Les meilleurs footballeurs de tous les temps (Années 50 – 60)
Suite de notre dossier sur les meilleurs joueurs de tous les temps. Après les années 30 et 40, il est à présent temps de se consacrer aux décennies 50 et 60. Disposant de davantage d’archives (le football avait une couverture médiatique plus que correcte alors, évolution technologique aidant), la liste des meilleurs joueurs de cette période est nettement plus longue que celle de l’article précédent. Il convient cependant de préciser que le tri a été plutôt drastique et qu’il y aura bien évidemment pas mal d’oubliés ou d’écartés, je n’ai retenu que ceux qui selon moi ont réellement marqué cette époque. Dernière précision, il ne s’agit pas d’un classement. L’ordre dans lequel les joueurs sont cités importe peu et ne répond d’aucune logique graduelle.

Stanley Matthews
Bien que sa carrière ait débuté dans les années trente et qu’elle ait été plutôt brillante, c’est définitivement les années cinquante qui consacreront The Wizard Of The Dribble. Réputé pour sa technique et sa faculté à éliminer en un-contre-un, cet ailier droit fut la terreur des défenses britanniques durant près de vingt ans. S’il n’a jamais été un grand buteur, ce dribbleur insaisissable régalera les supporteurs de Stoke City puis de Blackpool par ses passes décisives et ses gestes techniques sortis de nulle part. Il se détache également totalement de l’imagerie du footballeur britannique en ne consommant jamais d’alcool et de viande. Gentleman, il terminera sa carrière sans avoir jamais été averti. Cette attitude positive contribuera à forger un peu plus sa légende.
Très populaire (ses deux clubs lui doivent une grande partie de leurs ventes de billets), il marquera également le football anglais par son exceptionnelle longévité (il jouera jusqu’à l’âge de 50 ans) et restera dans l’histoire du football mondial comme l’un des joueurs les plus techniques de son époque.

Raymond Kopaszewski « Kopa »
C’est sous le maillot du Stade de Reims que Raymond Kopa signe ses premiers faits d’armes après un bref passage au SCO d’Angers. Sous son impulsion, Reims devient le club majeur du championnat de France et l’un des meilleurs du continent dans les années 50. Il mène le club rémois en finale de la toute première édition de la coupe d’Europe des clubs champions ne s’inclinant que contre le Real Madrid. Par la suite, il rejoindra le club madrilène où il s’illustrera aux côtés d’Alfredo Di Stefano, devenant l’un de ses plus fidèles lieutenants et un des métronomes de l’attaque avant l’arrivée de Puskas. Il y remportera trois coupes des champions et sera d’ailleurs le premier joueur français à gagner ce prestigieux trophée. En 1958, il réalise une coupe du monde de haut vol. Associé au buteur Just Fontaine, il régalera les foules par ses prouesses techniques et ses qualités de passeur. Avec cette doublette la France développe un jeu léché et ne s’inclinera que contre le Brésil en demi-finales. Ses prestations tant en club que lors de cette campagne lui permettront cependant de gagner le Ballon d’or (premier joueur français à le remporter) la même année.
De retour à Reims en 1959, il continuera à réaliser des saisons pleines. Malheureusement l’inconstance du club l’enverra en deuxième division en 1964. Il l’aidera à remonter et disputera une dernière saison en D1 avant de se retirer en 1967. Il restera dans l’histoire comme le premier grand footballeur français.

Ferenc Puskas
A l’aube des années cinquante, la Hongrie réinvente le football avec une équipe depuis entrée dans l’histoire pour sa longue période d’invincibilité (quatre ans). Menée par un buteur gaucher charismatique et ultra-technique répondant du nom de Puskas, cette formation articulée autour du club phare du pays le Budapest Honved, remporte le tournoi olympique d’Helsinki en 1952 et règne sans partage sur le monde du football grâce à un jeu à la fois solide et spectaculaire. Le major galopant comme il a été surnommé fait des merveilles grâce à sa patte gauche précise et surpuissante mais aussi par son sens du démarquage hors normes, parvenant à s’extirper de n’importe quelle défense. Rayonnant à la coupe du monde 1954, il sera malheureusement blessé en phase de poules contre la RFA et malgré un but en finale s’inclinera contre cette même équipe. Ce fut la seule défaite de cette équipe en six ans
Par la suite, les événements de Budapest en 1956, provoqueront la mise entre parenthèses de sa carrière, période durant laquelle il sombrera dans l’alcool. Perclus de vingt kilos, il sera sorti de son exil autrichien par le Real Madrid et rejoindra la Dream Team espagnole. Là, il marquera l’histoire du club par sa redoutable efficacité. Il terminera quatre fois meilleur buteur du championnat et son duo avec Alfredo Di Stefano fera des étincelles, devenant l’un des premiers grands tandems de l’histoire. Avec 746 buts marqués durant sa carrière, il sera honoré par la FIFA après son décès en 2006. Le prix du plus beau but de l’année, créé en 2009, porte son nom tout comme le stade principal de Budapest.

