Les pires contrats de l’histoire de la NBA
Au-delà des joutes sportives, des légendes et du soutien populaire, la NBA est, et a toujours plus ou moins été, une histoire de gros sous. La ligue professionnelle nord-américaine, réputée pour être la toute meilleure du basketball est avant tout une machine à générer des dollars. Il aura cependant fallu attendre le milieu des années 90 et l’explosion des salaires pour que les joueurs, acteurs majeurs de ce cirque médiatique, bénéficient de rétributions conséquentes.
Si aujourd’hui le montant de certaines sommes engagées peut choquer, il faut se rappeler qu’il n’en a pas toujours été ainsi et qu’à la fin des années 80, le joueur le mieux payé de la ligue émargeait à seulement 5 millions de dollars par saison. La donne est totalement différente de nos jours, mais cette hausse des rémunérations n’a pas été sans conséquences ni sans abus sur la ligue. On ne compte plus les contrats pharaoniques accordés à plus ou moins juste titre aux joueurs majeurs de la ligue.
Toutefois dans cette surenchère, certains joueurs ont bénéficié de salaires inversement proportionnels à leur rendement sur le parquet et parfois carrément handicapants pour leur employeur. Qu’il s’agisse de joueurs surpayés au vu de leurs performances ou de victimes de graves pépins physiques voire de soucis extra-sportifs, petit tour d’horizon des pires contrats jamais accordés dans l’histoire de la NBA.

Jon Koncak : 13 millions de dollars sur six ans (1989)
Promis à une brillante carrière NBA après s’être révélé sous les couleurs de la Southern Methodist University (son maillot y est d’ailleurs retiré), John Koncak n’aura jamais vraiment confirmé sous les couleurs des Atlanta Hawks. Cependant le pivot médaillé des Jeux Olympiques 1984 se voit offrir un contrat mirobolant par les Hawks après quatre premières saisons très moyennes en sortie de banc. Ce qui en fait avec près de 2 millions par saison l’un des joueurs les mieux payés de l’époque. Koncak gagnait en effet plus que les superstars Michael Jordan, Larry Bird ou Magic Johnson, un comble pour un remplaçant! Conséquence, il héritera du surnom de Jon Contract. Pour ne rien arranger, Koncak n’explosera jamais et passera toute sa carrière dans la peau d’un obscur pivot (4,5 points et 4,9 rebonds de moyenne en carrière).

John « Hot Rod » Williams : 26,5 millions de dollars sur sept ans (1990)
Au sortir de sa meilleure saison (16,8 points et 8,1 rebonds de moyenne), l’intérieur des Cleveland Cavaliers se voit offrir une prolongation de contrat des plus mirifiques: 5 millions de dollars par saison dès les premières années de contrat. Certes, Hot Rod est l’un des meilleurs sixième homme de la ligue en ce moment-là, mais le montant de son contrat est clairement disproportionné au vu de son rendement, d’autant plus qu’il s’agit ni plus ni moins du salaire le plus élevé de toute la ligue. Hot Rod devient ainsi le deuxième athlète de sport collectif le mieux payé de l’Amérique. Un statut qu’il ne parviendra pas vraiment à assumer. S’il enchaîne ensuite des saisons honnêtes dans la raquette des Cavs, il ne fera jamais mieux que lors de la saison 1989-1990.

Juwan Howard : 105 millions de dollars sur sept ans (1996)
Après une saison sophomore réussie en tous points (22,1 points, 8,1 rebonds, 4,4 passes décisives par match en moyenne), Juwan Howard était considéré comme un ailier-fort d’avenir. Logiquement les Washington Bullets décident de conserver leur joyau et lui offrent une prolongation de sept ans pour 78 millions de dollars. Une offre que rejette Juwan Howard qui se laisse convaincre par la proposition du Miami Heat nettement plus alléchante (100 millions sur sept ans). La transaction sera cependant annulée par la NBA pour dépassement du salary cap. Les dirigeants des Bullets revinrent donc à la charge avec un contrat de 105 millions sur sept ans. Offre acceptée par Howard qui même s’il donne satisfaction avec de jolies stats pendant cinq saisons (une seule année à moins de 15 points de moyenne) ne parviendra pas à franchir le cap séparant un bon joueur d’une superstar. Avec cet intérieur surpayé, les Wizards n’iront qu’une seule fois en post-season et éprouveront toutes les peines du monde à bâtir un effectif compétitif. Quatrième joueur le mieux payé de la ligue lors de la saison 2000-2001 derrière Kevin Garnett, Shaq O’Neal et Alonzo Mourning, il sera finalement transféré en février 2001 aux Dallas Mavericks.

Jim McIlvaine : 35 millions de dollars sur sept ans (1996)
Incontestablement une des pires opérations financières et sportives de l’époque. En quête d’un pivot pour renforcer une raquette manquant de taille, les Seattle Supersonics, finalistes de la saison précédente, enrôlent Jim McIlvaine à la surprise générale. L’intérieur des Washington Bullets est affublé de statistiques faméliques et en dehors d’une moyenne de deux rebonds pris en quinze minutes de jeu, on ne voit pas vraiment ce qu’il pourrait apporter. Il n’y aura pas de miracles mais c’est surtout son salaire qui fera jaser. Avec 5 millions de dollars annuels sur sept ans, McIlvaine est quasiment aussi bien payé que Detlef Schrempf (qui était All-Star) et surtout que Shawn Kemp, suscitant la jalousie de ce dernier. Faute de pouvoir obtenir une revalorisation salariale, The Reign Man sera envoyé aux Cleveland Cavaliers. Ce trade marquera le début de la fin du Sonic Boom. La Franchise de Seattle passera de candidate au titre à équipe moyenne sans plus. Quant à McIlvaine, jamais il ne justifiera son salaire et sera expédié aux New Jersey Nets au bout de deux saisons. Avec 2,7 points et 3,1 rebonds de moyenne en carrière, il était clairement surpayé.

