Ces stars qui n’ont jamais gagné la CAN
Longtemps considérée moins prestigieuse que l’EURO ou la Copa America, la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) a su, au fil des années, gagner ses lettres de noblesse et s’imposer comme l’une des compétitions internationales les plus ardues et les plus prestigieuses. A ce titre, il est désormais de bon ton pour tout joueur africain de la faire figurer à son palmarès. Les meilleurs joueurs du continent exilés en Europe n’hésitent plus à venir défendre les couleurs de leur nation. Cependant ce tournoi comporte son lot d’indécisions et de déceptions à l’image de la Coupe du Monde. Ainsi, un certain nombre de légendes du football africain n’ont jamais pu remporter ce trophée. Pour ces joueurs connus comme des références, parfois mondiales, à leurs postes ces échecs en CAN font tache.
Salif Keita (Mali)
Premier lauréat du Ballon d’Or Africain en 1970, le buteur malien fut une des premières stars africaines. S’il eut une carrière brillante en occident (AS Saint-Etienne, Olympique de Marseille, Valence CF, Sporting CP), il fut malheureusement moins chanceux sur le continent. Double finaliste des deux premières coupes des clubs champions africains, il s’incline deux fois avec le Stade Malien (défaite contre l’Oryx de Douala) puis le Real Bamako (battu par le Stade d’Abidjan). Sa carrière en sélection fut tout aussi frustrante. Il doit attendre 1972 pour disputer sa première et dernière CAN. Le Mali atteint la finale lors de cette édition mais subit la loi du Congo (2-3). Blessé, Domingo ne prend pas part à la finale. Par dessus le marché, il n’a pas inscrit le moindre but durant le tournoi. Le Mali ne parvenant plus à se qualifier pour la phase finale, il n’aura jamais l’occasion de retenter sa chance.
Chérif Souleymane (Guinée)
Considéré par beaucoup comme le meilleur footballeur guinéen de tous les temps, le leader de l’Hafia Conakry a connu une carrière brillante en club, remportant trois fois la coupe des clubs champions africains (1972, 1975 et 1977). En sélection, ce merveilleux milieu de terrain fut cependant moins chanceux. Après avoir pris part aux Jeux Olympiques en 1968, il dispute sa première CAN en 1970 mais son pays est éliminé en phase de poules. Quatre ans plus tard, en 1974, le Syli National subit le même sort. Reconverti libéro, il mène la Guinée durant la CAN 1976. Le Syli National finit la compétition sans la moindre défaite mais c’est le Maroc qui remporte le trophée. La Guinée fait les frais de la formule de la poule finale (matchs de poules entre les quatre premiers du premier tour au terme desquels l’équipe totalisant le plus de points est sacrée) utilisée durant ce tournoi. Ce sera sa dernière CAN. Cet échec reste, de son propre aveu, le plus gros regret du Ballon d’Or Africain 1972.
Ali Abo Greisha (Egypte)
Terreur des défenses continentales, l’avant-centre d’Ismaily FC eut le malheur d’évoluer pendant la période creuse de sa sélection. Brillant durant les phases finales de CAN 1970 et 1974, il s’incline à chaque fois en demi-finales. En 1970, la R.A.U. est battue par le Soudan en prolongations (1-2). Quatre ans plus tard, alors que la CAN se déroule en Egypte, les Pharaons se font sortir par le Zaïre (2-3) après avoir mené 2-0. Retiré de la sélection après cette désillusion, il ne prendra pas part au tournoi suivant en 1976. Abo Greisha est l’une des rares légendes du football égyptien à n’avoir rien gagné avec sa sélection.