Lev Yachine
Considéré comme le premier grand gardien moderne et l’un des meilleurs de tous les temps à ce poste, Lev Yachine aura révolutionné la vision du portier tant auprès des amateurs que des professionnels. A une époque où le football était nettement porté sur l’offensive et où les gros scores actuels étaient des banalités, il aura impressionné par ses réflexes, son explosivité et sa capacité d’anticipation héritée de son passage dans l’équipe de hockey sur glace du Dynamo Moscou, le club dans lequel il a effectué toute sa carrière. L’Araignée Noire en aura écœuré des attaquants et aura été l’un des premiers gardiens à faire gagner des points à son équipe par sa seule vigilance. Depuis, ses arrêts et sa fameuse tenue noire, font partie de la légende, tout comme sa palette technique qui a depuis été adoptée par tous les goalkeepers de la planète. Initiateur des balles boxées, des relances rapides au pied comme à la main et des interventions en dehors de la surface, il était également un merveilleux tueur de penaltys, exercice dans lequel il excellait.
Disparu en 1990 Lev Yachine fut le modèle de références à ce poste comme Sepp Maier, Gordon Banks, Peter Shilton et quasiment tous les gardiens actuels. Unique portier à avoir remporté un Ballon d’Or sa légende reste plus que vivace.

Alfredo Di Stefano
C’est à River Plate que Di Stefano commence sa carrière avant de s’expatrier aux Millonarios de Bogota où il marque les esprits par sa vitesse balle au pied et sa précision chirurgicale tant devant le but que dans le jeu. Après un transfert controversé (il fut au centre d’un litige entre le FC Barcelone et le Real), c’est au Real Madrid qu’il s’épanouira éclaboussant l’Europe du football de sa classe. Au sein de cette machine à gagner, il deviendra le principal atout offensif du club et sa polyvalence (il est l’un des premiers à être à la fois très précis des deux pieds et de la tête) lui permettra de mener ce dernier durant son règne sans partage en coupe des clubs champions (devenue depuis Ligue des Champions). Par la suite l’arrivée de Puskas et leur association deviendra l’archétype du duo d’attaque moderne.
Di Stefano marquera à jamais l’histoire du Real (dont il sera nommé président d’honneur en 2000) en dépit d’une dispute avec Santiago Bernabeu qui lui fit rejoindre l’Espanyol de Barcelone pour deux saisons. Outre ses qualités offensives et son sens tactique aiguisé, son charisme et sa capacité à mener ses coéquipiers resteront très appréciées. Ne rechignant pas à défendre s’il le fallait, son implication sur le terrain était totale, lui valant même parfois des prises de bec avec ses dirigeants. Il est certainement l’un des joueurs les plus complets qui aient existé.

Edson Arantes Do Nascimiento « Pelé »
S’il y en a bien un qui aura marqué à jamais l’histoire de ce sport, c’est très certainement Pelé. Ce jeune brésilien impressionnant de facilité technique apparaîtra au grand jour lors de la coupe du monde 1958 en Suède à seulement 17 ans. Il y inscrira des buts d’anthologie en plus de prendre à son compte le jeu de son équipe, entouré d’une génération dorée depuis considérée comme l’une des meilleures formations de tous les temps. Rapide, adroit des deux pieds, très technique, excellent dribbleur et buteur, doté d’une détente hors du commun pour quelqu’un de sa taille et d’une intelligence de jeu admirable, il fait le spectacle et EST le spectacle. Ses qualités de buteur et de passeur, sa bonhomie, sa probité (il se gardait d’exécuter de vilains gestes et de créer des polémiques inutiles) et son jeu ultra-esthétique en feront l’un des chouchous du public et des médias et l’un, si ce n’est le joueur le plus célèbre du monde.
Celui qui aura été le plus jeune buteur en coupe du monde, le plus jeune vainqueur du trophée mondial et le seul à l’avoir remporté trois fois comme joueur aura inscrit plus d’un millier de buts durant une carrière très riche marquée par sa fidélité au club de ses débuts Santos FC (même s’il terminera sa carrière au Cosmos de New York). Polyvalent comme peu (il était même capable de jouer dans les buts), il est considéré par beaucoup comme le meilleur footballeur de tous les temps tant pour ses qualités footballistiques que pour sa conduite toujours exemplaire.

