Groupe F, le bilan
Outre son pape l’Argentine a son Messi. Relativement discret lors de ses deux premières coupes du monde, le génie de Rosario est sorti de sa boîte et s’est montré décisif. Avec quatre réalisations, Messi a quasiment qualifié à lui tout seul son pays pour le second tour. Un apport bienvenu pour l’Albiceleste qui a eu toutes les peines du monde à faire la décision devant le but. Si l’arsenal offensif argentin est l’un des plus fringants du tournoi sur le papier, l’efficacité n’était cependant pas au rendez-vous. Difficiles vainqueurs d’une Bosnie-Herzégovine accrocheuse (2-1), les argentins ont dû s’en remettre à un exploit du lutin du FC Barcelone pour triompher des solides iraniens (1-0). Deux prestations poussives qui sont loin de rassurer les fans argentins mais qu’importe, la qualification est acquise et la victoire finale contre le Nigéria (3-2) permet même aux hommes de Sabella de faire le carton plein.
En dépit de son ultime revers contre l’Argentine, le Nigéria valide son ticket et devient la première nation Africaine à se qualifier pour le second tour. Et pourtant les hommes de Stephen Keshi n’ont pas été flamboyants. Incapables de se défaire des accrocheurs iraniens (0-0), les Super Eagles ont su tirer profit de la fébrilité bosniaque pour remporter leur premier match (1-0). Ce succès étriqué et quelque peu décevant au vu de la rencontre a cependant suffit au bonheur des champions d’Afrique qui sortent de la poule grâce au succès de la Bosnie-Herzégovine. Emmenés par Edin Dzeko, les hommes de Safet Susic ont malheureusement manqué leurs débuts. Battus par l’Argentine malgré un bon match (1-2), les bosniens ont payé au prix fort leurs largesses défensives contre le Nigéria (0-1). Le premier succès en coupe du monde enregistré à la faveur du très convainquant troisième match contre l’Iran (3-1) fera certainement nourrir des regrets. L’inexpérience a été fatale à la Bosnie.
Comme on le pressentait l‘Iran n’avait pas les armes pour faire bonne figure dans cette poule plus relevée qu’on pourrait le supposer. Le principal mérite des hommes de Carlos Queiroz a été d’entretenir le suspense jusqu’au bout. Bien regroupés derrière, les iraniens ont pris un point au Nigéria et ont fait douter l’Argentine jusque dans les arrêts de jeu. Contraints de faire le jeu lors du dernier match pour espérer se qualifier, l’Iran n’a pu profiter de la défaite du Nigéria. Logiquement battue par la Bosnie-Herzégovine, cette équipe iranienne qui n’a joué que pour ne pas perdre ne manquera certainement pas aux amateurs de beau football. Dans un mondial où la majeure partie des « petits » ont joué leur va-tout sans complexe, l’Iran trop timoré aurait dû plus jouer et moins calculer.
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