×

Les équipes maudites: la génération dorée anglaise

Si l’histoire ne retient que les vainqueurs, celle du football fait le plus souvent la part belle à ceux qui pour une raison ou une autre ne sont pas parvenus à aller au bout. En effet, la mythologie de ce sport regorge de perdants magnifiques et d’éternels seconds. Parmi ces poulidors du ballon rond figurent un certain nombre de sélections qui malgré des qualités évidentes et des effectifs de haut niveau ne sont pas parvenues à s’installer sur le toit du monde. Pis, certaines d’entre elles n’ont remporté aucun trophée majeur. Pour ce nouveau volet de notre série consacrée aux grandes sélections non-titrées, intéressons-nous à l’Angleterre du milieu des années 90 et de la décennie 2000.

L’émergence de la nouvelle génération

Grande absente de la coupe du monde 1994, au même titre que la France ou le Danemark, l’Angleterre ne fait pas l’économie d’une révolution. Terry Venables succède à Graham Taylor sur le banc dans l’optique du futur EURO 1996 organisé à domicile. Très contesté par la presse spécialisée, il doit reconstruire une équipe affaiblie par le départ de la génération Gary Lineker. Toutes choses qui l’obligent à s’appuyer sur de jeunes joueurs peu expérimentés à l’époque: Paul Ince, Darren Anderton, Terry Sheringham, Gareth Southgate, Graeme Le Saux, Sol Campbell, Les Ferdinand… Il rappelle aussi des éléments en disgrâce ou moins sollicités par son prédécesseur: Tony Adams dont il fera son capitaine, Paul Gascoigne, David Platt… Il peut heureusement compter sur quelques valeurs sûres comme Stuart Pearce, Alan Shearer ou David Seaman qui devient le gardien titulaire. Mais le fait marquant est l’arrivée de la jeune garde de Liverpool (Steve McManaman, Jamie Redknapp, Robbie Fowler…). Les Three Lions alternent le bon et le moins bon durant les matchs amicaux de préparation. Au point de ne pas faire l’unanimité à l’entame de l’EURO 1996, d’autant que Venables ne sélectionne pas Ian Wright, le buteur d’Arsenal, lui préférant Steve Stone (Nottingham Forest) et Nick Barmby (Middlesbrough). La génération montante de Manchester United, sacrée championne cette année-là, ne trouve pas non plus grâce à ses yeux en dehors des frères Neville (Gary et Phil). Enfin Le Saux, blessé, n’est pas retenu . L’entame du tournoi est délicate (nul 1-1 contre la Suisse) mais heureusement, l’équipe se reprend en battant l’Ecosse, le Auld Enemy, 2-0. Un match marqué par un coup de génie de Gascoigne. L’Angleterre étrille les Pays-Bas 4-1 lors du dernier match de poule, s’adjugeant la première place. Contre l’Espagne en quarts, le score restera vierge (0-0) mais les hommes de Venables font la décision aux tirs au but. En demis, c’est l’Allemagne qui se dresse sur leur chemin. Shearer ouvre la marque mais Stefan Kuntz égalise pour la Mannschaft. Les Three Lions dominent largement les prolongations mais ne parviennent pas à marquer et se font finalement éliminer aux tirs au but. Ce dénouement cruel laisse tout de même entrevoir des notes d’espoir, tant la formation anglaise s’est montrée joueuse et plaisante. Toutefois, Terry Venables décide de quitter ses fonctions.