Laurent Pokou (Côte d’Ivoire)
La carrière de L’homme d’Asmara a souvent rimé avec la malchance. En club, il ne remportera jamais de trophée continental avec l’ASEC Abidjan (il ne jouera qu’une seule fois les demi-finales de C1 en 1971 pour une défaite contre le Canon de Yaoundé). En sélection, il n’aura pas plus de réussite en quatre CAN disputées. Lors de l’édition 1968, il finit meilleur buteur (6 buts) mais la Côte d’Ivoire est éliminée en demi-finales par le Ghana (3-4 après prolongations). Lors de l’édition suivante en 1970, il éclabousse la compétition de son talent (8 buts inscrits, meilleur buteur de la compétition) mais perd de nouveau en demis contre le Ghana (1-2 après prolongations). Il disputera deux autres CAN (1974 et 1980) mais les Éléphants ne sortiront pas des poules. Poissard jusqu’au bout, Pokou n’a jamais remporté aucun titre en dehors des frontières ivoiriennes.
Mustapha Dahleb (Algérie)
Légende du Paris Saint-Germain dont il fut la première grande star, le milieu offensif algérien eut le malheur de faire face à un creux générationnel en sélection. Ce n’est que lorsque la génération dorée des années 80 émerge qu’il a enfin la possibilité de jouer des phases finales de CAN (l’Algérie se faisait toujours sortir en qualifications auparavant). Absent lors de la CAN 1980, il prend part à l’édition de 1982, sa première compétition internationale. Ce sera aussi sa dernière CAN. Les Fennecs atteignent les demi-finales mais s’inclinent en prolongations contre le Ghana (2-3). Il participe par la suite au Mondial 1982 avec sa sélection. Sur le déclin, il n’est pas retenu pour l’édition 1984.
Lakhdar Belloumi (Algérie)
Avec près d’une centaine de capes à son actif, Belloumi fut l’un des joueurs majeurs de l’histoire des Fennecs. Il a pris part à deux coupes du monde (1982 et 1986), un tournoi olympique (1980) et quatre coupes d’Afrique des Nations. Finaliste de la CAN en 1980 pour sa première participation, il ne reviendra jamais à ce stade de la compétition. Lors des éditions 1982 et 1984, l’Algérie est éliminée en demi-finales respectivement par le Ghana (2-3 après prolongations) puis par le Cameroun (0-0 et 4-5 aux tirs aux buts). Non retenu pour l’édition 1986 à cause d’une blessure, il échoue une fois de plus en demi-finales lors de la CAN 1988 (défaite contre le Nigéria, 1-1 puis 8-9 aux tirs aux buts). Ce sera sa dernière compétition. Retiré de la sélection en 1989 après l’échec en qualifications de la coupe du monde 1990, il n’est donc pas du succès d’El Khadra lors de la CAN 1990.
Ezzaki « Zaki » Badou (Maroc)
Gardien mythique de la sélection marocaine, Zaki jouera de malchance en compétition internationale. Il prendra part à la coupe du monde 1986 mais aussi à quatre Coupes d’Afrique des Nations. En 1980, le Maroc se fait sortir en demi-finales par le Nigeria (0-1). Lors de l’édition 1986, les Lions de l’Atlas se font éliminer au même stade de la compétition par l’Egypte (0-1). La CAN 1988 se termine de la même façon, au même stade de la compétition et sur le même score (défaite contre le Cameroun 0-1). Pour sa dernière CAN en 1992, le Maroc ne passe pas la phase de poules. Il prendra sa retraite internationale dans la foulée.
Aziz Bouderbala (Maroc)
Leader technique de la sélection marocaine dans les années 80, ce merveilleux dribbleur n’a malheureusement pas été verni question palmarès au plan international. Titulaire dès la CAN 1980 aux côtés de Zaki Badou, leur parcours est stoppé en demi-finales par une défaite contre le Nigeria (0-1). Non-qualifié pour le tournoi de 1984, le Maroc revient plus fort en 1986 mais s’incline une nouvelle fois en demis contre l’Egypte (0-1). La malédiction se poursuivra lors de la CAN jouée à domicile en 1988. Les Lions de l’Atlas se font sortir une fois de plus en demi-finales par le Cameroun cette fois (0-1). Il participera une dernière fois à la CAN en 1992 mais le Maroc est éliminé dès le premier tour. Comme Zaki, il décide de se retirer de la sélection après ce nouvel échec. Bouderbala peut toutefois se targuer d’avoir pris part à une coupe du monde (en 1986).
