Groupe C 2e journée
Retour sur la deuxième journée de ce groupe C qui a vu l’Espagne se relancer et l’Italie se compliquer la tâche.
L’Italie et la Croatie se neutralisent
Face à une Croatie qui jouait sa qualification, le sélectionneur Italien Cesare Prandelli a joué la carte de la prudence en reconduisant le même onze de départ que contre l’Espagne. Avec trois défenseurs centraux et un milieu fourni, la Squadra se montrait soucieuse d’assurer avant tout son équilibre défensif. Son homologue croate Slaven Bilic a lui aussi aligner le même onze de départ précédemment victorieux de l’Irlande. Les premières minutes ne seront pas franchement enthousiasmantes. L’Italie maitrise son sujet et ne laisse pas son adversaire se montrer dangereux, plaçant des attaques bien senties mais inefficaces. Incapables d’ouvrir le score dans le jeu en dépit d’occasions nettes, ils s’en remettront à un coup-franc de leur stratège Andrea Pirlo (moins virtuose qu’à son habitude sur cette rencontre) pour faire la décision à la 39e minute. A ce moment on s’imagine alors que la Squadra Azzura triompherait tranquillement, vu la façon dont elle contrôlait le match. La donne a cependant changé en deuxième période. Les Croates se montrent plus incisifs et nettement plus entreprenants, au grand dam d’une Italie peu inspirée. Les hommes de Prandelli semblent accuser le coup physiquement et se montrent incapable de tenir le rythme imposé par leur adversaire. C’est donc logiquement que la Croatie reviendra à la marque grâce à une tête de son buteur Mario Mandzukic à la 72e minute de jeu. La révolte italienne ne sera que trop timide. Les Azzuri ne trouveront pas la bonne carburation et la Croatie n’aura aucun mal à contenir cette équipe au bord de la rupture. Plus rien ne sera marqué et au vu de la physionomie du match en seconde période on peut dire que l’Italie revient de loin. Bien sur ce nul n’est pas le résultat attendu mais la Squadra Azzura conserve toutes ses chances de qualification. Pour ça il faudra impérativement remporter le dernier match contre l’Irlande et tabler sur une victoire de l‘Espagne ou de son adversaire du jour. La Croatie, elle, manque sa qualification et ce nul pourrait lui couter cher dans l’optique du duel contre la Roja lors de la dernière journée. Là aussi la défaite n’est pas envisageable pour espérer poursuivre l’ aventure.
L’Espagne sans trembler
Frustrée par son nul initial contre l’Italie, c’est une sélection espagnole gonflée à bloc qui s’est présentée contre une Irlande déjà en situation délicate. La principale interrogation se portait sur l’animation offensive et une fois de plus Del Bosque a tranché. Après avoir débuté la première rencontre sans avant-centre, il titularise cette fois Fernando Torres pour apporter plus de profondeur. L’attaquant de Chelsea ne mettra d’ailleurs pas longtemps à justifier la confiance de son entraîneur en ouvrant le score dans les premières minutes. Un début en fanfare qui donnera le ton de cette première mi-temps. Comme à ses habitudes, la Roja confisque le ballon et use son adversaire en le faisant courir après le cuir. Asphyxiés, les Irlandais auront eu pour seul mérite de ne pas avoir pris d’autre but dans ces 45 premières minutes. Ils rentrent au vestiaire menés au score sans être parvenus à obtenir la moindre occasion nette.
Dès la reprise, l’Espagne reprend son travail de sape et enfonce le clou sur un exploit personnel de David Silva à la 49e minute. La Green Army débute décidément très mal ses mi-temps. Elle ne parvient pas non plus à se reprendre et subira les assauts espagnols durant 45 minutes cauchemardesques. La Roja domine outrageusement avec son jeu calqué sur celui du FC Barcelone. Finalement à force de subir la défense Irish finira par céder une nouvelle fois sur un face-à-face gagné par Fernando Torres qui s’offre le doublé. Remplacé par la suite par Cesc Fabregas, c’est ce dernier qui viendra marquer le dernier but et conclure la démonstration espagnole. Une chose est sure, le champion du monde en titre est au niveau. Cette large victoire ne qualifie bien sur pas l’Espagne qui doit encore s’imposer contre la Croatie pour valider son billet, mais elle envoie un signal fort aux autres équipes du tournoi. De son côté l’Irlande n’aura donc pu faire grand-chose contre la furia espagnole. Une défaite qui a pour conséquence de sceller son sort. L’Irlande est officiellement la première nation éliminée de cet EURO 2012. Il ne lui reste plus qu’un match pour quitter le tournoi avec les honneurs en jouant les trouble-fêtes.
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