Les stars NBA jamais titrées
La conquête du titre de champion est l’objectif ultime pour tout joueur NBA. Il est censé couronner l’excellence ou tout du moins la régularité. Cependant, nombre de joueurs d’exception ne parviennent pas pour une raison ou une autre (blessures, coups du sort, adversité trop importante…) à conquérir ce graal. Ces rois sans couronne sont toutefois entrés dans la légende du basket par leurs performances et leurs accomplissements. Intéressons-nous à ces stars qui n’ont jamais réussi à décrocher une bague de champion. Précision, les joueurs encore en activité n’ont pas été inclus dans cette liste.
Elgin Baylor
Poste: Ailier
Période d’activité: 1958-1971
Franchises NBA: Minneapolis/Los Angeles Lakers
Joueur majeur des années 60, Baylor aura joué de malchance durant toute sa carrière. Dominateur à souhait, l’ailier des Lakers n’a jamais pu prendre le dessus sur son grand rival, Bill Russell, lors des différentes finales qu’ils ont disputées. Baylor a disputé huit finales NBA sans jamais en remporter une seule malgré de brillantes performances. Diminué par une rupture du tendon d’Achille puis par une blessure au genou, il prend sa retraite après avoir disputé neuf matchs de la saison 1971-1972. Ironiquement, les Lakers réaliseront une saison historique avec un record de trente-trois victoires consécutives et remporteront enfin le titre cette saison-là. S’il eut droit à une bague de champion honorifique, il n’est pas officiellement champion. Onze fois All Star et dix fois dans la All NBA First Team, il fut l’un des meilleurs joueurs de tous les temps.
Nate Thurmond
Poste: Ailier fort ou pivot
Période d’activité: 1963-1977
Franchises NBA: San Francisco Warriors, Chicago Bulls, Cleveland Cavaliers
Natif d’Akron dans l’Ohio (comme un certain Lebron James), Thurmond est drafté par les Warriors en troisième position lors de la draft 1963. Après une première saison d’apprentissage aux côtés de Wilt Chamberlain, il se révèle suite au départ de ce dernier en 1964 et devient la star de la Franchise californienne. Sept fois All Star, il s’est également illustré par ses excellentes capacités défensives qui lui ont valu d’être nommé deux fois dans la All Defensive First Team et trois fois dans la All Defensive Second Team. Deuxième au classement final du MVP en 1967, il vivra son unique finale NBA cette saison-là mais les Warriors s’inclineront contre les Philadelphia Sixers de… Wilt Chamberlain. Envoyé chez les Bulls en 1974, il verra sa moyenne de points chuter et terminera finalement sa carrière aux Cavaliers, la Franchise de son Ohio natal, avec lesquels il se hissera en finales de conférence en 1976 (battus par les Boston Celtics). Il prendra sa retraite dans la foulée.
George Gervin
Poste: Arrière ou ailier
Période d’activité: 1976-1986
Franchises NBA: San Antonio Spurs, Chicago Bulls
Star de la ABA (ligue concurrente de la NBA au début des années 70), il intègre la grande ligue en même temps que sa Franchise suite à la fusion NBA/ABA en 1976. Il deviendra aussitôt un des meilleurs joueurs de la NBA et portera les Spurs pendant neuf saisons finissant quatre fois meilleur scoreur de la ligue, cinq fois dans la All NBA First Team et deux fois dans la All NBA Second Team. Il compte également neuf sélections All Star. Malheureusement, The Iceman ne connaîtra qu’une seule finale NBA en 1979. En tête de la série avec trois victoires à une, les Spurs vont s’effondrer et concéder trois défaites successives contre les Washington Bullets qui seront donc sacrés champions. Par la suite, la Franchise texane ne dépassera jamais les finales de conférence. Sa dernière saison aux Chicago Bulls ne sera pas non plus fructueuse (élimination au premier tour des play-offs contre les Boston Celtics malgré un Michael Jordan stratosphérique).