Kalusha Bwalya (Zambie)
Pilier de la sélection zambienne pendant plus de quinze ans, il fut de toutes les aventures et de tous les coups durs. Il dispute sa première CAN en 1986 mais le King King Eleven (ancien surnom de la sélection zambienne) ne sort pas des poules. En 1988, la Zambie ne se qualifie pas pour la CAN mais brille aux JO de Séoul, atteignant les quarts de finale. Absent de la compétition en 1990, Bwalya guide l’équipe lors de l’édition 1992. L’aventure s’arrête en quarts suite à une défaite contre la Côte d’Ivoire (0-1 après prolongations). Après le crash d’avion qui a décimé la sélection en 1993, Bwalya hérite de responsabilités encore plus importantes et guide ses jeunes coéquipiers à la CAN 1994 atteignant la finale (battu 1-2 par le Nigéria). Brillante lors de l’édition 1996, la Zambie est sortie en demi-finales par la Tunisie (2-4). Ce sera la dernière occasion qu’il aura de gagner le trophée. Si la Mighty Zambia figure aux éditions 1998 et 2000, elle ne passe pas le premier tour. Celui qui fut le meilleur joueur zambien de tous les temps soulèvera néanmoins la CAN en 2012 mais en qualité de président de la fédération nationale de football.
Anthony Yeboah (Ghana)
Considéré comme un des meilleurs buteurs ghanéens de tous les temps, il a la malchance de débuter sa carrière internationale durant une des pires périodes de l’histoire de la sélection ghanéenne. En effet, les Black Stars ne participent à aucune phase finale de compétition internationale de 1984 à 1990. Ce n’est qu’en 1992 que le Ghana retrouve la CAN après huit ans d’absence. Favorite du tournoi, la sélection ghanéenne s’incline en finale contre la Côte d’Ivoire (0-0 puis 10-11 aux tirs aux buts). Lors de l’édition suivante en 1994, les Black Stars se font éliminer par le voisin ivoirien en quart de finales (1-2). Demi-finalistes de la CAN 1996, le Ghana subit la loi de l’Afrique du Sud (0-3). Ce sera la dernière CAN de Yeboah. En 1997, il arrête la sélection.
Jules Bocandé (Sénégal)
Dans le haut du panier des meilleurs joueurs sénégalais de tous les temps, Jules Bocandé portera quasiment les Lions de la Teranga durant toute sa carrière internationale. Il parviendra à transcender une sélection plutôt moyenne qui se qualifie pour la CAN 1986 après vingt ans d’éclipse. Malheureusement le Sénégal ne sortira pas des poules. Non-qualifiée en 1988, la sélection sénégalaise se montre sous son meilleur jour durant l’édition 1990 où elle atteindra les demi-finales (défaite contre l’Algérie 1-2). En 1992, il ne parvient malheureusement pas à rééditer cette performance. Les Lions de la Teranga sont éliminés en quarts par le Cameroun (0-1) pour ce qui fut la dernière CAN de Bocandé en temps que joueur. Retraité en 1993, il devient co-sélectionneur (en tandem avec Boubacar Sarr) de son pays lors de la CAN 1994. L’aventure s’arrêtera une fois de plus en quarts (élimination contre la Zambie 0-1).
George Weah (Liberia)
International dès 1987, le meilleur joueur libérien de tous les temps aura malheureusement une carrière internationale inversement proportionnelle à celle en club. Sa sélection est loin de jouer les premiers rôles même dans sa sous-région. Pour ne rien arranger, la guerre civile qui déchire le Liberia réduira ses chances de briller en compétition internationale. Weah investira ses propres deniers pour permettre aux Lone Stars de revenir à la compétition. Le Liberia parviendra à se qualifier pour la CAN 1996 mais sera sorti au premier tour. Au crépuscule de sa carrière, Weah aura l’opportunité de jouer une deuxième phase finale de CAN en 2002 au Mali. Versés dans un groupe difficile (Nigeria, Mali et Algérie), le Liberia ne passe pas les poules. Weah prendra sa retraite l’année suivante en 2003.