Bryant Reeves : 64 millions de dollars sur six ans (1997)
Convaincant lors de sa saison rookie avec les Vancouver Grizzlies, Bryant Reeves se voit offrir un gros contrat par la Franchise canadienne, désireuse d’en faire un de ses éléments-clés. Dès sa saison sophomore il justifiera les attentes placées en lui en réalisant sa meilleure saison (16,2 points et 8,1 rebonds de moyenne) suivie par une autre tout aussi réussie. Malheureusement, victime de blessures à répétition et de prises de poids, le pivot sombrera progressivement lors des saisons suivantes. Handicapé par un dos en vrac, il ne réalisera plus jamais de saison complète. Une fragilité qui l’empêchera de prendre part à l’exercice 2001-2002. Il ne mettra pas un pied sur le parquet de toute la saison laissant les Grizzlies payer son énorme salaire. Il prendra sa retraite dans la foulée.

Shawn Kemp : 107 millions de dollars sur sept ans (1997)
Ulcéré par le traitement salarial de Jim McIlvaine aux Sonics, le Reign Man ira au clash avec ses dirigeants pour obtenir une revalorisation de son contrat et sera finalement envoyé à Cleveland qui lui offrira une rétribution conséquente, conformément à ses souhaits. Pour ses deux premières saisons dans l’Ohio, Kemp justifiera son statut réalisant même sa meilleure moyenne de points en carrière lors de la saison 1998-1999 écourtée par le lockout. Mais lors de l’exercice suivant, il reviendra sur les parquets en surpoids et démotivé. Miné par des problèmes d’alcool et de drogue, il est finalement envoyé à Portland où en proie à ses démons il réalisera deux saisons indignes de son talent. Après une pige à Orlando, le Reign Man disparaîtra à jamais des playgrounds.

Jayson Williams : 86 millions de dollars sur six ans (1998)
Top rebondeur à la fin des années 90 (il restait sur deux saisons à plus de 13 rebonds de moyenne), Jayson Williams s’illustre également par deux saisons à plus de 12 points de moyenne avec les New Jersey Nets. Logiquement, il se voit offrir une prolongation de contrat à la hauteur de ses performances. La malchance va malheureusement s’inviter dans cette équation. Dès la saison suivante, le 1er avril 1999 plus exactement, lors d’un match contre les Atlanta Hawks, Williams est victime d’une blessure au genou suite à une collision avec son coéquipier Stephon Marbury. Un accident qui lui vaudra une opération du genou et une fin de carrière prématurée. Incapable de revenir au plus haut niveau, il sera contraint de mettre un terme à sa carrière en 2000. Il n’aura finalement disputé qu’une trentaine de rencontres après la signature de sa prolongation de contrat.

Vin Baker : 86 millions de dollars sur sept ans (1999)
Récupéré par les Seattle Supersonics dans l’échange qui envoya Shawn Kemp à Cleveland, Vin Baker réalisa deux saisons correctes dans la raquette des Sonics. Contre toute attente, il fit jouer une clause de son contrat lui permettant de devenir Free Agent. Désireux de le conserver, les dirigeants des Sonics lui offrirent le maximum. Ainsi l’ex-star des Bucks fut récompensée par un gros contrat en 1999. Un choix somme toute compréhensible (Vin Baker était quadruple All-Star et était considéré par certains comme un Hall of Famer potentiel), même s’il sortait de sa moins bonne saison depuis son année sophomore. Si la saison suivante fut tout aussi bonne, Vin sombra par la suite dans l’alcool. En surpoids, il traînera son mal-être sur les parquets avant d’être envoyé chez les Boston Celtics puis chez les New York Knicks. Un périple durant lequel il s’illustrera surtout par des déboires liés à son addiction, entraînant moult suspensions. Vin Baker ne redeviendra jamais le joueur qu’il était.
Penny Hardaway: 86,7 millions de dollars sur sept ans (1999)
Après un début de carrière fracassant au Orlando Magic (il fut notamment quatre fois All-Star), Penny Hardaway se voit offrir le contrat maximum par les Phoenix Suns lors de l’intersaison 1999, aux fins de former une ligne arrière alléchante aux côtés de Jason Kidd. Malheureusement, les pépins physiques vont s’inviter dans l’équation. Déjà fragilisé par une blessure au genou gauche survenue lors de son passage au Magic, il connaîtra de nombreuses rechutes tout le long de son séjour dans l’Arizona. Fatalement, ses statistiques et son temps de jeu déclineront. Il sera finalement expédié aux New York Knicks en janvier 2004 en même temps que son coéquipier Stephon Marbury. Son passage dans la Big Apple sera un fiasco marqué par des blessures et méformes. Il plombera encore plus la masse salariale new-yorkaise déjà riche en contrats-boulets (Marbury, Allan Houston…). Refourgué au Magic en février 2006, son contrat sera rompu à l’amiable au bout de quelques jours.

Keith Van Horn : 73 millions de dollars sur six ans (1999)
Drafté par les Nets en 1997, Keith Van Horn a réalisé des débuts fracassants avec la franchise du New Jersey. De bonnes performances qui lui permirent de bénéficier d’une extension de contrat plus qu’intéressante prenant effet dès la saison 1999-2000. Seul problème, son rendement baissera une fois que le contrat rentrera en vigueur. Son implication défensive s’amenuisera elle aussi, ce qui poussera son employeur à s’en défaire après deux saisons. Van Horn et son contrat seront promenés d’équipes en équipes sans retrouver l’efficacité des débuts. Toutes choses qui le conduiront à prendre une année sabbatique en 2006 après cinq saisons d’affilée où il a disputé moins de 50 matchs de moyenne. Finalement, il s’engagera avec la Franchise de ses débuts pour compléter le transfert de Jason Kidd aux Mavericks. Il ne sera cependant jamais utilisé et sera coupé par les Nets au bout de quelques mois.
Grant Hill: 93 millions de dollars sur sept ans (2000)
Considéré comme l’un des plus gros poissons de la Free Agency 2000, la star des Detroit Pistons ne manque pas de prétendants. Le Orlando Magic casse sa tirelire et lui offre un contrat maximum en dépit de quelques interrogations sur son état physique (il avait subi une blessure à la cheville gauche qui lui avait fait manquer les Jeux Olympiques 2000). Recruté pour faire la paire avec le bondissant Tracy McGrady, Hill ne jouera finalement que très peu (47 matchs cumulés en trois saisons), gêné par cette cheville récalcitrante. Il connaîtra même une saison blanche suite à une infection aux staphylocoques consécutive à une énième opération de la cheville (il frôlera la mort à cause de cette maladie). Sa cinquième saison sera elle aussi écourtée par les blessures (67 matchs joués) tout comme la suivante où il sera limité à 21 matchs. Grant Hill ira tout de même au bout de son contrat et rejoindra les Phoenix Suns à l’intersaison 2007. En sept ans, il n’a joué que 204 matchs sur près de 585 possibles avec le Magic sans jamais retrouver ses standards de Detroit (il y tournait à plus de vingt points par match). Difficile de faire pire question rapport qualité-prix.