Manoel Francisco Dos Santos « Garrincha »

Champion du monde avec le Brésil en 1958, c’est pourtant lors de la coupe du monde suivante en 1962 que Garrincha marquera définitivement les esprits. La blessure rapide de Pelé l’a conduit à s’approprier les clés du jeu et à porter quasiment à lui tout seul sa sélection à la victoire finale. Un exploit pour ce joueur légèrement handicapé (il souffrait d’une déformation de la colonne vertébrale et avait les jambes arquées dont l’une plus longue que l’autre de six centimètres) que rien ne semblait prédestiner à une carrière au plus haut niveau. Et pourtant en dépit d’une vitesse balle au pied réduite (notamment à cause de sa particularité physique), Garrincha fut l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du Brésil et l’un des techniciens les plus fins de tous les temps. Capable de toutes les arabesques possibles et imaginables avec un ballon en plus d’être doté d’une précision diabolique devant le but, la star de Botafogo fut un attaquant prolifique idolâtré par les foules dans son pays tant pour sa capacité à éliminer n’importe quel adversaire en un clin d’œil que pour sa sympathie. En effet, Garrincha était une espèce d’anti-star avant l’heure. Refusant la médiatisation, il resta accessible même au sommet de sa gloire et ne rechignait jamais à disputer un match sur la plage pour le plaisir, ce qui contribua encore plus à sa popularité.
Malheureusement sa vie personnelle dissolue finit par avoir raison de sa carrière. Son penchant pour la bouteille et le sexe (il eu treize enfants de cinq femmes différentes) n’étaient pas du goût des dirigeants de la fédération. De plus, les blessures et les problèmes de poids ont fini par nuire à son explosivité, de sorte qu’il lui devint difficile de retrouver son niveau. Son club de toujours le libère en 1964 et s’il est sélectionné pour la coupe du monde 1966, ses prestations ternes achèvent d’écorner son image de marque. Devenus dépressif par la suite, il sombre un peu plus dans l’alcoolisme et fini par perdre sa fortune. La fin de sa vie devient un long calvaire. Ruiné et abandonné de tous, il décède en 1983 des suites d’une cirrhose du foie.

Eusebio Da Silva Ferreira
D’origine Mozambicaine, Eusebio est repéré dans son adolescence à Lourenço-Marquès (actuelle Maputo), et engagé par le Benfica de Lisbonne. Cet attaquant racé, précis et technique s’impose dès sa première année comme professionnel en réussissant un triplé contre Santos FC (le club de Pelé et de Gilmar) lors d’un match amical. Devenu par la suite titulaire avec Benfica, il mène son club vers une seconde coupe des clubs des champions en 1962 après avoir effectué ses débuts en sélection. Terreur des défenses européennes, il brillera près d’une décennie durant dans la compétition-reine des clubs, mais c’est sa prestation lors de la coupe du monde 1966 qui le mythifiera à jamais. Profitant de la blessure de Pelé, il devient la nouvelle sensation de la compétition et réalise un tournoi d’exception dont il sera le meilleur buteur. Revenu à Benfica, il continuera de porter son club au sommet, enrichissant son palmarès mais ne parvenant pas à remporter de nouveau la C1. Après quinze années de bons et loyaux services, il s’en ira aux Etats-Unis, transitant par le Mexique et le Canada et effectuant deux piges au Portugal.
Véritable mythe vivant, tant au Portugal que dans son Mozambique natal, Eusebio est à juste titre considéré comme le meilleur attaquant à avoir jamais joué avec le maillot portugais. Il fut également le meilleur joueur offensif européen de sa génération, sublimant une équipe relativement moyenne devenue redoutable par sa seule présence sur le terrain. Malheureusement il n’aura disputé qu’une coupe du monde, échouant à deux reprises lors des qualifications en 1969 et 1973. Deux autres frustrations dans la carrière du Ballon d’or 1965 (premier joueur noir à avoir eu droit à cet honneur à l’époque réservé aux seuls joueurs Européens).