Aboubacar « Titi » Camara (Guinée)
Leader de la sélection guinéenne dans les années 90 et au début du siècle, ce buteur à l’accélération phénoménale n’a pas connu le succès avec son pays. Il dispute sa première CAN en 1994 mais le Syli National est éliminé dès la phase de poules. Non-qualifiée en 1996, la Guinée revient dans la cour des grands en 1998 mais se fait une nouvelle fois sortir en poules. La Guinée rate les éditions 2000 et 2002 mais parvient à se qualifier pour celle de 2004. Bien qu’en fin de carrière, Titi Camara brille enfin, inscrivant les premiers buts de sa carrière en phase finale de CAN. Le Syli National atteint les quarts de finale mais s’incline lors du duel fratricide contre le Mali (1-2). Titi Camara prend sa retraite internationale après cet ultime échec.
Nwankwo Kanu (Nigeria)
Vainqueur du tournoi olympique en 1996, le longiligne attaquant n’a jamais été dans le bon timing pour la CAN. Trop jeune, il n’est pas retenu pour l’édition victorieuse de 1994. Vedette annoncée de l’édition 1996, il ne peut prendre part au tournoi du fait du forfait du Nigeria pour raisons politiques. Suite à ce boycott, le Nigeria est suspendu pour l’édition 1998. Ce n’est donc qu’en 2000 que Kanu jouera enfin sa première CAN. Les Super Eagles atteignent la finale mais sont défaits par le Cameroun (2-2 puis 2-4 aux tirs aux buts). Il n’aura pas plus de chance lors des édition suivantes. Demi-finaliste en 2002 (élimination 1-2 par le Sénégal après prolongations), en 2004 (défaite aux tirs aux buts contre la Tunisie) et en 2006 (battu par la Côte d’Ivoire 0-1), le Nigeria semble maudit. En 2008, Kanu est encore présent lors de l’élimination du Nigeria en quarts contre le Ghana (1-2). Les Super Eagles retrouvent le dernier carré lors de l’édition 2010 mais sont encore battus en demis par le Ghana (0-1). Ce sera sa dernière CAN. Suite à la non-qualification du Nigeria pour l’édition 2012, il prend sa retraite internationale. Il ne fut donc pas de la campagne victorieuse de 2013. Étrangement, il n’a jamais inscrit le moindre but en phase finale de CAN malgré ses 27 matchs dans cette compétition.
Benni McCarthy (Afrique du Sud)
McCarthy intègre la sélection sud-africaine au lendemain du succès en CAN de 1996. Il se révèle au monde entier durant la CAN 1998 où il finit co-meilleur buteur (7 buts inscrits). L’Afrique du Sud s’incline en finale contre l’Egypte (0-2). Les Bafanas Bafanas ne parvenant pas à se qualifier pour l’édition 2000, il ne rejouera une CAN qu’en 2002. Sa sélection est sortie en quarts par le Mali (0-2). Après le Mondial 2002, il prend sa retraite internationale. De fait, il ne participe pas à la CAN 2004 pour laquelle l’Afrique du Sud est qualifiée. Il décide cependant de revenir sur sa décision et prend part à la CAN 2006 avec les Bafanas Bafanas. Ce tournoi sera malheureusement un fiasco complet. L’Afrique du Sud finit dernière de sa poule et est éliminée au premier tour sans avoir inscrit le moindre but. Non retenu pour l’édition 2008, il ne jouera plus la moindre phase finale jusqu’à la fin de sa carrière.