L’ère Hoddle et la coupe du monde 1998

Glen Hoddle prend la tête de la sélection. Il suit les traces de Venables en s’appuyant sur les mêmes éléments. Cependant, il rajeunit quelque peu le groupe qui enregistre l’arrivée massive des joueurs de Manchester United (David Beckham, Andy Cole, Nicky Butt, Paul Scholes) et de quelques rookies (Rio Ferdinand, Andy Hinchcliffe, Matt Le Tissier…). Il rappelle également certains éléments ignorés par son prédécesseur (Ian Wright, Martin Keown, David Batty puis Paul Merson). Stuart Pearce et David Platt sont par contre écartés. L’Angleterre confirme son retour en force en remportant le tournoi de France en 1997 devant la France, le Brésil et l’Italie. Opposée à l’Italie, à la Pologne, à la Moldavie et à la Géorgie, la sélection anglaise finit première de son groupe et se qualifie pour la coupe du monde 1998. Seule ombre au tableau dans cette campagne qualificative, une défaite à Wembley contre la Squadra Azzurra (0-1). Le début de l’année 1998 est marqué par l’arrivée du jeune phénomène Michael Owen. Le jeune avant-centre liverpuldien s’imposera immédiatement et figurera dans la liste définitive. Celle-ci comportera d’ailleurs pas mal de surprises. Si Fowler et Ian Wright, tous deux blessés sont forfaits, Hoddle choisit de se passer d’Andy Cole, de Butt, de Phil Neville, de Le Tissier mais surtout de Gascoigne. Dans un groupe comptant la Roumanie, la Colombie et la Tunisie, les Three Lions finissent deuxièmes derrière les roumains. Conséquence, ils doivent croiser le fer avec l’Argentine, un autre favori, dès les huitièmes. La rencontre est accrochée, illuminée par un Owen de gala qui inscrira un but d’anthologie. Malheureusement, les anglais seront réduits à dix suite à l’expulsion de Beckham, coupable d’avoir répondu à une provocation de Diego Simeone. Les deux équipes n’ayant pu se départager après les prolongations (2-2) c’est encore aux tirs au but que tout se décidera. À ce jeu, les argentins se montrent plus précis et se qualifient. Malgré cet échec, Hoddle conserve son poste. Cependant, il ne restera que quelques mois. Au cœur d’une polémique à cause de déclarations controversées sur les handicapés et la réincarnation, il est limogé par la FA en janvier 1999.

La période Keegan et l’échec de l’EURO 2000

En attendant la nomination d’un nouvel entraîneur, Howard Wilkinson assure l’intérim. C’est lui qui est sur le banc lors du match amical contre la France à Wembley. L’Angleterre s’incline (0-2) sur un doublé d’Anelka. Ce revers, le premier des anglais contre la France sur leur pelouse mythique, est vécu comme un drame national. Kevin Keegan accepte finalement le poste de sélectionneur. Sa mission, qualifier les anglais pour le futur EURO 2000. Dans un groupe de qualification a priori à sa portée (Pologne, Suède, Bulgarie, Luxembourg), les Three Lions ne finissent que deuxièmes derrière la Suède et sont obligés d’affronter l’Ecosse en barrage pour se qualifier. Ils sortent vainqueurs de la double confrontation (2-0 ; 0-1). La qualification est cependant entachée par la défaite à domicile du match retour, ce qui fait clairement désordre. Bien qu’il ait conservé la même ossature que celle de Hoddle, Keegan semble tâtonner. Il écarte Anderton, Sheringham, Les Ferdinand, Merson, Le Saux et Batty. Les nouveaux arrivants (Émile Heskey, Steven Gerrard, Kevin Phillips, Dennis Wise, Gareth Barry…) ne font malheureusement pas l’unanimité et ne peuvent bousculer la hiérarchie. Pour ne rien arranger, L’Angleterre hérite d’un groupe difficile à l’EURO 2000 (Allemagne, Portugal, Roumanie). Le premier match contre le Portugal donne le ton du tournoi. Après avoir mené 2-0, les anglais se liquéfient et s’inclinent 2-3. S’ils se relancent en battant l’Allemagne (1-0), ils perdent de nouveau contre la Roumanie (2-3), Phil Neville concédant notamment un penalty en toute fin de match. Éliminée au premier tour, l’Angleterre quitte le tournoi par la petite porte. Dépité, Alan Shearer prend sa retraite internationale. Pourtant, Keegan n’est pas limogé. Il démarre même la campagne qualificative pour la coupe du monde 2002. Il démissionne cependant après le premier match de qualification (défaite contre l’Allemagne).