Bobby Charlton
C’est au milieu des années 50 que Bobby Charlton débute sa carrière au sein de son club formateur Manchester United. Au sein de la génération dorée des Busby Babes il signe ses premiers faits d’armes avant que le tragique accident de Munich ne décime l’équipe en 1958. Il en réchappera et prendra par la suite une nouvelle dimension grâce à ses qualités offensives et son tempérament de leader. Devenu par la suite l’homme de base de Manchester United, son association avec Denis Law et George Best deviendra la meilleure ligne offensive du royaume dans les années 60. Dans son rôle de maître à jouer il fera preuve d’une vision du jeu hors du commun et d’une précision admirative en passes. De plus son abnégation naturelle et son intelligence de jeu contribueront à le mythifier encore plus, tout comme sa marque de fabrique, la balle piquée (c’est d’ailleurs lui qui popularisa ce geste). Il fut le meneur de jeu de tous les succès mancuniens dans cette décennie (deux titres de champions, une Cup mais surtout une Coupe des clubs champions acquise en 1968 dix ans après le drame de Munich).
Son influence sera tout aussi grande en sélection. Moins spectaculaire qu’un Pelé ou un Eusebio, il réalisera cependant un tournoi solide en 1966, élevant son niveau de jeu au fil des rencontres jusqu’à la victoire finale contre la RFA. Quatre ans plus tard il évoluera dans un registre plus défensif mais toujours avec le même brio. Il détient toujours le record de but marqués pour la sélection aux trois lions avec 49 réalisations. Malheureusement le déclin de Manchester à l’amorce des années 70 le pousse à continuer sa carrière à Preston North End puis dans le club Irlandais de Waterford où il terminera sa carrière. Légende vivante en Angleterre, il est resté lié à son club de cœur qui lui a offert une place de choix dans son organigramme.

Giacinto Facchetti
A l’image de la majorité des joueurs de son époque, Giacinto Facchetti aura été l’homme d’un club, l’Inter Milan avec lequel il effectuera toute sa carrière professionnelle, disputant 634 matchs sous la tunique nerazzura. C’est pourtant dans le club de sa ville natale, Trevigliese, qu’il fera ses premières armes en junior avant d’être repéré par l’Inter. A son arrivée à Milan, le mythique entraîneur Helenio Herrera reconvertit cet attaquant longiligne en défenseur latéral. C’est à ce poste que Facchetti prendra toute sa dimension devenant un des premiers défenseurs plébiscités de tous. Défenseur intraitable, cet arrière gauche donne une toute nouvelle dimension à ce poste en n’hésitant pas aussi souvent que possible à se porter vers l’avant, s’imposant comme un soutien de choix pour les joueurs offensifs et n’hésitant pas à faire la différence si possible.
Avec lui l’Inter devient une véritable machine à gagner, régnant sans partage sur la Serie A (trois scudetti entre 1963 et 1966) et remportant deux coupes des clubs champions consécutives et deux coupes intercontinentales en 1964 et 1965. Avec son fameux catenaccio, la formation de Herrera est quasi-imbattable et à l’image de son capitaine Facchetti, elle ne manque pas d’atouts offensifs avec un joueur comme Alessandro Mazzola tout en étant plus que solide derrière. Il marquera également l’histoire de la Squadra Azzura, menant son pays à son premier titre depuis la génération Giuseppe-Meazza lors de l’Euro 1968. Il disputera aussi la coupe du monde 1970 où l’Italie ne s’inclinera qu’en finale contre le Brésil de Pelé et Tostao. L’année suivante, il gagnera son dernier titre de champion et se hissera jusqu’en finale de la coupe des clubs champions l’année suivante avec son club de toujours sans succès. Il arrêtera sa carrière en 1978, laissant une image de défenseur de talent ayant révolutionné la perception de ce poste qui offrait jusqu’alors peu d’opportunités de briller aux yeux du public profane. Après sa retraite, il restera dans l’encadrement des Nerazzuri et deviendra même le président du club en 2004. Son numéro 3 sera retiré par l’Inter en hommage après sa disparition en 2006.