Moustapha Hadji (Maroc)
Appelés dans une sélection en reconstruction suite à l’échec de la CAN 1992 et au départ des historiques Zaki et Bouderbala, Hadji et ses coéquipiers ne peuvent rien faire pour se qualifier pour l’édition 1994 mais parviennent tout de même à prendre part au Mondial 1994. Étrangement, les Lions de l’Atlas se montrent à leur avantage durant les qualifications pour les coupes du monde mais sont à la peine pour celles des Coupes d’Afrique des Nations. Absents en 1996, c’est en 1998 que les Lions de l’Atlas retrouvent la cour des grands continentale. Ils s’inclinent en quarts de finale contre l’Afrique du Sud (1-2). L’édition 2000 sera encore plus frustrante, le Maroc étant prématurément éliminé en phase de poules. Non retenu pour la CAN 2002, Moustapha Hadji dispute son dernier match en sélection en novembre 2002.
El Hadji Diouf (Sénégal)
Double ballon d’Or africain, le caractériel attaquant fut le fer de lance offensif du Sénégal dans les années 2000. Pour sa première CAN disputée en 2002, il atteint la finale mais le Sénégal perd contre le Cameroun aux tirs aux buts. Les Lions de la Teranga ne parviendront plus à ce stade de la compétition lors des éditions suivantes. En 2004, ils sont éliminés en quarts de finale par la Tunisie (0-1). En 2006, c’est l’Egypte qui leur barre la route en demi-finales (1-2). L’édition 2008 fut encore moins aboutie, les sénégalais ne parvenant pas à sortir des poules. Ce fut sa dernière CAN. Le Sénégal ne parvient pas à se qualifier pour celle de 2010. Absent de la sélection depuis 2008, il n’est logiquement pas retenu pour l’édition 2012.
Michael Essien (Ghana)
Prometteur en équipes de jeunes, Essien effectue ses grands débuts avec les A lors de la CAN 2002. Le Ghana atteint les quarts de finale mais est sorti par le Nigeria (0-1). Non-qualifiés en 2004, c’est lors de l’édition 2006 que les Black Stars font leur grand retour. Malheureusement, ils quittent la compétition dès la phase de poules. En 2008, la CAN est organisée au Ghana justement. Les Black Stars se hissent en demi-finales mais ne parviennent pas à prendre le meilleur sur le Cameroun (0-1). En 2010, l’équipe ghanéenne atteindra la finale au terme d’un tournoi rondement mené. L’Egypte est cependant trop forte et s’impose sur la plus petite des marges. Essien ne participera plus à aucune édition de la CAN. Non retenu pour la coupe du monde 2010 à cause d’une blessure au genou, il fait une pause avec la sélection. Il ne réintègre les Black Stars qu’en août 2013. Retenu pour le Mondial 2014, il prend sa retraite internationale après l’élimination du Ghana au premier tour.
Didier Drogba (Côte d’Ivoire)
L’histoire du buteur ivoirien et de la CAN ressemble à une romance contrariée. La séléphanto n’ayant pas prit part à l’édition 2004, c’est en 2006 que Drogba joue sa première compétition continentale. Les Éléphants atteignent la finale mais s’inclinent contre l’Egypte aux tirs aux buts. Deux ans plus tard, la Côte d’Ivoire écrase la compétition mais s’incline lourdement en demi-finales contre l’Egypte (1-4). Sortis par l’Algérie en 2010 au stade des quarts de finale (2-3 après prolongations), les Éléphants retrouvent la finale lors de l’édition 2012. Mais la Zambie parvient à remporter le trophée aux tirs aux buts. Pour ce qui sera sa dernière CAN en 2013, Drogba et la séléphanto s’inclinent en quarts contre le Nigeria (1-2). En froid avec les dirigeants suite au Mondial 2014, Drogba prend sa retraite internationale. Ce qui aura pour conséquence de lui faire manquer la campagne victorieuse de 2015.
Frédéric Kanouté (Mali)
Il dispute sa première CAN en 2004 quelques semaines après avoir décidé de défendre les couleurs maliennes. Il brille durant cette compétition mais le Mali s’incline en demi-finales contre le Maroc (0-4). La suite de son aventure en CAN sera encore plus difficile. Les Aigles loupent l’édition 2006. En 2008, le Mali à le malheur de tomber dans le même groupe que la Côte d’Ivoire et le Nigeria. Sortis dès les phases de poules, les maliens connaîtront la même infortune en 2010. Dans une poule a priori à leur portée, les Aigles se font encore éliminer. Déçu, Kanouté mettra un terme à sa carrière internationale dans la foulée.