Pete Maravich
Poste: Arrière
Période d’activité: 1970-1980
Franchises NBA: Atlanta Hawks, New Orleans/Utah Jazz, Boston Celtics
Impressionnant en NCAA (il détient encore le record de points marqués dans la ligue universitaire), ce génial dribbleur et scoreur n’aura pas la grâce d’évoluer dans des Franchises taillées pour le titre. Avec les Hawks, il ne passera jamais le premier tour des play-offs. Ce sera encore pire avec le Jazz où il ne parviendra pas à se qualifier pour la post-season, la faute à des équipiers trop justes pour faire bonne figure. Usé par les blessures, il est débarqué par le Jazz en janvier 1980 et rejoint les Celtics dans la foulée. Il passera enfin un tour de play-offs aux côtés de Larry Bird mais les Celtics s’inclineront en finales de conférence. N’étant plus en pleine possession de ses moyens physiques, il décide de mettre un terme à sa carrière. Pistol Pete fut le meilleur marqueur de la ligue en 1977 et figura deux fois dans la All NBA First Team et deux fois dans la All NBA Second Team. Il compte également cinq sélections All Star et ses numéros ont été retirés dans trois Franchises (les Hawks, le Jazz et les Pelicans).
Bernard King
Poste: Ailier
Période d’activité: 1977-1993
Franchises NBA: New Jersey Nets, Utah Jazz, Golden State Warriors, New York Knicks, Washington Bullets
Révélé aux Nets, c’est lors de son passage à New York qu’il sera définitivement starifié. Malheureusement, durant son prime, aucune de ses équipes ne parviendra à faire illusion dans la course au titre. Pour ne rien arranger, King a vu sa carrière décliner suite à une grave blessure au genou en mars 1985. Si cela ne l’empêche pas d’être élu meilleur marqueur de la ligue cette année-là, il ne retrouvera pas sa vivacité à son retour. Toutes choses qui conduiront les dirigeants new-yorkais à se séparer de lui. S’il retrouve un bon niveau aux Bullets au point de décrocher une nomination au All Star Game, il n’y disputera qu’une seule campagne de play-offs. Ses soucis aux genoux le pousseront à mettre un terme à sa carrière. Quatre fois All Star, il n’a joué cependant que cinq campagnes en post-season. Il fut également deux fois All NBA First Team, une fois dans la Second Team et une fois dans la Third Team.
Dominique Wilkins
Poste: Ailier
Période d’activité: 1982-1999
Franchises NBA: Atlanta Hawks, Los Angeles Clippers, Boston Celtics, San Antonio Spurs, Orlando Magic
Star des Hawks dans les années 80 et au début des années 90, le bondissant ailier a eu le malheur de tomber sur la période de domination des Celtics puis des Detroit Pistons. Malgré ses cartons offensifs (il fut meilleur scoreur en 1986) jamais il ne disputa de finales de conférence. Ce fut finalement loin de la grande ligue qu’il put goûter à la joie d’un titre remporté lors de ses piges en Grèce et en Italie (il a remporté l’EuroLeague en 1996 avec le Panathinaikos). Neuf fois All Star, il est surtout resté dans les mémoires de ses concitoyens pour ses participations au Slam Dunk Contest qu’il a remporté deux fois. Il a aussi été nommé une fois dans la All NBA First Team, quatre fois dans la Second Team et deux fois dans la Third Team. Il a également obtenu la médaille d’or aux championnats du monde de 1994 avec la Dream Team II.
Charles Barkley
Poste: Ailier fort
Période d’activité: 1984-2000
Franchises NBA: Philadelphia Sixers, Phoenix Suns, Houston Rockets
Star incontestée durant les années 80 et 90, Chuck eut comme beaucoup le malheur d’évoluer en même temps que Michael Jordan. Huit saisons durant il portera les Sixers sans parvenir à atteindre les finales, la faute à une concurrence plus qu’ardue dans la conférence Est (Chicago Bulls, Detroit Pistons, New York Knicks, Indiana Pacers). Il devra attendre son trade aux Suns pour découvrir les joies d’une finale NBA en 1993. Cependant, il ne peut rien contre les Bulls de His Airness (défaite quatre matchs à deux). Il ne rejouera plus jamais de finales et finira sa carrière sans bague de champion. Ses seuls titres, il les a obtenus avec Team USA. Il décrocha l’or olympique avec la Dream Team puis la Dream Team III. Tout au long de sa carrière, Sir Charles prit part au match des étoiles onze fois et fut MVP en 1993. Il a figuré cinq fois dans la All NBA First Team, cinq fois dans la Second Team et une fois dans la Third Team. Il fut aussi meilleur rebondeur de la ligue en 1987.