George Best
Formé à Manchester United, cet ailier Nord-Irlandais est entrée dans la légende pour sa précision technique et son exceptionnelle efficacité devant le but. Joueur phare du Manchester United de Matt Busby, Best portait bien son patronyme en étant tout simplement le meilleur attaquant du championnat d’Angleterre des années 60. Mais c’est surtout pour son statut qu’il est devenu immortel. En plus d’être capable de débloquer n’importe quel match par sa vitesse et ses buts, il fit sensation par ses déclarations tapageuses (et ce jusqu’à la fin de sa vie) et son arrogance non feinte. Il fut le premier footballeur à accéder véritablement au statut de star tel que connu aujourd’hui. Sa popularité était si grande qu’on le qualifiait même de cinquième Beatles.
Grand artisan des titres de 1965 et 1967 et de la victoire en coupe des clubs champions en 1968, il gagnera un Ballon d’or cette année-là devançant son coéquipier Bobby Charlton. Les rapports entre les deux hommes ont d’ailleurs toujours été tendus, le second ne supportant pas les écarts de conduite et de langage du premier. Un ressenti qui finit par faire tâche d’huile dans l’effectif. Best agace, dérange et se permet même de prendre sa retraite de façon inopinée en 1972 suite à la volonté de son nouvel entraîneur de le recadrer. Finalement ses nombreux abus (alcool, sexe et flambe) auront raison de la patience des dirigeants d’United qui le licencieront en 1974. S’en suivront des tribulations en Afrique du Sud, en Eire, aux États-Unis, en Écosse et même en Australie sans qu’il puisse retrouver le niveau qu’il avait à Manchester United. Ses problèmes d’alcoolisme auront raison de sa santé et de sa fortune mais pas de son aura. Il décédera en 2005 des suites d’une infection pulmonaire. S’il n’aura jamais eu l’occasion de disputer une coupe du monde du fait de sa nationalité, il sera honoré à la mesure de sa popularité après sa disparition. L’aéroport de Belfast a depuis été rebaptisé à son nom.
Ils auront également marqué cette décennie.
Giovanni « Gianni » Rivera.
Numéro 10 de talent, il aura évolué toute sa carrière au sein du Milan AC dont il fut un joueur majeur et le plus grand symbole de la fidélité au maillot Rossonero. Grand rival d’ Alessandro Mazzola, les deux hommes auront cependant écrit les plus belles pages du football transalpin des années 60 en compagnie de Facchetti. Il évoluera au plus haut niveau jusqu’en 1979, remportant deux coupes des champions et sera honoré par un Ballon d’or glané en 1969. Depuis il s’est reconverti en politique et est actuellement député européen.
Gordon Banks
Le mythique gardien de Leicester City aura surtout fait parler de lui par ses prestations sous le maillot des Trois Lions. Dans les buts lors de la campagne victorieuse de 1966, il réalisera un tournoi époustouflant quatre ans plus tard, réalisant notamment L’arrêt du siècle comme l’a qualifié la presse sur une tête de Pelé lors de la défaite contre le Brésil. Considéré à juste titre comme l’un des meilleurs portiers de tous les temps, il n’aura cependant pas l’opportunité de briller en coupe d’Europe du fait du statut de ses clubs (Leicester City puis Stoke City) incapables de jouer les premiers rôles sur la durée. Un accident de voiture viendra écourter sa carrière en 1972. Devenu aveugle d’un œil, cet événement malheureux l’éloignera du haut niveau.
Alessandro Mazzola
Meneur de jeu du grand Inter des années 60, Mazzola s’illustrera par sa vision du jeu et sa complémentarité avec Facchetti. Le système Herrera s’articulera d’ailleurs autour de ces deux hommes avec le succès que l’on sait. Mazzola évoluera toute sa carrière sous le maillot de l’Inter s’imposant également comme homme de base au sein de la sélection italienne avec laquelle il remportera l’Euro 1968 et atteindra la finale de la coupe du monde deux ans plus tard.
Partagez ce contenu :












Laisser un commentaire