Seydou Keita (Mali)
Neveu de Salif Keita, il a malheureusement eu une carrière internationale aussi frustrante que celle de son oncle. Il dispute sa première CAN lors de l’édition 2002 à domicile. Les Aigles parviennent à se hisser en demi-finales mais ne pèsent pas bien lourd face au Cameroun (0-3). En 2004, ils remettent ça et se font de nouveau battre en demis par le Maroc cette fois (0-4). Absents en 2006, les maliens sont éliminés dès les phases de poule en 2008, puis en 2010. Fidèle au poste, Seydou Keita guidera ses coéquipiers lors des éditions suivantes sans jamais parvenir à atteindre les finales. En 2012, ils sont écartés par la Côte d’Ivoire en demi-finales (0-1). En 2013, le Nigeria ne leur laisse aucune chance en demis (défaite 1-4). Pour la dernière CAN de Seydou Keita en 2015, le Mali tombe dans un groupe très relevé (Côte d’Ivoire, Cameroun et Guinée). A égalité parfaite avec la Guinée à l’issue de la dernière journée de poules, le Mali se fait éliminer au tirage au sort. Seydou Keita se retire après cette cruelle élimination.
Emmanuel Adebayor (Togo)
Le buteur togolais se révèle à la face du monde en disputant sa première CAN en 2002. Si le Togo est éliminé au premier tour, le potentiel de son jeune attaquant attire les convoitises. En 2006, il mène le Togo vers ce qui fut un des plus retentissants exploits de sa sélection: une qualification en coupe du monde. Mais la CAN 2006 se passe mal. En conflit avec son entraîneur, il ne brille pas et le Togo est sorti au premier tour après avoir fini dernier de son groupe. Il faudra attendre 2010 pour que le Togo se qualifie de nouveau pour une CAN. Mais suite à la fusillade dont fut victime leur bus au Cabinda, les Éperviers sont contraints d’être forfaits. En 2013, le Togo retrouve la compétition et passe le premier tour pour la première fois de son histoire. Mais il s’incline contre le Burkina Faso en quarts (0-1 après prolongations). Non-qualifiés en 2015, les Éperviers ont été éliminés en phase de poule lors de l’édition 2017. Le Togo n’ayant pu décrocher son billet pour la CAN 2019, il est peu probable qu’Adebayor, désormais âgé de 35 ans, puisse disputer une autre phase finale avant sa retraite sportive.
Alexandre Song (Cameroun)
Contrairement à son oncle Rigobert, Alexandre Song n’a jamais eu la chance de soulever le trophée continental. En 2008, il fait partie du groupe qui atteint la finale du tournoi. Mais l’Egypte les bat (0-1). Lors de l’édition suivante en 2010, les Pharaons vont une nouvelle fois contrecarrer les ambitions camerounaises, en quarts de finale cette fois (1-3 après prolongations). Alex Song ne le sait pas encore mais il ne jouera plus jamais de phase finale de CAN. En 2012 et 2013, les Lions Indomptables n’arrivent pas à se qualifier. Après une coupe du monde 2014 désastreuse, il se retrouve sur la sellette. Il n’est pas retenu pour la CAN 2015. Vexé, il annonce sa retraite internationale. C’est sans lui que le Cameroun triomphe lors de l’édition 2017.
Mentions
Hacène Lalmas (Algérie), Tarak Dhiab (Tunisie), Temime Lahzami (Tunisie), Japhet Ndoram (Tchad), Steven Pienaar (Afrique du Sud), Mahamadou Diarra (Mali). Contrairement aux autres joueurs cités, Ndoram n’a jamais eu l’opportunité de jouer une CAN de toute sa carrière. Etant encore en activité, Mohamed Salah (Égypte) et Sadio Mané (Sénégal) ont encore une chance de remporter le prestigieux trophée. Pour Asamoah Gyan (Ghana) par contre, cette possibilité semble moindre vu son âge.
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