Eriksson l’homme du renouveau

Peu satisfaite par le profil des postulants au poste de sélectionneur, la fédération anglaise décide d’innover en intronisant un coach étranger. C’est ainsi que Sven-Göran Eriksson devient le premier non-britannique à entraîner les Three Lions. Son impact est immédiat. Il commence par faire le ménage (Tony Adams, Ince et Wise sont mis de côté. McManaman et Barmby finiront par perdre leur place un peu plus tard). Il conforte le duo Rio Ferdinand Sol Campbell en défense centrale. S’il peine à trouver le complément parfait d’Owen en pointe, il renouvelle le groupe en intégrant de nouveaux joueurs (Ashley Cole, Wayne Bridge, Darius Vassell, Joe Cole, Danny Mills, Owen Hargreaves…). Les résultats sont immédiats. Mal partie dans son groupe éliminatoire, l’Angleterre rafle finalement la première place devant l’Allemagne, la Finlande, la Grèce et l’Albanie. Mieux, elle s’offre même un succès de prestige sur la Nationalmannschaft (5-1) obtenu à Munich. De plus, les individualités de l’équipe brillent en club. Toutes choses qui font des anglais des favoris à la victoire finale. Malheureusement, le tirage au sort s’avère peu clément pour les hommes d’Eriksson. L’Angleterre hérite du groupe de la mort (Argentine, Nigéria, Suède). Pour ne rien arranger, Gary Neville doit déclarer forfait à cause d’une blessure. Son frère Phil est quant à lui écarté. Malgré tout, les anglais font le nécessaire. Après un nul initial contre la Suède (1-1), ils battent l’Argentine (1-0) avant de concéder un nul vierge contre les Super Eagles. L’Angleterre finit deuxième de sa poule et se qualifie pour le second tour. En huitièmes, ils triomphent facilement du Danemark (3-0). Opposés au Brésil en quarts, les Three Lions donnent du fil à retordre à la Seleção. Ils ouvrent le score mais se font rejoindre en fin de première période. Grâce à un but de Ronaldinho, les Auriverdes s’imposent. Battue (1-2), la sélection anglaise échoue une nouvelle fois.

Les échecs de 2004 et 2006

Eriksson est reconduit dans ses fonctions et entame les éliminatoires de l’EURO 2004 avec des certitudes. Il a trouvé son ossature et ne l’améliore que par petites touches avec les intégrations de Wayne Rooney, John Terry, Frank Lampard, Jamie Carragher et la confirmation de Steven Gerrard. Avec ces nouveaux éléments, l’Angleterre dispose d’une équipe monstrueuse sur le papier (Gary Neville, Rio Ferdinand, Sol Campbell, Ashley Cole en défense, Beckham, Scholes, Lampard et Gerrard au milieu, Owen et Rooney en attaque). Seule ombre au tableau, le poste de gardien où David « Calamity » James est titularisé faute de mieux. Les anglais survolent leur groupe éliminatoire finissant invaincus à la première place devant la Turquie, la Slovaquie, la Macédoine et le Liechtenstein. Malheureusement, Rio Ferdinand suspendu ne peut être retenu pour la compétition (il est remplacé par Ledley King). En phase finale, les anglais sont versés dans la même poule que la France, la Suisse et la Croatie. Battus d’entrée par les Bleus (1-2), ils se reprennent parfaitement en surclassant les suisses (3-0) avant de valider leur ticket pour le second tour en triomphant de la Croatie (4-2). Confrontés au Portugal en quarts, ils livrent un match d’anthologie qui se conclut sur un score de parité (2-2). Une fois de plus, ils joueront de malchance aux tirs au but et s’inclineront. Paul Scholes, peu satisfait d’être excentré sur l’aile gauche, décide de prendre sa retraite internationale. Sa défection est palliée par la titularisation de Joe Cole qui s’accommode mieux de ce rôle. En défense centrale, John Terry gagne ses galons de titulaire au détriment de Sol Campbell.