Brian Grant : 86 millions de dollars sur sept ans (2000)
Au sortir d’une saison délicate avec les Portland Trail Blazers (7,3 points et 5,5 rebonds de moyenne), Brian Grant s’engage avec le Miami Heat pour sept ans et 86 millions de dollars. Un deal qui aura surpris plus d’un, mais qu’importe, Pat Riley croit en lui. Sa première saison (15,2 points, 8,8 rebonds) viendra donner raison aux dirigeants floridiens. La suite sera malheureusement moins probante. Décalé en ailier-fort, sa productivité en prend un coup. Lorsqu’il retrouve le poste de pivot pour sa troisième saison, il ne parvient pas à rééditer ses performances passées. Bien que loin d’être mauvaises, ses prestations ne seront jamais à la hauteur de son contrat. Il sera finalement transféré aux Lakers en 2005 dans le deal qui envoya Shaq O’Neal à Miami. La suite on la connaît.

Allan Houston : 100 millions de dollars sur six ans (2001)
L’archétype même du contrat-poison. Grand artisan des campagnes de play-offs des Knicks (sa moyenne de points en post-season est meilleure qu’en saison régulière), ce merveilleux shooteur à trois-points se verra proposer un contrat mirobolant par la Franchise new-yorkaise. Un traitement salarial amplement mérité pour celui qui a su faire oublier John Starks au poste d’arrière et qui est pressenti pour devenir le joueur majeur de Gotham après le départ de Pat Ewing. Pendant deux ans, il justifiera la confiance placée en lui en portant l’attaque des Knicks. La malchance viendra malheureusement s’en mêler. Fragilisé par des blessures récurrentes aux genoux, Houston finit par être définitivement éloigné des parquets en décembre 2004 après seulement 20 matches de saison régulière. Seul souci, son énorme contrat est garanti et les dirigeants new-yorkais se voient obligés de l’honorer pour un joueur qui ne peut plus jouer (il a annoncé sa retraite le 17 octobre 2005). Son salaire annuel de 20 millions de dollars le rend intransférable et empêche également les Knicks de recruter. Cette déconvenue provoquera la mise en place de l’Allan Houston Rule, option permettant aux équipes de désigner un joueur dont le contrat ne sera pas pris en compte dans la Luxury Tax. En définitive, Houston percevra 40 millions de dollars sans jouer et plombera le salary cap new-yorkais. Pas rancuniers, ses dirigeants l’ont tout de même soutenu jusqu’au bout et l’ont assisté dans ses tentatives avortées de come-back.

Raef Lafrentz : 70 millions de dollars sur sept ans (2002)
Excellent à Denver où il s’était illustré par ses qualités de contreur en plus d’un apport offensif correct, Raef Lafrentz rejoint les Dallas Mavericks pour 10 millions par saison. L’intérieur avait tout pour briller avec la Franchise texane mais sa saison 2002-2003 ne sera pas à la hauteur des attentes. Avec 9,3 points, 4,8 rebonds et 1,3 contres, Lafrentz réalise sa pire saison depuis ses débuts en NBA. Dès la fin de la saison, il est refourgué aux Boston Celtics où il enchaînera des saisons sans relief. Il s’en ira ensuite grossir les rangs des Portland Trail Blazers où il s’illustrera par des stats faméliques.

Jermaine O’Neal : 126.6 millions de dollars sur sept ans (2003)
Auteur d’une saison monstrueuse avec les Pacers (20,8 points, 10,3 rebonds), Jermaine O’Neal, devenu un intérieur d’avenir au sein de la ligue, bénéficie d’une extension de contrat de sept ans pour une somme pharaonique. Sa saison suivante ne fait que confirmer ses bonnes performances mais son élan tout comme celui des Pacers sera freiné par les Detroit Pistons, d’abord en play-offs en 2004 puis lors de la fameuse bagarre d’Auburn Hills. Suspendu pour 25 matches (il bénéficiera de 10 matchs de réduction en appel), il ne retrouvera jamais ses sensations à son retour. Handicapé par les blessures, ses statistiques déclinent progressivement et il est finalement envoyé aux Raptors puis au Heat. Ses performances dans ces deux équipes ne seront pas franchement à la hauteur de son salaire. Depuis 2004, Jermaine O’Neal n’a jamais pu effectuer de saison complète à cause de ses pépins physiques et il connaît une fin de carrière compliquée après un passage anecdotique aux Celtics et un exercice certes plus fructueux avec les Phoenix Suns. Il terminera sa carrière en 2014 après une pige aux Golden State Warriors.