John Stockton
Poste: Meneur
Période d’activité: 1984-2003
Franchise NBA: Utah Jazz
Passeur d’exception, Stockton a payé le fait d’avoir évolué au Jazz toute sa carrière. Si son duo avec Karl Malone fut l’un des plus prolifiques de l’époque, leur Franchise ne put venir à bout de la domination des Chicago Bulls. Deux fois le Jazz parviendra en finale NBA (1997 et 1998) s’inclinant à chaque fois contre les partenaires de Michael Jordan. Heureusement, il a pu compter sur la sélection pour se faire un palmarès collectif, remportant deux fois l’or avec Team USA en 1992 puis 1996. Dix fois All Star, il compte deux sélections dans la All NBA First Team, six dans la All NBA Second Team et trois dans la All NBA Third Team. Il fut également neuf fois meilleur passeur de la ligue, deux fois meilleur intercepteur et nommé cinq fois dans la All Defensive Second Team. Stockton est encore à ce jour le meilleur passeur de l’histoire de la NBA avec 15806 passes décisives et détient toujours le record d’interceptions de la ligue (3265 steals).
Patrick Ewing
Poste: Pivot
Période d’activité: 1985-2002
Franchises NBA: New York Knicks, Seattle Supersonics, Orlando Magic
Leader de la Franchise new-yorkaise durant quinze ans, il a vu ses rêves de titre être ruinés par une concurrence très relevée (Boston Celtics, Detroit Pistons puis Chicago Bulls, Miami Heat et Indiana Pacers). Toutefois, le vent tourne pour les Knicks qui parviennent à se hisser en finale en 1994 après la première retraite de Michael Jordan. Malheureusement, ils s’inclinent en sept matchs contre les Houston Rockets d’Hakeem Olajuwon. Ewing devra attendre 1999 pour voir ses Knicks de nouveau en finale. Blessé depuis le second tour, il ne peut y prendre part et c’est depuis la tribune qu’il regarde ses coéquipiers perdre contre les San Antonio Spurs de Tim Duncan et David Robinson. S’il joue une finale de conférence l’année suivante (défaite contre les Pacers), son départ de New-York marque le début de la fin pour lui vu qu’il ne brillera pas avec ses équipes suivantes. Onze fois All Star, Ewing n’a cependant été élu qu’une seule fois dans la All NBA First Team, victime d’une époque où les pivots dominants étaient légion (Olajuwon, Robinson, Mutombo, Shaq O’Neal…). Il compte toutefois six apparitions dans les All NBA Second Team et trois autres dans la All Defensive Second Team. Il a également à son palmarès deux médailles d’or olympiques: une obtenue en 1984 et la seconde avec la Dream Team en 1992.
Chris Mullin
Poste: Arrière ou ailier
Période d’activité: 1985-2001
Franchises NBA: Golden State Warriors, Indiana Pacers
Responsabilisé dès son année Rookie, il enchaînera les belles saisons avec les Warriors. Malheureusement, la Franchise californienne est alors une équipe du ventre mou ne parvenant pas à se qualifier régulièrement pour la post-season. Les arrivées de Mitch Richmond puis Tim Hardaway vont changer la donne. Le Run TMC va marquer les esprits et les Warriors gagneront en régularité. Trop peu cependant pour faire bonne figure en play-offs où ils ne passent jamais le deuxième tour. Les départs de Hardaway et Richmond n’arrangeront rien. Envoyé aux Pacers en 1997, il aura enfin l’opportunité de se battre pour le titre aux côtés de Reggie Miller. Bien qu’en fin de carrière, il dispute la finale 2000 (perdue contre les Lakers) avant de revenir aux Warriors pour une ultime pige. Mullin a été nommé une fois dans la All NBA First Team, deux fois dans la Second Team et une fois dans la Third Team. Il fut également cinq fois All Star. Membre de la Dream Team, il a remporté la médaille d’or olympique en 1992, sa deuxième après celle glanée en 1984.