Revanchards, les anglais entament les qualifications du Mondial 2006 le couteau entre les dents. Opposés à la Pologne, l’Autriche, le Pays de Galles, l’Irlande du Nord et l’Azerbaïdjan, les Three Lions finissent premiers sans surprise et se qualifient pour la coupe du monde 2006. Tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes mais juste avant la fin du championnat, Rooney se fracture le pied. Eriksson le retient tout de même dans la liste définitive. Confronté à une pénurie d’attaquants de talent (Andy Johnson, Jermaine Defoe et Darren Bent ne l’ont pas convaincu), il décide de sélectionner le géant Peter Crouch et le tout jeune Theo Walcott. Favoris de leur groupe, ils battent le Paraguay (1-0) puis Trinidad-et-Tobago (2-0) avant de concéder le nul contre la Suède (2-2). Premiers de leur poule, ils doivent s’en remettre à un coup-franc magistral de David Beckham pour éliminer l’Equateur (1-0) en huitièmes. Comme lors du précédent EURO, ils sont opposés au Portugal en quarts. Le match se solde par un nul vierge et tout se décide aux tirs au but. Une fois de plus les Three Lions s’inclinent et quittent le tournoi sur un goût d’inachevé. Depuis 1996, les anglais n’ont jamais remporté de séance de penaltys.

La non-qualification pour l’EURO 2008 et la désillusion de la coupe du monde 2010

Steve McClaren prend la suite d’Eriksson. Il commence par faire de Terry son capitaine. Il rappelle également Gareth Barry. Si l’effectif est impressionnant sur le papier, le groupe est miné par l’ego des joueurs et les rivalités de clubs (les joueurs des clubs du Big Four ont du mal à s’entendre). Pour ne rien arranger, McClaren décide d’écarter David Beckham au profit d’Aaron Lennon et Shaun Wright-Phillips (il finira cependant par le rappeler en octobre 2007) et ne peut compter sur Owen, trop souvent blessé. Gary Neville, lui aussi en proie à des pépins physiques doit faire face à la concurrence de Micah Richards et finit par perdre définitivement sa place. Toutefois, les anglais sont têtes de série dans les éliminatoires de l’EURO austro-suisse. Dans une poule plus relevée qu’il n’y parait (Croatie, Israël, Russie, Macédoine, Estonie, Andorre), les ouailles de McClaren bafouillent leur football. Ils doivent même s’en remettre aux retours du Spice Boy et de Michael Owen pour retrouver un peu d’allant. Battus deux fois par les croates, ils concèdent également une défaite contre les russes qui sera lourde de conséquences. Les anglais finissent troisièmes du groupe à un point de la Russie, deuxième, et à égalité de points avec Israël le quatrième.

Après une telle contreperformance, McClaren est logiquement limogé. Pour le remplacer, les dirigeants engagent l’italien Fabio Capello. Réputé pour sa rigueur, il éprouve cependant des difficultés pour faire de cette association de stars une équipe. Comme son prédécesseur, il écarte Beckham au motif que ce dernier évolue dans un championnat mineur (la MLS). Sol Campbell vieillissant fait les frais de la rude concurrence et n’est plus rappelé. En revanche, de nouveaux talents font leur trou (Glen Johnson, James Milner, Matthew Upson, Stephen Warnock…). Confrontés à la Croatie, à l’Ukraine, à Andorre, au Kazakhstan et à la Biélorussie, les hommes de Capello survolent leur poule (neuf victoires, une défaite) et terminent en tête, se qualifiant sans surprise. Beckham fait même son retour en sélection. Malheureusement, un scandale viendra détruire l’alchimie de l’équipe. Coupable d’avoir entretenu une liaison avec l’épouse de Wayne Bridge, John Terry se voit retirer le brassard au profit de Rio Ferdinand. Ce scandale aura pour conséquence de précipiter la retraite internationale de Wayne Bridge. Deuxième écueil, Rio Ferdinand et David Beckham se blessent et doivent déclarer forfait. Steven Gerrard est donc intronisé capitaine. Enfin, Owen est comme trop souvent sur le flanc. Ce qui avait obligé Capello a réintégrer Heskey (en disgrâce depuis l’EURO 2004) pour épauler Rooney. Crouch et Defoe sont également retenus dans la liste définitive. Opposés à l’Algérie, aux Etats-Unis et à la Slovénie, les anglais sont logiquement favoris de leur poule. Pourtant ils démarrent leur campagne en concédant un nul (1-1) contre la Team US, la faute à une bourde monumentale de leur gardien Robert Green. Contre l’Algérie, ils sont tenus en échec (0-0). Les Three Lions parviendront tout de même à se qualifier pour le second tour grâce à un succès étriqué contre les slovènes (1-0). Seulement deuxièmes de leur groupe, les anglais héritent de l’Allemagne en huitièmes. La rencontre tourne en faveur de la Nationalmannschaft qui désosse les Three Lions (1-4). Fait marquant de ce match, Frank Lampard inscrit un but valable qui sera refusé par l’arbitre (le ballon, après avoir frappé la transversale, rebondit derrière la ligne avant de ressortir) alors que les allemands menaient 2-1.