Stephon Marbury : 76 millions de dollars sur quatre ans (2003)
Au lendemain d’une saison 2003-2004 durant laquelle il a une fois de plus brillé (cinquième saison d’affilée à plus de 20 points de moyenne), Stephon Marbury négocie, sans agent, une prolongation de contrat prenant effet en 2005 avec les Phoenix Suns. La franchise de l’Arizona la lui accorde mais ne paiera finalement pas le moindre dollar vu qu’avant que ce contrat n’entre en vigueur, Starbury est transféré à New York. C’est donc aux Knicks que revient le soin de payer le salaire mirobolant du caractériel meneur. Si au strict plan statistique Marbury demeure plus ou moins constant, c’est en coulisses que tout se gâte. Marbury s’illustrera par de nombreux écarts de conduites et aura des soucis relationnels avec tous ses entraîneurs. Pour ne rien arranger, son apport n’a pas vraiment bonifié l’équipe qui enchaîne les saisons sans play-offs. Les choses tourneront définitivement au vinaigre lors du Training Camp 2009. En raison de son comportement, Starbury finira par être écarté de l’équipe au profit de Chris Duhon après une ultime dispute avec son coach d’alors, Mike D’Antoni. Lassés, les dirigeants des Knicks décideront de se débarrasser de lui. Il ne joue pas la moindre minute de la saison 2009-2010 avant d’être officiellement mis à pied en décembre 2009. Il lui sera interdit de mettre un pied à la salle, que ce soit pour s’entraîner ou pour assister à un match. Ce qui représente tout de même une perte sèche pour un joueur qui touchait 21 millions de dollars cette saison-là. Les deux parties se sépareront finalement en février 2010. La carrière de Marbury ne s’en relèvera jamais.

Erick Dampier : 73 millions de dollars sur sept ans (2004)
Après une saison réussie où il tournait à 12,3 points et 12 rebonds de moyenne avec les Golden State Warriors, Dampier se voit offrir un contrat en or par les Dallas Mavericks en quête d’un pivot dominant. La direction des Mavs aurait cependant dû prendre en compte les saisons précédentes de Dampier qui n’avait jamais joué les play-offs jusque-là et qui n’avait jamais affiché de telles statistiques auparavant. Jamais Dampier ne rééditera ses performances de l’époque Warriors. En six années dans le Texas, il ne dépassera jamais la barre fatidique des 10 points de moyenne et même s’il est plutôt utile dans la peinture (plus de 7 rebonds de moyenne), c’est en post-season qu’il s’avère très décevant. Il ne parviendra jamais à élever son niveau de jeu en play-offs. Pour un joueur touchant environ 10 millions par saison c’est clairement prohibitif, surtout que ses performances déclineront saisons après saisons.

Kenyon Martin : 92.5 millions de dollars sur sept ans (2004)
Après quatre très bonnes saisons avec les New Jersey Nets, Kenyon Martin s’offre un nouveau défi en rejoignant les Denver Nuggets avec à la clé un contrat qui a fait bien des envieux. Malheureusement pour lui il aura du mal à s’adapter dans le Colorado. Soumis à une rude concurrence, l’ailier-fort bataillera également avec des blessures récurrentes qui nuiront à son efficacité. Jamais il ne retrouvera l’allant affiché dans le New Jersey et ses sept saisons seront marquées par des performances en dents de scie. Bien qu’il demeure relativement efficace en défense, ses statistiques ne cessent de décliner. Lors de sa dernière saison aux Nuggets, il tournait à 8,6 points et 6,2 rebonds. Sachant qu’il percevait cette année-là 16,5 millions de dollars, on ne peut pas dire que l’investissement ait été rentabilisé.

Adonal Foyle : 42 millions de dollars sur six ans (2004)
Certes, Adonal Foyle était auréolé d’une réputation de contreur hors-pair, mais aujourd’hui encore, on s’explique difficilement que les Golden State Warriors lui aient proposé une prolongation de contrat à 7 millions par saison. Avec 3,1 points et 3,8 rebonds de moyenne, le pivot de Saint-Vincent-et-les-Grenadines sortait de l’une de ses saisons les moins abouties au moment où il parapha ce contrat. Par-dessus le marché, Foyle n’était que remplaçant. Énorme pour un joueur qui n’avait pas le potentiel pour être un sixième homme de choix et qui n’a jamais dépassé la moyenne de 6 points inscrits. Il deviendra par la suite starter, mais ses performances ne décolleront pas. Après trois saisons en dents de scie, il sera libéré par la Franchise californienne alors qu’il lui restait encore trois ans et près de 30 millions de dollars de contrat.

Jerome James : 30 millions de dollars sur cinq ans (2005)
Un véritable cas d’école! Si au vu du montant de son contrat il n’y a pas matière à crier au scandale, ce sont les raisons profondes de sa signature qui surprennent. Sur la foi d’une campagne de play-offs réussie avec les Seattle Supersonics (12,5 points et 6,8 rebonds), Jerome James est engagé par les New York Knicks pour 6 millions par saison. Seul souci, James n’avait jamais fait mieux que 5,4 points et 4,2 rebonds de moyenne en carrière. Quelle idée de parier une telle somme sur un joueur de presque 30 ans qui n’a jamais fait d’étincelles en dehors de ces play-offs où il était en surrégime. Bien entendu, Jerome James ne justifiera jamais les espoirs placés en lui et les Knicks seront moqués pour ce transfert plus que foireux. Hors de forme lors de sa première saison, il tournera péniblement à 3 points et 2 rebonds de moyenne. On l’ignorait encore mais ce fut sa meilleure saison avec New York. En quatre saisons, il jouera exactement 90 matches en orange et bleu. Son nom est depuis associé au Contract Year Phenomenon (Lorsqu’un athlète très moyen réalise de bonnes performances juste avant la fin de son contrat afin d’être bien vu par de nouvelles équipes). Vous parlez d’une bonne affaire!