Karl Malone
Poste: Ailier fort
Période d’activité: 1985-2004
Franchises NBA: Utah Jazz, Los Angeles Lakers
Comme son binôme Stockton, le Mailman s’est lui aussi heurté aux tout-puissants Bulls de Jordan et Pippen. Battu deux fois en finale en 1997 puis 1998, il ne se hissera plus à ce stade de la compétition avec le Jazz. Après la retraite de son acolyte, il rejoint les Lakers pour constituer un Big Four aux côtés de Shaq O’Neal, Kobe Bryant et Gary Payton. Si la Franchise californienne atteint les finales, elle s’incline contre des Detroit Pistons sans complexes. Blessé au genou durant cette ultime confrontation, il met ensuite un terme à sa carrière. Membre de la Dream Team et de la Dream Team III, il a glané deux médailles d’or. Véritable monstre physique, Malone a été MVP en 1997 et 1999 et a été quatorze fois All Star. Il fut onze fois All NBA First Team, deux fois Second Team et une fois Third Team. Il a également figuré trois fois dans la All Defensive First Team et une fois dans la Second Team. Il est en outre le troisième meilleur scoreur de l’histoire derrière Lebron James et Kareem Abdul-Jabbar.
Reggie Miller
Poste: Arrière
Période d’activité: 1987-2005
Franchise NBA: Indiana Pacers
Comme beaucoup d’autres, ce merveilleux shooteur à trois-points eut le malheur d’être un des contemporains de Michael Jordan en plus d’avoir évolué à une époque où la conférence Est était très relevée. Les Pacers se casseront sans cesse les dents sur les intouchables Bulls mais aussi les New York Knicks, le Miami Heat voire le Orlando Magic puis les Detroit Pistons. Il devra attendre l’an 2000 pour disputer sa première finale NBA (défaite contre les Los Angeles Lakers). Il ne reverra plus jamais les finales. Lors de son ultime saison, alors que les Pacers semblent suffisamment armés pour aller au bout, l’élan de l’équipe est brisé par les conséquences de la fameuse bagarre du Palace d’Auburn Hills. Il gagnera un titre mondial avec la Dream Team II et une médaille d’or olympique avec la Dream Team III. Ce seront ses seuls titres collectifs. Il a été cinq fois All Star et trois fois dans la All NBA Third Team. Il fut longtemps le recordman du nombre de tirs à trois-points inscrits.
Tim Hardaway
Poste: Meneur
Période d’activité: 1989-2003
Franchises NBA: Golden State Warriors, Miami Heat, Dallas Mavericks, Denver Nuggets, Indiana Pacers
Éblouissant chez les Warriors aux côtés de Chris Mullin et Mitch Richmond avec lesquels il formait le Run TMC, il ne jouera cependant que deux campagnes de play-offs avec la Franchise californienne, ne dépassant jamais le second tour. C’est lors de son passage au Heat qu’il aura l’opportunité de jouer les play-offs régulièrement. Cependant la forte concurrence dans la conférence Est jouera en sa défaveur. Le Heat n’atteindra qu’une seule fois les finales de conférence en 1997 (battus par les Chicago Bulls). Plus jamais Tim Bug n’atteindra ce stade de la compétition. Son seul titre collectif est une médaille d’or olympique obtenue avec Team USA en 2000. Nommé une fois dans la All NBA First Team, il compte aussi trois apparitions dans la Second Team et une dans la Third Team. Il fut également All Star à cinq reprises.