Scandale et nouvelles déceptions

Après cette élimination sans gloire, Capello est cependant conservé. Une page se tourne malgré tout avec les retraites ou mises à l’écart de Beckham, Owen, Heskey, Carragher, Upson, Joe Cole, Ledley King et David James. De plus en plus critiqué, Capello rajeunit son groupe (arrivées de Danny Welbeck, Andy Carroll, Jordan Henderson, Phil Jones, Leighton Baines) et responsabilise des joueurs jusque-là moins en vue (Scott Parker, Phil Jagielka, Joleon Lescott, Ashley Young, Theo Walcott et le gardien Joe Hart). Terry, Lampard, Gerrard, Rio Ferdinand et Rooney font désormais office de tauliers. Les anglais parviennent à se qualifier pour l’EURO 2012 en finissant premiers invaincus d’un groupe comptant la Suisse, le Pays de Galles, le Monténégro et la Bulgarie. Mais une fois de plus, un scandale va secouer la sélection. Accusé d’avoir proféré des injures racistes à l’encontre d’Anton Ferdinand (frère de Rio), John Terry qui venait de redevenir capitaine des Three Lions se voit retirer son brassard par la FA contre la volonté de Capello. Ce dernier décidera de démissionner en février 2012 pour marquer sa désapprobation. Il sera remplacé par Roy Hodgson quelques mois avant l’EURO. Rio Ferdinand décide de ne plus revenir en sélection tant que Terry y sera et ne joue donc pas l’EURO. Sans se montrer particulièrement brillante, la sélection anglaise finit première de son groupe devant la France, l’Ukraine et la Suède (deux victoires et un nul). L’aventure s’arrête cependant en quarts de finale contre l’Italie. Après un nul vierge (0-0), les Three Lions s’inclinent une fois de plus aux tirs au but.

Suite à ce nouvel échec, John Terry décide de se retirer de la sélection. Rio Ferdinand officialisera sa retraite lui aussi. Guidés par les derniers dinosaures Lampard, Gerrard et Rooney, les hommes de Roy Hodgson se qualifient brillamment pour la coupe du monde 2014 après avoir fini premiers de leur groupe. Ils n’y feront cependant pas des étincelles. Défaits par l’Italie (1-2) puis l’Uruguay (1-2), les Three Lions sont éliminés dès leur deuxième match de groupe. Ils accrocheront un nul anecdotique contre le Costa Rica (0-0) et finiront à la dernière place de la poule. Après cette déconvenue, Frank Lampard et Steven Gerrard se retirent à leur tour. Wayne Rooney vivra l’échec de l’EURO 2016 avant de prendre sa retraite internationale lui aussi.

Finalement, cette génération talentueuse à souhait et rompue aux joutes continentales n’aura jamais réussi à disputer ne serait ce qu’une finale de compétition majeure. Outre une faiblesse rédhibitoire aux tirs au but, les guerres d’ego et les rivalités exacerbées ont fragilisé la cohésion de groupe. Ces joueurs ont plus joué les uns à coté des autres qu’ensemble.

Partagez ce contenu :

Laisser un commentaire