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Champions League: la malédiction de la finale

Depuis la création de la Champions League en 1992, une « malédiction » frappe les buteurs décisifs en finale. Lors des coupes du monde organisées dans la foulée, ces derniers réalisent des tournois bien ternes, quand ils ont la chance d’y prendre part. Petit tour d’horizon de ces poissards du football moderne.

1994: Daniele Massaro ouvre la marque lors du succès 4-0 sur le FC Barcelone. Il double la mise juste avant la mi-temps et est l’un des principaux artisans du large succès des Rossoneri. Retenu pour la coupe du monde avec l’Italie, il vivra un tournoi délicat avec la formation d’Arrigo Sacchi. Bien que régulièrement aligné, il n’inscrit qu’un seul but lors de la World Cup 94 (lors de la phase de poules contre le Mexique). Incapable de marquer par la suite, il s’illustre lors de la finale contre le Brésil en ratant un face-à-face décisif. Lors de la séance des tirs aux buts, il fait partie des trois joueurs italiens à avoir raté leur penalty, précipitant la défaite de la Squadra Azzura

1998: Lors de cette saison 1997-1998, Pedrag Mijatovic marche sur l’eau avec sa sélection en dépit d’une saison délicate avec le Real Madrid marquée par les blessures (10 buts en Liga et un seul, celui de la victoire finale, en Champions League). Meilleur buteur en éliminatoires de la coupe du monde avec la Yougoslavie (14 réalisations), Mijatovic perd de sa superbe une fois le tournoi entamé. Titulaire indiscutable, il a toutes les peines du monde à trouver la mire n’inscrivant qu’un seul but de raccroc (d’abord attribué à Dejan Stankovic en plus!) lors de la phase de poules.  Pire, il expédie un pénalty sur la barre en huitième de finales. La Yougoslavie se fait éliminer dans la foulée par les Pays-Bas qui se qualifient grâce à un but d’Edgar Davids dans les arrêts de jeu.

2002: Zidane entre dans la légende avec sa frappe sublime en finale contre le Bayer Leverkusen. Tout laisse penser que la coupe du monde 2002 sera marquée par le génie de l’artiste français. La malchance est cependant au rendez-vous pour Zizou qui contracte une blessure lors d’un match de  préparation contre la Corée du Sud. Touché au quadriceps gauche, il manque les deux premiers matchs du tournoi. Son retour sur une jambe lors du troisième match de poule ne sauvera pas la France, éliminée au premier tour après une défaite ignominieuse contre le Danemark (0-2).

2006: Lors de la finale de la Champions League au stade de France, le latéral brésilien Juliano Belletti inscrit le but qui offre le trophée au FC Barcelone. Il regardera cependant la coupe du monde à la télé vu qu’il ne fut pas retenu en sélection. En concurrence avec Cicinho pour la place de doublure de Cafu, Belletti fait les frais de son temps de jeu fluctuant avec le club catalan (il était en balance avec Oleguer pour le rôle de latéral droit).

2010: Auteur d’un doublé décisif en finale avec l’Inter de Milan, Diego Milito est cantonné au banc avec la sélection argentine. Dans l’ombre du quatuor Di Maria-Messi-Higuain-Carlos Tevez, le buteur intériste doit se contenter d’un rôle de remplaçant. Titularisé lors du troisième match de poule (l’Argentine étant déjà qualifiée pour le second tour, Diego Maradona avait décidé de faire tourner) il ne trouve pas le chemin des filets. Il terminera finalement le tournoi sans inscrire le moindre but, le traversant comme une ombre.

2014: Auteur du but décisif lors du succès du Real Madrid face à l’Atletico, Gareth Bale ne connaitra pas la joie de disputer la coupe du monde vu que le Pays de Galles ne s’est pas qualifié. L’ailier gallois est de ces stars qui regarderont le mondial de chez eux. Reste à savoir s’il aura une chance de prendre part au grand rendez-vous du foot mondial dans sa carrière. Les Dragons n’ont plus disputé la moindre compétition majeure depuis 1958 et Bale pourrait connaitre la même infortune que ses compatriotes Ian Rush, Mark Hughes, Gary Speed ou Ryan Giggs.

Rappelons que Dejan Savicevic et Marcel Desailly, buteurs en finale en 1994 ne disputeront pas le mondial (la Yougoslavie est à l’époque bannie de toutes compétitions et la France n’est pas parvenue à se qualifier). Auteur du but de l’égalisation en 2006, Samuel Eto’o a connu le même sort vu que le Cameroun était non-qualifié pour la coupe du monde.

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