Larry Hughes : 70 millions de dollars sur cinq ans (2005)
Étincelant lors de sa dernière saison aux Washington Wizards (22 points, 6,3 rebonds et 2,9 steals en saison régulière puis 20,7 points de moyenne en play-offs), Hughes est engagé par les Cleveland Cavaliers pour prêter main-forte à un Lebron James trop esseulé en attaque. Après des débuts prometteurs, il est contraint de mettre un terme à sa saison après 36 matches à cause d’une fracture d’un doigt. Lorsqu’il retrouve le chemin des parquets, il s’illustre surtout par sa tendance à prendre des mauvais shoots. Il faut dire qu’avec un pourcentage d’adresse globale à 37,6 on ne peut pas dire qu’il avait la main chaude. En réaction des fans des Cavs lui consacreront un site: Heylarryhughespleasestoptakingsomanybadshots.com. De plus, ses performances ne feront que décliner de saisons en saisons. Finalement, il sera envoyé aux Bulls en 2008. Pour plus de 10 millions par saison, les Cavaliers espéraient certainement autre chose qu’un lanceur de briques.

Eddy Curry : 60 millions de dollars sur six ans (2005)
Histoire de combler leurs manques dans le secteur intérieur, les Knicks débauchent Eddy Curry de Chicago pour 10 millions par saison. Certes, l’intérieur des Bulls était capable de mettre des paniers mais il avait une faiblesse majeure: son incapacité à défendre et à prendre des rebonds, embêtant pour un mec de 2 mètres 13. Sa première saison sera décevante. La suivante sera nettement meilleure avec une moyenne de 19,5 points et 7 rebonds. Ce ne sera qu’une éclaircie. Dès la saison 2007-2008, il retombe dans ses travers et se blesse. Plus jamais il ne reviendra au premier plan. Pour ses deux dernières années chez les Knicks, il ne disputera que dix rencontres et son gros contrat ne fera que plomber la masse salariale new-yorkaise. 10 millions par saison pour un gus en surpoids, peu motivé et incapable de défendre, c’est tout sauf une bonne affaire. Ironie du sort, les picks de draft cédés par les Knicks pour ce trade ont servi à choisir Joakim Noah et LaMarcus Aldridge.

Ben Wallace : 60 millions de dollars sur quatre ans (2006)
Ben Wallace a marqué son époque à Detroit par ses qualités défensives hors normes. Pour une raison qui nous échappe encore les Chicago Bulls décident d’enrôler le meilleur défenseur du circuit pour en faire un pivot offensif (!!!). Certes, les Bulls avaient alors une raquette peu fiable mais vouloir jouer l’attaque avec un pivot de 32 ans n’ayant jamais dépassé les 10 points de moyenne par saison était une véritable gageure. Résultat, Big Ben fut encore moins efficace que lors de ses années à Motor City où il n’était clairement pas une option offensive. Par-dessus le marché, ses qualités premières de rebondeur déclinèrent, tout comme ses statistiques globales et son physique. Pour 12 millions par saison, c’est plus que cher payé. Par la suite, Ben Wallace trimballera son contrat à Cleveland où il ne retrouvera jamais son niveau.

Rashard Lewis : 118 millions de dollars sur six ans (2007)
Auteur d’excellentes saisons à Seattle comme ailier (il restait sur trois saisons d’affilée à plus de 20 points de moyenne), Rashard Lewis est recruté par le Magic pour prêter main-forte à Dwight Howard dans la raquette. Au poste d’ailier-fort, Rashard reste toujours aussi tranchant à trois-points et capable de défendre sur les ailiers-forts adverses, mais ce joueur s’avère beaucoup trop unidimensionnel pour son salaire. Bien qu’utile à la franchise d’Orlando, il était clairement surpayé par rapport à son rendement. Pour environ 20 millions par saison, on était en droit d’espérer nettement plus. Quelle idée aussi d’avoir misé autant sur un joueur engagé pour être le lieutenant de D12.

Gilbert Arenas : 111 millions de dollars sur six ans (2008)
En dépit d’une saison gâchée par les blessures, Gilbert Arenas, sur la foi de ses excellentes saisons précédentes, négocie une extension de contrat en or: 18,5 millions de dollars par saison. Un contrat pharaonique que l’Agent Zero ne parviendra jamais à rentabiliser sur le parquet. La saison suivante, il ne joue que deux matches à cause de soucis physiques récurrents. En 2009-2010, il est au centre d’une sombre affaire d’armes apportées dans le vestiaire et écope d’une longue suspension (Son coéquipier Javaris Crittenton et lui se sont menacés avec des armes. Crittenton sera tacitement banni de la NBA après cet incident avant d’être condamné à 23 ans de prison en 2015 pour meurtre). A son retour, il se retrouve en concurrence avec John Wall au poste de meneur et finit par être échangé à Orlando contre un autre joueur surpayé: Rashard Lewis. Avec le Magic, il ne fera pas d’étincelles, tournant à seulement 8 points de moyenne. Insuffisant pour un joueur touchant plus de 18 millions par saison.

Elton Brand : 80 millions de dollars sur cinq ans (2008)
À peine remis d’une rupture d’un tendon d’Achille qui lui a fait manquer pratiquement toute la saison précédente avec les Clippers, Elton Brand reçoit un pont d’or de la part des Philadelphia Sixers. Un investissement incompréhensible pour un joueur sur lequel planait de nombreuses incertitudes quant à son état de santé. Sa première saison sera limitée à 29 matches en raison d’une blessure à l’épaule qui l’obligera à mettre fin à sa saison. Brand ne sera plus jamais le même joueur. À son retour, il réalisera des moyennes assez convaincantes, mais largement en deçà de ses années aux Clippers où il tournait à plus de 20 points par saison. Ses performances déclineront lors des play-offs 2012 où il plafonnera à moins de 9 points par match. Les Sixers choisiront de l’amnistier à l’issue de cet exercice.