Shawn Kemp
Poste: Ailier fort
Période d’activité: 1989-2003
Franchises NBA: Seattle Supersonics, Cleveland Cavaliers, Portland Trail Blazers, Orlando Magic
S’il n’est pas resté longtemps au sommet, la faute notamment à ses problèmes de poids et de drogue qui ont ruiné sa fin de carrière, Kemp fut tout bonnement un des meilleurs joueurs de la ligue durant ses premières années à Seattle. Son duo avec Gary Payton faisait parler la poudre et était l’un des plus craints durant les années 90. Les Sonics se hisseront en finale en 1996 mais seront défaits par les diaboliques Chicago Bulls de Jordan. Malgré de belles saisons régulières, les Sonics ne retrouveront jamais les finales. Envoyé chez les Cavaliers en 1997, Kemp y amorcera un long déclin qui le plombera jusqu’à sa retraite. Champion du monde avec la Dream Team II (il fut même élu dans le meilleur cinq du tournoi), The Reignman compte six sélections All Star et trois nominations dans la All NBA Second Team.
Dikembe Mutombo
Poste: Pivot
Période d’activité: 1991-2009
Franchises NBA: Denver Nuggets, Atlanta Hawks, Philadelphia Sixers, New Jersey Nets, New York Knicks, Houston Rockets
S’il fut surtout reconnu pour ses énormes capacités défensives, Mount Mutombo fut tout de même un joueur majeur de la ligue. Entré dans les mémoires pour avoir participé à l’un des plus gros upsets avec les Nuggets (élimination des Seattle Supersonics alors leaders de la conférence dès le premier tour des play-offs), il devra attendre son passage aux Sixers pour découvrir les finales NBA aux côtés d’Allen Iverson. Ils seront défaits par les Los Angeles Lakers. Ce sera la seule fois de sa carrière où il tutoiera le titre. Lors des saisons suivantes, ses équipes ne parviennent pas à briller en post-season. Mutombo fut élu quatre fois meilleur défenseur de la ligue, deux fois meilleur rebondeur et trois fois meilleur contreur. Il figura trois fois dans la All Defensive First Team et trois fois dans la Second Team. Le pivot congolais fut également huit fois All Star, nommé une fois dans la All NBA Second Team et deux fois dans la All NBA Third Team.
Chris Webber
Poste: Ailier fort
Période d’activité: 1993-2008
Franchises NBA: Golden State Warriors, Washington Bullets/Wizards, Sacramento Kings, Philadelphia Sixers, Detroit Pistons
Décisif dès son arrivée dans la ligue, l’ancienne star universitaire devra cependant batailler pour mener Washington aux play-offs. Envoyé à Sacramento en 1998, sa carrière y prendra un nouveau tournant. Il devient l’une des stars de la ligue et se qualifie enfin régulièrement pour la post-season. Aux côtés de Peja Stojakovic, Vlade Divac et Mike Bibby, il fait trembler la NBA. Malheureusement, l’équipe ne parviendra jamais en finale, la faute à une forte adversité (Los Angeles Lakers, Portland Trail Blazers, San Antonio Spurs). La défaite la plus marquante reste toutefois celle des finales de conférence en 2002 avec un game 6 polémique (les Lakers semblaient favorisés par l’arbitrage). Sa chance est passée. Deuxième option offensive derrière Iverson à Philadelphie par la suite, il ne peut assumer le leadership après le départ de ce dernier à Denver. Il ne jouera finalement jamais de finale NBA. C-Webb a été convié cinq fois au match des étoiles. Il a aussi été nommé une fois dans la All NBA First Team, trois fois dans la Second Team et une fois dans la Third Team.

