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Les meilleurs steals de draft (5e partie, 2012-2016)

Lorsque on évoque les drafts NBA on s’intéresse le plus souvent aux premiers choix et aux joueurs n’ayant pas réussi à faire leur trou dans la grande ligue. On se polarise plus rarement sur les bonnes pioches, ces joueurs peu, voire pas attendus qui finalement s’avèrent être de très bons éléments, bien au-dessus du niveau auquel ils étaient attendus. Ces « steals » comme on les appelle squattent les dernières places des drafts et parviennent au talent et à l’abnégation à faire leur trou dans la ligue et parfois même à devenir des joueurs majeurs. C’est à ces joueurs-là que nous nous intéressons au travers de ce dossier. Leur point commun est d’avoir été sélectionnés dans les dernières places ou les tours suivants de draft. Mésestimés par les scouts, bénéficiant de peu de hype du fait d’avoir effectué leur cursus NCAA dans d’obscures universités ou tout simplement victimes de leur réputation, ces délaissés ont laissés à leur façon leur empreinte dans la ligue ou dans une moindre mesure dans certaines Franchises.

1ère partie: Années 80

2e partie: Années 90

3e partie: De 2000 à 2005

4e partie: De 2005 à 2011


draymond-green Les meilleurs steals de draft (5e partie, 2012-2016)

Draymond Green (Draft 2012) 35e choix par les Golden State Warriors

Après un cursus complet à Michigan State University, l’intérieur décide de tenter le grand saut vers la NBA. Malheureusement, il peine à convaincre les Franchises qui le jugent trop petit (seulement 2 m 01) pour jouer ailier-fort. Il ne trouve preneur qu’au second round de la draft. Destiné à un rôle de joueur de rotation, son impact défensif va finalement lui permettre de faire progressivement son trou. Il finit par trouver sa place dans le cinq majeur à la fin de sa saison sophomore. Par la suite, son entente avec Stephen Curry et Klay Thompson va faire de lui un des hommes-clés des Dubs. Âme défensive de l’équipe, il est actuellement le leader incontesté du secteur intérieur des Warriors. Trois fois All Star (2016, 2017 et 2018), il compte aussi une apparition dans la All-NBA Second Team en 2016 et une autre dans la All-NBA Third Team en 2017. Il a également été élu Défenseur de l’année en 2017 et compte trois sélections dans la All-Defensive First Team (2015,2016 et 2017) et deux dans la All-Defensive Second Team (2018 et 2019). Draymond Green est à ce jour le seul joueur NBA à avoir réussi un triple-double en inscrivant moins de dix points.


khris-middleton-milwaukee-bucks Les meilleurs steals de draft (5e partie, 2012-2016)

Khris Middleton (Draft 2012) 39e choix par les Detroit Pistons

Blessé au genou durant son année Junior à Texas A&M, il décide tout de même de s’inscrire à la draft malgré une saison délicate. Les doutes sur son physique le font descendre dans les mock-drafts et il n’est retenu qu’au second tour par les Pistons. Ses débuts seront difficiles. Il est même envoyé en D-League pour une semaine aux Fort Wayne Mad Ants. Ne figurant pas dans les plans de son coach, il fait partie du trade qui envoie Brandon Jennings à Detroit et se retrouve transféré chez les Milwaukee Bucks. Dans cette équipe en reconstruction, il trouve sa place et devient starter, doublant au passage sa moyenne de points. Aux côtés de Giannis Antetokounmpo, il explose et devient l’une des stars de l’équipe. Depuis 2014, il enchaîne les saisons à plus de 12 points de moyenne, bien aidé par son statut de seconde arme offensive. En 2019, il a décroché sa première sélection All Star.


rudy-gobert Les meilleurs steals de draft (5e partie, 2012-2016)

Rudy Gobert (Draft 2013) 27e choix par les Denver Nuggets, transféré chez le Utah Jazz