Hedo Turkoglu : 53 millions de dollars sur cinq ans (2009)
Excellent et clutch à souhait avec le Magic (au point d’hériter du surnom de Michael Jordan turc), Turkoglu répondra favorablement aux sirènes des Toronto Raptors qui lui offrent un contrat mirifique aux fins de l’associer à Chris Bosh. Sur le moment, miser autant sur l’attaquant turc était compréhensible, d’autant qu’il fut MIP en 2008, mais la suite va s’avérer foireuse. Sa ligne de statistiques et son implication baisseront au Canada et la situation ira en s’empirant lors de son passage aux Phoenix Suns. Démotivé, il retrouvera le Magic à la faveur d’un trade en décembre 2010. Seul problème, il n’est plus que l’ombre du joueur qu’il fut et son gros contrat est un véritable boulet pour la masse salariale de la Franchise floridienne. Pour ne rien arranger, il fut contrôlé positif à la méténolone (un stéroïde anabolisant) en février 2013 et suspendu 20 matchs sans salaire par la NBA. Mis à l’écart par son coach suite à cet incident, il ne rejouera plus de la saison et ne foulera pas non plus les parquets lors de l’exercice 2013-2014. Ne pouvant s’en défaire, le Magic finit par le libérer de son contrat en janvier 2014 après lui avoir versé les 12 millions qui lui étaient dus.

Amar’e Stoudemire : 99 millions de dollars sur cinq ans (2010)
En quête d’un grand nom lors de la Free Agency 2010, les New York Knicks décident d’offrir un pont d’or à Amar’e Stoudemire afin de relancer une Franchise moribonde. Un choix assez risqué vu que l’intérieur des Suns avait déjà eu de nombreux pépins physiques les années précédentes. Toutefois sa première saison rassurera tout le monde. Malheureusement, ses problèmes de genoux referont surface et l’arrivée en grandes pompes de Carmelo Anthony nuira à son efficacité. Les soucis physiques iront en s’empirant au point que STAT a passé plus de temps à l’infirmerie que sur les parquets ces deux dernières saisons. Finalement, il sera réduit à un rôle de sixième homme de luxe, et ne parviendra pas à retrouver sa place dans le starting five des Knicks. Sa fragilité physique et son gros contrat le rendent quasiment intransférable. Il sera finalement libéré par le front office des Knicks en février 2015 après avoir touché la totalité de ses émoluments.
Josh Smith: 54 millions de dollars sur quatre ans (2013)
En quête d’un nouveau défi après ses belles saisons aux Atlanta Hawks, Josh Smith signe le plus gros contrat de sa carrière en rejoignant Detroit. Malheureusement, les choses tourneront au vinaigre à Motor City. Avec Andre Drummond et Greg Monroe aux postes intérieurs, la raquette des Pistons est déjà bien pourvue. Smith est donc décalé au poste d’ailier. Le hic est que Maurice Cheeks, l’entraîneur, souhaitait qu’il apporte une menace extérieure. Problème, Smith est catastrophique aux trois-points (26% en moyenne) et au vu de l’embouteillage dans la peinture, il est contraint de rester au large. Son profil offensif est clairement incompatible avec sa nouvelle équipe bien qu’il demeure productif au strict plan statistique (16,4 points de moyenne lors de sa première saison). J-Smoove ne passera qu’une saison et demie à Detroit et sera envoyé aux Houston Rockets. Toutefois, son énorme salaire continuera à être payé même après sa fin de carrière. Sur le plan sportif, ce passage à Detroit ruinera sa carrière. Il passera de potentiel All-Star (il ne le sera finalement jamais) à joueur lambda et se retrouvera en ligue chinoise en 2016, trois ans seulement après avoir quitté Atlanta.
Larry Sanders: 44 millions de dollars sur quatre ans (2013)
Au sortir d’une saison 2012-2013 exceptionnelle (deuxième meilleur contreur de la ligue, neuf rebonds de moyenne lors de la fin de la saison régulière, une troisième place au MIP), le jeune pivot convainc ses dirigeants de le « blinder ». C’est ainsi qu’il se voit proposer un contrat de 11 millions par saison qu’il acceptera. Dès la saison suivante, il entamera un déclin aussi fulgurant que son ascension. En novembre 2013, il est temporairement mis à pied pour avoir pris part à une bagarre en boîte de nuit. Plus tard dans la saison, en février 2014, il subit une fracture d’un os orbital suite à un contact avec James Harden. Ce qui le contraindra à mettre fin à sa saison. Les choses iront en s’empirant. En avril 2014, il prend cinq matchs de suspension pour avoir fumé de la marijuana, sans oublier qu’il fut sous le coup d’une enquête pour cruauté animale. Lors de la saison suivante, il manque sept matchs pour « raisons personnelles » avant d’être de nouveau contrôlé positif à la marijuana (il sera suspendu pour dix matchs sans salaire). Lassés de ses frasques, les dirigeants des Bucks le libèrent. Il n’aura joué qu’une cinquantaine de matchs pour 44 millions de dollars.
Ömer Asik: 44 millions de dollars sur quatre ans (2015)
Pour une raison qui nous échappe encore, Ömer Asik se voit offrir un gros contrat (60 millions de dollars sur cinq ans) durant l’intersaison 2015 alors qu’il n’a jamais été un joueur majeur en NBA (une seule saison à dix points de moyenne) et qu’il reste sur une médiocre apparition en play-offs (deux points de moyenne). Une incompréhension qui sera confirmée par la saison poussive du pivot turc. Il ne deviendra jamais le lieutenant espéré d’Anthony Davis. Pour ne rien arranger, il contracte une maladie intestinale lors de la saison 2016-2017 et ne joue que 31 matchs. Après huit mois d’absence, il revient sur les parquets lors de la saison 2017-2018 pour quatorze matchs avant d’être tradé aux Chicago Bulls en février 2018. Il ne fera cependant pas long feu à Windy City et sera coupé au bout de quatre matchs du fait de nouveaux soucis physiques (une arthrite diagnostiquée en septembre 2018 l’éloigne définitivement du terrain). Encore heureux que la dernière année en option de son contrat n’ait pas été activée, de sorte qu’il n’a coûté « que » 44 millions de dollars.

