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Pourquoi Ardiles portait-il le numéro 1?

S’il ne fut pas le seul joueur de sa sélection à avoir cette particularité, Osvaldo Ardiles, le milieu relayeur argentin, marqua les esprits en arborant le numéro 1 lors du Mondial 1982. Une curiosité pour un joueur de champ vu que ce numéro est traditionnellement réservé aux gardiens de but.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, cette singularité ne découle pas d’un choix. En effet, dans les années 70, les numéros en sélection argentine sont attribués par ordre alphabétique lors des phases finales de compétitions. Mais dans un premier temps, le N°1, le N°12 et le N°21 sont restés la propriété des gardiens de but. Ces numéros étaient ceux portés par Daniel Carnevali (N°1), Ubaldo Fillol (N°12) et Miguel Angel Santoro (N°21) lors de la coupe du monde 1974. Mais lors de l’édition 1978 organisée à domicile, l’ordre alphabétique strict est respecté. Ainsi, Norberto Alonso a hérité du numéro 1 alors qu’il était milieu offensif tandis qu’Ardiles récupère le numéro 2. Les gardiens Hector Baley, Ubaldo Fillol et Ricardo La Volpe portent respectivement les numéros 3, 5 et 13.

bresil-argentine-1982 Pourquoi Ardiles portait-il le numéro 1?

Lors de la coupe du monde 1982, cette méthode d’attribution est reconduite avec deux exceptions, les numéros 10 et 11 portés par Diego Maradona et Mario Kempes. Tous les autres numéros sont distribués selon l’ordre alphabétique. Logiquement, Osvaldo Ardiles se retrouve donc avec le numéro 1. Ce ne sera pas la seule étrangeté vu que Baley aura le numéro 2 et Fillol le numéro 7, du jamais vu pour des gardiens. Ce système sera reconduit pour l’édition 1986 ou en dehors de Maradona (N°10), Jorge Valdano (N°11) et Daniele Passarella (N°6), tous les autres numéros seront attribués par ordre alphabétique. Conséquence, l’attaquant Sergio Almiron portera le numéro 1 et le défenseur central José Luis Cuciuffo le numéro 9. Il sera cependant revu lors de la coupe du monde 1990. Les numéros 1, 12 et 22 sont réservés aux gardiens et le 10 reste attribué à Maradona. Par contre le 11 ne fera plus l’objet d’exception (c’est le défenseur central Nestor Fabbri qui en héritera) tout comme le 6 (porté par le milieu Gabriel Calderon). Par la force des choses, l’attaquant Abel Balbo se retrouve donc avec le numéro 3.

A l’orée des années 90, la fédération argentine décide d’abandonner définitivement ce système. Dès la Copa América 1991, il n’est plus en vigueur. Ainsi Gabriel Batistuta qui aurait porté le numéro 3 ou le numéro 4 si l’ordre alphabétique était respecté, a disputé la compétition avec le numéro 9.

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