Lorsque le pivot de Cholet se présente à la draft, il est loin de déchaîner les scouts qui ne mettent en avant que son physique hors-norme (il avait la plus grande envergure de la ligue). Les Denver Nuggets le sélectionnent en fin de premier tour mais le cèdent dès le soir de la draft au Jazz. Les premiers mois sont plus que compliqués pour lui et il effectue deux passages de quelques jours en D-League, au Bakersfield Jam. Lors de sa saison sophomore, il progresse et gagne sa place dans le cinq de départ. Il est même candidat pour le titre de Most Improved Player (il finit troisième). Devenu dès lors le pilier défensif du Jazz, il enchaîne depuis les saisons pleines et est même utilisé comme arme offensive par séquences. En 2017, il réalise sa saison la plus aboutie et finit meilleur contreur de la ligue, nominé dans la All-Defensive First Team (il sera aussi nominé en 2018 et 2019) mais surtout dans la All-NBA Second Team. Considéré comme l’un des meilleurs pivots de la NBA actuelle, Gobert est double tenant du titre de défenseur de l’année (2018 et 2019) et compte une nomination dans la All-NBA Third Team (2019). Seule ombre au tableau, il n’est pas encore All Star.


clint-capela Les meilleurs steals de draft (5e partie, 2012-2016)

Clint Capela (Draft 2014) 25e choix par les Houston Rockets

En pleine bourre avec l’Élan Chalon (Pro A Française), le pivot suisse décide de tenter sa chance outre-atlantique. Ses bonnes performances en championnat français ne pèsent cependant pas lourd dans la balance et il ne bénéficie d’un strapontin pour la NBA qu’en fin de premier tour. Sa saison rookie sera peu convaincante. Incapable de trouver sa place dans la rotation, il est souvent envoyé chez les Rio Grande Valley Vipers en D-League. C’est finalement la blessure du pivot titulaire, Donatas Motiejunas, à l’aube des playoffs qui fera basculer sa carrière. Plus régulièrement utilisé, il saisit sa chance et fait enfin son trou. La saison suivante, il prend du galon comme pivot remplaçant. Pour sa troisième saison, il gagne sa place de titulaire et devient l’une des armes offensives des Rockets (plus de 12 points de moyenne depuis lors) en plus de faire le travail défensif. Leader du secteur intérieur de Houston, il pourrait encore progresser.


nikola-jokic Les meilleurs steals de draft (5e partie, 2012-2016)

Nikola Jokic (Draft 2014) 41e choix par les Denvers Nuggets

Auteur d’une bonne saison en ligue adriatique avec le Mega Basket de Belgrade, Jokic n’est cependant qu’un anonyme pour les scouts américains. Snobé par la majeure partie des Franchises, il finit par atterrir chez les Nuggets. Il est dans un premier temps laissé à la disposition de son club serbe pour une saison supplémentaire avant de rejoindre la NBA pour la saison 2015-2016. Ses débuts sont encourageants et il finit la saison titulaire. Cette première saison est sanctionnée par une nomination dans la All Rookie First Team. Sa deuxième année est de toute beauté (16,7 points et 9,8 rebonds). En progression constante depuis lors, il reste sur deux saisons à 18,5 et 20,1 points en moyenne auxquelles s’ajoutent une moyenne de plus de dix rebonds. Sélectionné pour le All Star Game en 2019, il est également nominé All-NBA First Team 2019. Il compte à présent parmi les meilleurs joueurs de la ligue.


pascal-siakam Les meilleurs steals de draft (5e partie, 2012-2016)

Pascal Siakam (Draft 2016) 27e choix par les Toronto Raptors

Après deux saisons réussies à New Mexico State University, l’intérieur camerounais s’inscrit à la draft. Le protégé de Luc Mbah A Moute ne sera retenu qu’en fin de premier tour par la Franchise canadienne. Titularisé durant les premiers mois de compétition, il perd sa place au profit de Lucas Nogueira, plus expérimenté et fait de nombreux aller-retours en D-League. Avec les Raptors 905, il survole la D-League et y remporte le titre (il est même le MVP des finales). Mis en confiance par ce succès, il retrouve les Raptors pour sa saison sophomore. Il s’impose définitivement dans la rotation comme joueur en sortie de banc. Devenu titulaire pour sa troisième saison aux côtés de Kawhi Leonard puis Marc Gasol, Siakam brille (16,9 points et 6,9 rebonds). Il s’avère décisif dans la conquête du titre et réalise d’excellentes performances en playoffs. Il est logiquement élu Most Improved Player en fin de saison. Siakam fait désormais partie des valeurs sûres de la ligue.

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