Penny Hardaway
Poste: Meneur ou arrière
Période d’activité: 1993-2007
Franchises NBA: Orlando Magic, Phoenix Suns, New York Knicks, Miami Heat
Pour ses débuts dans la ligue, il se retrouve à faire la paire avec le jeune Shaquille O’Neal au Orlando Magic. Les deux jeunes joueurs deviennent les leaders de la Franchise et s’invitent en post-season dès la première saison de Penny Hardaway. Mieux, ils parviendront même aux finales NBA en 1995 après avoir éliminé les Chicago Bulls d’un Jordan sorti de sa retraite quelques semaines plus tôt. Malheureusement, ils s’inclineront lourdement contre les Houston Rockets d’Olajuwon et Drexler (quatre rencontres à zéro). Lors de l’intersaison 1996, Shaq décide de rallier les Los Angeles Lakers mettant fin à leur duo. Devenu le leader de l’équipe aux côtés d’Horace Grant (arrivé pour pallier le départ de Shaq), il enchaîne deux saisons pleines. Gravement blessé à la cheville en 1998, il est tradé chez les Suns. Dans l’Arizona, il fait la paire avec Jason Kidd mais ne parvient pas à retrouver son niveau. Le reste de sa carrière sera pourri par les blessures. Après son départ de Phoenix, il ne rejoue qu’une seule fois les play-offs en 2004 avec les Knicks et devient un simple joueur de complément. Il finira sa carrière avec un palmarès vierge de titre. Élu deux fois dans la All NBA First Team et une fois dans la Third Team durant son passage à Orlando, il compte quatre sélections All Star.
Grant Hill
Poste: Ailier
Période d’activité: 1994-2013
Franchises NBA: Detroit Pistons, Orlando Magic, Phoenix Suns, Los Angeles Clippers
Drafté par des Pistons en pleine reconstruction, il ne tarde pas à prendre les rênes de la Franchise. Il est ainsi élu co-rookie de l’année avec Jason Kidd. Lors des saisons suivantes, il guidera la franchise du Michigan mais ne parviendra jamais à faire bonne figure en post-season en raison d’un supporting cast trop limité. Jamais les Pistons ne réussiront à passer le premier tour. Lassé d’attendre son heure, il rejoint le Magic durant l’intersaison 2000. Malheureusement, il contracte une blessure à la cheville qui va faire vriller sa carrière. Il doit mettre un terme à sa saison après seulement quatre matchs. Les deux saisons qui suivent, il ne disputera que quarante-trois matchs au total, gêné par sa cheville douloureuse. Lui qui devait former un duo décisif avec Tracy McGrady ne jouera pas le moindre match durant l’exercice 2003-2004. De retour sur les parquets, il renaît mais alterne longs passages à l’infirmerie et matchs. En juillet 2007, il rejoint les Suns. Remis sur pied par le staff médical de Phoenix, il peut de nouveau jouer des saisons pleines même s’il a dû changer son jeu. En 2010, les Suns parviennent aux finales de conférence Ouest mais sont battus par les Lakers. Ce sera le pic de la carrière de Mister Nice Guy. Il fut sept fois All Star. Il figura une fois dans la All NBA First Team et quatre fois dans la Second Team.
Allen Iverson
Poste: Meneur ou arrière
Période d’activité: 1996-2010
Franchises NBA: Philadelphia Sixers, Denver Nuggets, Detroit Pistons, Memphis Grizzlies
Premier choix d’une des meilleures drafts de l’histoire, The Answer eut un impact immédiat sur les Sixers qui devinrent une des places fortes de la conférence Est sous sa houlette. Ce n’est pourtant qu’en 1999 qu’il dispute enfin les play-offs. En 2001, il mène les Sixers aux finales. Il ne peut toutefois pas empêcher leur défaite face aux Lakers. Ce seront ses seules et uniques finales. Si les années suivantes, il est régulièrement en post-season, son équipe ne parvient plus à faire la différence. En conflit avec ses dirigeants, il file aux Nuggets où il épaule Carmelo Anthony. L’équipe ne passera jamais le premier tour des play-offs. Ce sera la dernière fois qu’il ira en post-season. S’il a marqué son époque, Iverson n’a décroché aucun titre collectif dans sa carrière. Très populaire, il fut retenu onze fois pour le All Star Game. Il a en outre été le MVP en 2001 en plus de son titre de rookie de l’année obtenu en 1997. A.I. a aussi été quatre fois meilleur scoreur de la ligue et trois fois meilleur intercepteur. Il a en outre figuré trois fois dans la All NBA First Team, trois fois dans la Second Team et une fois dans la Third Team.