Timofey Mozgov: 64 millions de dollars sur quatre ans (2016)
L’augmentation conséquente du salary cap en 2016 (hausse de plus de 24 millions) se répercute sur la Free Agency qui est marquée par une ribambelle de contrats disproportionnés. Celui proposé à Timofey Mozgov est dans cet esprit. OK, il importe de reconstruire les Lakers suite à la retraite de Kobe Bryant, mais rien ne justifie de mettre 16 millions par saison sur un pivot trentenaire somme toute lambda, fût-il champion NBA en titre. C’est pourtant ce que fera le Front Office angeleno. Très vite, l’erreur de casting sera évidente. Mozgov n’apporte pas grand-chose dans la raquette en dehors de sa grande carcasse (7,4 points de moyenne, 4,9 rebonds). Il sera envoyé en compagnie de D’Angelo Russell aux Brooklyn Nets au bout d’une saison. Lors de l’intersaison 2019, il servira de monnaie d’échange pour le transfert de Dwight Howard et sera transféré au Orlando Magic. La Franchise floridienne se séparera de lui au bout d’un mois sans le faire jouer.
Chandler Parsons: 94 millions de dollars sur quatre ans (2016)
Une autre signature incongrue de la Free Agency 2016. Après deux saisons plutôt correctes avec les Dallas Mavericks, Parsons, qui sort d’une blessure au genou droit qui lui a fait manquer la fin de saison précédente, dit oui au pont d’or offert par les Memphis Grizzlies. Le contrat sera signé dans un strip club de Dallas, de quoi rendre la transaction encore plus étrange. Les Grizzlies croient avoir fait une bonne affaire mais ce contrat à 23,5 millions par saison s’avérera plus que foireux. Parsons ne récupérera jamais totalement de sa blessure au genou droit, sera également touché au genou gauche et ne jouera que 95 matchs en trois saisons avant d’être envoyé aux Atlanta Hawks en juillet 2019. Il n’y signera que cinq apparitions avant d’être gravement blessé lors d’un accident de la route en janvier 2020 (il souffrira d’un traumatisme crânien et d’une déchirure du labrum). Les Hawks décident de le libérer en février 2020. Il ne rejouera plus jamais en NBA et officialisera sa retraite en janvier 2022.
Bismack Biyombo: 68 millions de dollars sur quatre ans (2016)
Free agent après une belle saison avec les Raptors (finale de conférence), Biyombo ne peut obtenir l’augmentation espérée de la Franchise canadienne (elle n’avait plus suffisamment de surface financière pour le conserver). L’intérieur congolais exporte ses talents à Orlando pour une sacrée somme : 24,5 millions par saison. Problème, il n’a pas l’étoffe d’un titulaire et n’a jamais été un monstre offensif (il peine à atteindre les six points de moyenne). Bien que régulièrement utilisé au Magic, il n’est qu’un joueur de rotation et le restera en dépit de ses mirifiques émoluments. Au bout de deux saisons, il sera envoyé aux Charlotte Hornets qui accepteront d’endosser son énorme salaire jusqu’à son expiration.
Joakim Noah: 72 millions de dollars sur quatre ans (2016)
En fin de contrat avec les Chicago Bulls, Joakim Noah signe avec les New York Knicks, séduit tout à la fois par la perspective d’évoluer dans sa ville de cœur que de retrouver Derrick Rose, son ex-coéquipier. Ce qui aurait pu être une belle histoire va vite tourner au cauchemar. Jooks revient de blessure (il n’avait joué que 29 matchs lors de la saison précédente et ses statistiques sont déclinantes depuis deux ans) et à 31 ans, il ne parvient pas à retrouver son meilleur niveau. En février 2017, il se retrouve sur le flanc pour plusieurs semaines. Fin mars, alors qu’il n’a pas encore repris le chemin des terrains, il est contrôlé positif au LGD-4033 et est suspendu pour vingt matchs. Sa saison se termine sur cette fausse note avec des stats faméliques (cinq points, 8,8 rebonds, 2,2 passes décisives). La seconde sera encore pire. Complètement hors de forme, il sera même envoyé en G-League pour un match et ne signera que sept apparitions sur les parquets. Il s’illustrera par une algarade avec le coach, Jeff Hornacek, en janvier 2018 et sera écarté du groupe jusqu’à la fin de la saison. Il finira par être libéré par les Knicks en octobre 2018. Il s’engagera par la suite aux Memphis Grizzlies où il poursuivra son déclin.
Ian Mahinmi: 64 millions de dollars sur quatre ans (2016)
Se retrouvant dans l’impossibilité de prolonger son aventure avec les Indiana Pacers, Mahinmi finit par répondre favorablement à l’intérêt des Washington Wizards. Si le transfert semble faire sens, c’est le montant de son salaire qui interroge (plus de quinze millions par saison) surtout pour un remplaçant (le pivot titulaire est Marcin Gortat). La première saison du français est compliquée (31 matchs seulement) à cause de soucis aux genoux. Il s’installera par la suite dans la rotation sans jamais devenir un titulaire en puissance et honorera son contrat jusqu’au bout. En dépit de ses états de service, son salaire mirobolant aura fait parler. Encore aujourd’hui, il demeure une énigme.
Luol Deng: 72 millions de dollars sur quatre ans (2016)
Dans le but de redevenir compétitifs suite à la retraite de Kobe Bryant, les Los Angeles Lakers décident de s’attacher les services de Luol Deng lors de la Free Agency 2016. L’ailier d’origine sud-soudanaise rejoint donc les purple and gold pour 18 millions de dollars par saison. Un choix étrange de la part du Front Office, surtout que Deng sort de sa moins bonne saison statistique en carrière et qu’il a 31 ans. Il semble plus sur le déclin qu’en pleine force de l’âge. Cette impression sera confirmée dès l’entame de la saison. Deng plafonnera à 7,6 points, 5,3 rebonds et 1,3 passes décisives de moyenne durant l’exercice 2016-2017. C’en est trop pour les dirigeants angelenos qui décident de le pousser vers la sortie. Il est mis au placard et ne joue qu’un seul match de toute la saison 2017-2018. Finalement, Deng acceptera de négocier un buyout comme le souhaitait le Front Office des Lakers et sera libéré de son contrat en septembre 2018. Il aurait accepté de toucher 7,5 millions de dollars pour s’en aller, ce qui représente tout de même une sacrée économie et une maigre consolation pour les Lakers.
