième tour. Les débuts seront délicats. Il ne jouera son premier match NBA qu’en février 2011 et ne foulera les parquets de la ligue que 18 fois de toute la saison. La saison suivante sera tout aussi compliquée, mais il la terminera bien. Intronisé titulaire pour sa troisième saison, il progresse et devient un joueur majeur de l’équipe durant sa quatrième année dans la ligue (13,8 points et 7,2 rebonds par matchs). Free Agent, il est recruté par les Charlotte Hornets durant l’intersaison 2014. Il y vivra un exercice 2014-2015 mitigé et sera envoyé chez les Los Angeles Clippers après une seule saison. Il ne donnera pas satisfaction et sera tradé chez les Memphis Grizzlies où il finira la saison 2016. Il enchaînera ensuite deux expériences à oublier avec les New Orleans Pelicans puis les Minnesota Timberwolves. Il revient chez les Pacers en mars 2017. Peu à son avantage en saison régulière, c’est surtout durant les playoffs qu’il brille. Il évolue à présent avec les Los Angeles Lakers.

Nikola Mirotic (Draft 2011) 23e choix par les Houston Rockets, transféré aux Chicago Bulls
En dépit de bonnes performances avec le Real Madrid, l’ailier fort espagnol ne séduit pas outre-atlantique lorsqu’il postule à un spot dans la Grande Ligue. Sélectionné par les Rockets, il est immédiatement transféré aux Minnesota Timberwolves avant que ses droits ne soient cédés aux Chicago Bulls la même nuit. Mirotic décide de rester en Europe dans un premier temps et ne rejoint la Franchise chicagoane que durant l’été 2014. Utilisé en sortie de banc durant sa première saison, il finit la saison dans la All-Rookie First Team. Il change de statut lors de sa deuxième saison. Fred Hoiberg, le nouvel entraîneur, en fait un starter aux côtés de Joakim Noah. Responsabilisé, il devient petit à petit un des piliers de l’équipe au point d’être considéré comme un éventuel Franchise Player. Une altercation avec son coéquipier Bobby Portis va cependant remettre son statut en cause. Transféré chez les New Orleans Pelicans en janvier 2018, il y réalise d’assez bonnes performances mais est envoyé chez les Milwaukee Bucks en février 2019. Souvent blessé lors de ces dernières saisons, il décide de revenir en Europe et s’est engagé avec le FC Barcelone Lassa en D1 espagnole.

Jimmy Butler (Draft 2011) 30e choix par les Chicago Bulls
Après quatre ans à Marquette où il a effectué son cursus complet, il tente enfin sa chance à la draft. Ce n’est qu’à la toute fin du premier tour qu’il trouve preneur. Au sein d’une équipe qui est alors l’une des places fortes de la conférence Est, il débute timidement comme bencher avant de s’affirmer progressivement d’année en année et devenir l’un des visages de la Franchise. Profitant des méformes des autres cadres et des départs, il devient même le Franchise Player des Bulls. Ses bonnes performances sont couronnées d’un trophée de Most Improved Player (MIP) en 2015. Il devient All Star la même année et figure dans la All- Defensive Second Team. En conflit avec ses dirigeants, il est transféré chez les Minnesota Timberwolves en juin 2017. S’il trouve rapidement ses marques dans cette équipe prometteuse, sa conduite agace et il se brouille avec ses dirigeants. Conséquence, il est envoyé chez les Philadelphia Sixers en novembre 2018. Aux côtés de Joel Embiid, Ben Simmons et Tobias Harris, il réalise une excellente saison. Il choisit toutefois de partir et s’est engagé avec le Miami Heat récemment. Quatre fois All Star (2015, 2016, 2017 et 2018), il compte aussi deux nominations dans la All NBA Second Team (2017 et 2018) et quatre apparitions dans la All-Defensive Second Team (2014, 2015, 2016 et 2018). Il est encore à ce jour un des joueurs majeurs de la ligue.

Chandler Parsons (Draft 2011) 38e choix par les Houston Rockets
Formé chez les Florida Gators de Gainsville, Parsons n’est cependant sélectionné qu’au deuxième tour par les Houston Rockets. Du fait du lockout, il débute sa carrière à Cholet en France avant d’endosser la tenue de la Franchise texane. Il s’y impose rapidement (9,5 points durant sa saison rookie et 57 matchs comme starter). Il sera sans surprise nommé dans la All rookie Second Team 2012. Sa saison sophomore sera encore plus réussie (15,5 points et 5,3 rebonds) avec en prime d’excellents playoffs (18,2 points de moyenne). Il continuera sur sa lancée durant sa troisième saison (16,6 points et 5,5 rebonds et 4 passes, ses meilleures moyennes en carrière). Transféré par la suite chez les Dallas Mavericks, il s’y montrera tout aussi décisif. Malheureusement une blessure au genou viendra enrayer sa progression. Recruté par les Memphis Grizzlies à l’intersaison 2016, il peine à retrouver ses sensations et y réalise des saisons indignes de son talent, marquées par des blessures.

Isaiah Thomas (Draft 2011) 60e choix par les Sacramento Kings
Après avoir effectué son cursus chez les Washington Huskies, Thomas se présente à la draft. Du fait de sa taille modeste (il ne fait qu’un mètre 75), il est ignoré par pratiquement toutes les équipes et n’est finalement retenu qu’en toute dernière position du deuxième tour de la draft. Loin de se laisser intimider, il gagne vite sa place dans le roster et termine sa saison rookie avec une moyenne de 11,5 points et 4,1 passes décisives. De belles prestations sanctionnées par une place dans la All Rookie Second Team 2012. Ce meneur de poche continuera à enchaîner les bonnes performances avec la Franchise de la capitale californienne et culminera même à 20,3 points et 6,3 passes décisives lors de sa troisième saison. Il sera transféré chez les Phoenix Suns à l’intersaison. Après une première partie de saison assez réussie (15,2 points), il est envoyé chez les Boston Celtics en février 2015. Il y explosera totalement et deviendra même un des joueurs majeurs de la ligue. Il sera retenu pour le All Star Game en 2016 et 2017. Il figurera également dans la All NBA Second Team en 2017. Si sa carrière a pris du plomb dans l’aile depuis qu’il a été échangé avec Kyrie Irving à l’intersaison 2017, il n’en reste pas moins un des joueurs les plus appréciés de la ligue.
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