Steve Nash
Poste: Meneur
Période d’activité: 1996-2015
Franchises NBA: Phoenix Suns, Dallas Mavericks, Los Angeles Lakers
Après des débuts mitigés avec les Suns (il est concurrencé par Jason Kidd et Kevin Johnson), il est envoyé à Dallas où il s’impose enfin. Il monte tout doucement en puissance et devient au fil des saisons un des meilleurs meneurs de la ligue. Aux côtés de Dirk Nowitzki, il retrouve les play-offs en 2001. En 2003, les Mavs se hissent en finales de conférence mais s’inclinent contre les San Antonio Spurs. De retour à Phoenix en 2005, il décroche consécutivement deux titres de MVP. Il est au sommet de son art mais les Suns ne parviennent jamais à dépasser les finales de conférence. En fin de carrière, il rejoint les Lakers pour constituer un Big Four alléchant aux côtés de Kobe Bryant, Pau Gasol et Dwight Howard. La mayonnaise ne prendra cependant pas et l’équipe se fera sweeper dès le premier tour. Affaibli par les blessures, il finit par se retirer. Cinq fois meilleur passeur de la ligue et huit fois All Star, le double MVP a figuré trois fois dans la All NBA First Team, deux fois dans la Second Team et deux fois dans la Third Team. Il est encore à ce jour le troisième meilleur passeur de l’histoire de la NBA.
Tracy McGrady
Poste: Arrière ou ailier
Période d’activité: 1997-2013
Franchises NBA: Toronto Raptors, Orlando Magic, Houston Rockets, New York Knicks, Detroit Pistons, Atlanta Hawks, San Antonio Spurs
Joueur majeur de la ligue dans les années 2000, T-Mac est incontestablement un des plus gros poissards de l’histoire de la NBA. S’il a disputé neuf fois les play-offs, il a été éliminé au premier tour à huit reprises. Que ce soit avec les Raptors, le Magic ou les Rockets il n’a jamais pu passer le premier round malgré des cartons offensifs. Et pourtant, il a pu compter sur de prestigieux alliés. Associé à son cousin Vince Carter aux Raptors, son duo avec Grant Hill au Magic n’a malheureusement pas fait d’étincelles à cause des nombreuses blessures de ce dernier. Aux Rockets, le déclin de Yao Ming n’a pas non plus permis à leur association d’être fructueuse. C’est en fin de carrière, alors qu’il est devenu simple joueur de complément aux Spurs qu’il découvre enfin le frisson des demi-finales de conférence. Les Spurs iront en finale mais s’inclineront contre le Miami Heat de Lebron James & Co. T-Mac prendra sa retraite dans la foulée. MIP en 2001, il fut également deux fois meilleur scoreur de la ligue et sept fois All Star. Il compte aussi deux sélections dans la All NBA First Team, trois dans la Second Team et deux dans la Third Team.
Vince Carter
Poste: Arrière ou ailier
Période d’activité: 1998-2020
Franchises NBA: Toronto Raptors, New Jersey Nets, Orlando Magic, Phoenix Suns, Dallas Mavericks, Memphis Grizzlies, Sacramento Kings, Atlanta Hawks.
Malgré une longévité exceptionnelle (22 saisons) dans la ligue, Vinsanity n’a jamais joué de finales NBA. Trop esseulé à ses débuts aux Raptors, il ne dépasse pas les demi-finales de conférence. Même sentence avec les Nets où il ne franchit jamais le deuxième tour malgré le soutien de Jason Kidd et Richard Jefferson. C’est lors de son passage au Magic qu’il joue enfin des finales de conférence (défaite contre les Boston Celtics). S’il se montre par la suite plus qu’utile dans ses équipes suivantes, il ne peut les hisser en finales, d’autant qu’il n’est plus une première option offensive. Rookie de l’année en 1999, il n’a pour seul titre collectif que la médaille d’or olympique remportée avec Team USA en 2000. Pour le reste, il fut huit fois All Star et figura une fois dans la All NBA Second Team et une fois dans la Third Team. Il restera toutefois à jamais dans les mémoires pour sa victoire exceptionnelle au Slam Dunk Contest 2000.