Allen Crabbe: 75 millions de dollars sur quatre ans (2016)
Un autre joueur qui a profité de la folie de la Free Agency 2016. Agent libre protégé, il reçoit une offre mirobolante des Brooklyn Nets après une saison à 10,3 points de moyenne en sortie de banc. Les Portland Trail Blazers décident d’égaler cette offre et proposent une prolongation de contrat à Crabbe qui l’accepte. Si sa saison suivante est assez probante, son salaire reste tout de même trop important pour un remplaçant et il est envoyé aux Nets lors de l’intersaison 2017. Sa première saison à Brooklyn est assez réussie (13,2 points et 4,3 rebonds et 1,6 passes décisives de moyenne) mais ses statistiques baissent lors de l’exercice suivant. Il est transféré aux Atlanta Hawks en juin 2019 puis aux Minnesota Timberwolves où il sera libéré de ce contrat en février 2020. Depuis lors, on ne l’a plus revu en NBA.
Miles Plumlee: 50 millions de dollars sur quatre ans (2016)
À l’instar de nombreux joueurs, Miles Plumlee est un des bénéficiaires du dérèglement du marché lors de la Free Agency 2016. Cet obscur pivot sortait d’une saison très moyenne (5,1 points et 3,8 rebonds), ce qui ne l’a pas empêché de bénéficier d’un contrat pharaonique. On se demande encore ce que les dirigeants des Milwaukee Bucks espéraient en lui offrant près de 12,5 millions par saison alors qu’il n’est qu’un joueur au mieux lambda. Comme il fallait s’y attendre, Plumlee resta sur ses standards lors de la saison 2016-2017 (2,6 points et 1,7 rebonds de moyenne) et fut expédié aux Charlotte Hornets au bout de 32 matchs en échange de Roy Hibbert et Spencer Hawes. Il fut ensuite envoyé aux Atlanta Hawks durant l’intersaison 2017. Il ne brillera jamais dans aucune de ces équipes, n’atteignant jamais les cinq points et cinq rebonds de moyenne. Depuis octobre 2019, Plumlee n’est plus un joueur NBA (il évolua une saison en Chine avant de rejoindre la ligue australasienne).
John Wall: 170 millions de dollars sur quatre ans (2017)
Leader des Washington Wizards depuis sa draft en 2010, John Wall sortait de sa meilleure saison en carrière (23,1 points, 10,7 rebonds, deux interceptions, une quatrième sélection All-Star et une nomination dans la All-NBA Third Team). Il fut logiquement prolongé à prix d’or par ses dirigeants sans que personne ne crie au scandale. Seul problème, la malchance va frapper à sa porte. Sa saison 2017-2018, quoique positive, est gâchée par des blessures au genou (il a dû se faire opérer du genou gauche). La suivante sera celle de la bascule. En décembre 2018, il doit mettre un terme à sa saison pour se faire opérer du talon. Pour ne rien arranger, il fera une mauvaise chute dans sa salle de bains un peu après l’opération, ce qui entraînera une rupture du tendon d’Achille. Wall ne sera plus le même joueur et ne rejouera plus jamais avec les Wizards en match officiel. Il sera finalement envoyé chez les Houston Rockets en décembre 2020, après deux ans sans jouer. S’il retrouve les parquets NBA avec la Franchise texane, il apparaît vite que le John Wall quintuple All-Star n’est plus. Il met fin à sa saison en avril 2021 après 40 matchs, suite à une blessure aux ischio-jambiers. Il passera toute la saison suivante sur le flanc et sera finalement libéré de son contrat en juin 2022. Après un bref passage aux Los Angeles Clippers lors de la saison 2022-2023, il est actuellement sans club. Il n’a joué que 119 matchs avec ce contrat.
Evan Fournier: 78 millions de dollars sur quatre ans (2021)
Recruté à prix d’or lors de l’intersaison 2021, l’arrière français s’impose immédiatement avec les New York Knicks et réalise une assez bonne saison (14,1 points, 2,6 rebonds, 2,1 passes décisives). La saison suivante ne sera pas du tout du même acabit. Le coach des Knicks, Tom Thibodeau, l’écarte au bout de treize rencontres. Il ne jouera que ponctuellement durant cette saison (27 matchs dont sept comme titulaire en tout et pour tout). Sa situation ne s’améliore pas lors de l’exercice suivant. Thibodeau ne compte plus sur lui et il ne joue quasiment plus (trois apparitions seulement en sortie de banc) malgré son gros contrat. Ce gâchis prendra finalement fin lors de la Trade Deadline. Fournier est envoyé aux Detroit Pistons le 8 février 2024. Dans la pire équipe de la conférence Est, il est un poil plus utilisé (29 apparitions en sortie de banc) sans faire d’étincelles. Il finit par rompre son contrat à l’intersaison 2024 et s’engage avec l’Olympiakos (Grèce) le 2 septembre 2024. Les Knicks lui ont donc versé près de 40 millions de dollars pour trente bouts de matchs. Belle opération financière !
Lonzo Ball: 85 millions de dollars sur quatre ans (2021)
Bien qu’il soit encore sous contrat avec les Bulls, la tournure prise par la carrière de Lonzo Ball justifie sa présence dans cet article. Signé par les Chicago Bulls lors de la Free Agency 2021 après une bonne saison chez les New Orleans Pelicans, Lonzo Ball devient vite l’un des joueurs-clés de la Franchise chicagoane. Malheureusement, il se blesse au ménisque du genou gauche en janvier 2022, ce qui le contraint à mettre fin à sa saison après seulement 35 matchs. Depuis, il n’a toujours pas rejoué en NBA et a enchaîné deux saisons blanches à cause de problèmes à ce même genou. S’il a reçu le feu vert médical pour s’entraîner en juillet 2024, arrivera-t-il à redevenir le joueur qu’il était ? Le spectre d’une fin de carrière prématurée se profile. En attendant, il touchera les émoluments de sa dernière année de contrat.
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