Yao Ming
Poste: Pivot
Période d’activité: 2002-2011
Franchise NBA: Houston Rockets
Sélectionné en premier choix de la draft 2002, le géant chinois trouve vite ses marques et devient le visage des Rockets. Problème, l’équipe a du mal à exister en post-season. La Franchise texane peine à passer le premier tour des play-offs et même l’arrivée de Tracy McGrady n’y changera rien. En 2009, il joue enfin des demi-finales de conférence mais les Rockets s’inclinent face aux Los Angeles Lakers. Ce sera la dernière étincelle de sa carrière. Blessé au pied, il manque toute la saison 2009-2010. A son retour, une nouvelle blessure l’oblige à mettre un terme à sa saison puis à sa carrière. Régulièrement convoqué au match des étoiles (huit sélections) grâce à sa popularité en Asie notamment, il a été deux fois All NBA Second Team et trois fois dans la All NBA Third Team.
Carmelo Anthony
Poste: Ailier/Ailier fort
Période d’activité: 2003-2022
Franchises NBA: Denver Nuggets, New York Knicks, Oklahoma City Thunder, Houston Rockets, Portland Trail Blazers, Los Angeles Lakers
Visage de la NBA durant plus d’une décennie, Carmelo Anthony fut l’un des tout-meilleurs attaquants de la ligue et un joueur clutch à souhait. Il fut également l’un des métronomes de Team USA avec qui il glana trois médailles d’or olympiques. Le souci est qu’il ne fut pas aussi verni en NBA en dépit de tout son talent. Drafté par les Nuggets, Melo en devient automatiquement le Franchise Player mais ne parvient pas à atteindre les finales (il n’ira qu’une seule fois en Finales de conférence ouest). Son passage à New York ne sera pas non plus couronné de succès en dépit de qualifications régulières en play-offs (l’équipe ne dépassera jamais les demi-finales de conférence). Moins influent avec le Thunder puis devenu simple lieutenant aux Blazers puis aux Lakers, il n’aura jamais l’opportunité de vivre enfin une finale NBA. Seul joueur du Top 5 de la draft 2003 à n’avoir jamais été champion NBA, celui qui fut meilleur marqueur de la ligue en 2013 compte dix sélections All Star, deux nominations dans la All NBA Second Team et quatre dans la Third Team.
Derrick Rose
Poste: Meneur
Période d’activité: 2008-2024
Franchises NBA: Chicago Bulls, New York Knicks, Cleveland Cavaliers, Minnesota Timberwolves, Detroit Pistons, Memphis Grizzlies
Premier choix de la draft 2008, Derrick Rose s’imposa rapidement comme l’un des meilleurs joueurs de la ligue, devenant le go-to-guy des Bulls. Malheureusement, il ne parviendra jamais à hisser la Franchise de l’Illinois en finales. Son meilleur résultat fut une finale de conférence en 2011 (perdue contre le Miami Heat). Pour ne rien arranger, ses blessures aux genoux ont totalement plombé sa suite de carrière. Que ce soit avec les Knicks, les Cavaliers, les Wolves ou les Pistons, il ne sera pas en mesure de jouer le titre et ne passera plus jamais le premier tour des play-offs. La carrière du MVP 2011 s’est depuis inscrite dans la liste des What If… D-Rose ne compte que trois sélections All-Star et une nomination dans la All NBA First Team, ce qui semble maigre pour un joueur qui fut aussi dominant. Il fut également Rookie de l’année en 2009. Poissard jusqu’au bout, il n’a jamais participé aux jeux olympiques du fait de ses blessures. Ses seuls titres collectifs furent ses deux médailles d’or en coupe du monde.
Mentions
D’autres joueurs un peu moins médiatiques comme Alex English, Lenny Wilkens, Dave Bing, Mark Price, Kevin Johnson, LaFayette « Fat » Lever voire Stephon Marbury, Amar’e Stoudamire, Joe Johnson, Baron Davis, Gilbert Arenas, LaMarcus Aldridge ou Brandon Roy n’ont également pas eu l’honneur d’accrocher un titre de champion NBA. D’autres joueurs encore en activité comme Chris Paul, James Harden, Paul George, Damian Lillard ou Russell Westbrook ont encore une infime chance de gagner un titre NBA.
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