Les plus gros bides de la draft
La draft, moment majeur de l’année où les espoirs universitaires et autres futures stars se voient dispatchés dans la ligue au gré des choix de chacune des franchises. Si la sélection des joueurs comporte une bonne part d’incertitude (une blessure grave ou des difficultés d’adaptation sont à envisager), les premiers choix font l’objet d’une préparation minutieuse afin d’éviter au mieux les mauvaises opérations. Malgré tout, il arrive que les franchises se loupent totalement et retiennent des joueurs qui s’avèrent décevants, pour une raison ou une autre, une fois intégrés à la ligue. C’est de ces erreurs de casting qu’il est ici question. Toutefois pour éviter un article-fleuve, je ne me suis limité qu’aux cinq premiers choix de chacune des drafts que j’ai mis en perspective avec d’autres joueurs issus des mêmes promotions ayant eu de bien meilleures carrières.

LaRue Martin (Draft 1972)
C’est au sein de Loyola University que le jeune LaRue Martin fit parler de lui notamment lors d’un match NCAA contre UCLA et sa star de l’époque, l’excellent Bill Walton, future légende NBA. Après qu’il ait totalement pris le dessus sur Walton dans cette rencontre, Martin devient un des joueurs les plus convoités. Le staff des Portland Trail Blazers fut si impressionné qu’il le sélectionna comme premier choix, devant les futurs Hall Of Famers Bob McAdoo et Julius Erving. Rien qu’au vu de ce que devinrent ces deux joueurs, ce choix fut un pur gâchis d’autant que LaRue Martin ne put jamais s’adapter à la NBA. Totalement à la rue (sans mauvais jeu de mots) il ne passera que 4 saisons dans la ligue avec les Blazers et plafonnera à 5,3 points et 4,6 rebonds de moyenne. Un total famélique comparé à ses compères de draft. Il prendra sa retraite à la fin de la saison 1975-1976, juste un an avant que les Blazers ne remportent leur premier titre guidés par…Bill Walton.

Kent Benson (Draft 1977)
Terreur des parquets NCAA avec les Indiana Hoosiers quatre saisons durant, Kent Benson jouissait d’une excellente réputation et semblait promis à une grande carrière. C’est donc sans surprise qu’il est sélectionné en première position par les Milwaukee Bucks lors de la draft 1977. Malheureusement il ne répondra jamais aux énormes attentes placées en lui. De sa carrière beaucoup n’ont retenu que sa bagarre avec Kareem Abdul-Jabbar lors de sa saison rookie. Le pivot des Lakers se fracture la main après avoir frappé Benson et cet incident coûtera aux angelinos le titre. Benson évoluera tout de même 11 saisons en NBA enregistrant 9,1 points, 5,7 rebonds et 1,8 passes décisives de moyenne durant sa carrière. Très loin de ses standards NCAA. Kent Benson n’est devenu qu’un joueur correct sans plus, un camouflet pour les Bucks qui sont donc passés à côté de joueurs comme Otis Birdsong, Marques Johnson et Bernard King présents à cette même draft.

Sam Bowie (Draft 1984)
Les Trail Blazers et la draft c’est une longue histoire de choix douteux valant à la franchise de l’Oregon d’être régulièrement moquée pour ses nombreux ratés au niveau des picks. Toutefois le choix de retenir Sam Bowie lors de la draft 1984 reste une des plus grosses erreurs de l’histoire des drafts. Les Blazers utilisent leur second choix de draft pour sélectionner Bowie, joueur certes talentueux mais déjà fragilisé par les blessures en NCAA (il a manqué deux saisons suite à des problèmes de tibia) au détriment de… Michael Jordan. Notons que outre Michael Jordan, cette draft enregistrait également les présences de Charles Barkley, John Stockton en plus de Hakeem Olajuwon sélectionné en premier choix par les Rockets. Au vu de la qualité de cette promotion et des performances ultérieures de ses compères de draft, Bowie apparait comme un des plus mauvais choix de cette année-là. Pourtant Bowie est loin d’être un manche, mais sa carrière NBA ne décollera jamais à cause de sa fragilité physique (il était très souvent blessé). En 11 saisons dans la ligue il plafonnera à 10,9 points, 7,5 rebonds et 1,8 contre par match de moyenne. Des statistiques embarrassantes comparées aux deux autres membres du trio de tête de la draft.

Chris Washburn (Draft 1986)
Considérée par beaucoup comme l’une des drafts maudites notamment à cause du décès tragique de Len Bias, numéro deux de la promotion, la draft 1986 comptait également un cocaïnomane invétéré en son sein: Chris Washburn. Ce pivot, certes doué, traînait déjà une sale réputation en NCAA après avoir volé une chaîne stéréo en plus d’avoir bénéficié de complaisances pour être recruté à North Carolina University en dépit de ses très mauvaises notes. Sélectionné en troisième position par les Golden State Warriors, il brillera surtout par ses nombreux écarts, son manque d’implication (il ne faisait pas d’efforts) et son addiction notoire, affichant l’une des pires lignes de stats pour un choix aussi haut (3,1 points et 2,4 rebonds) par match. Il ne jouera que deux saisons dans la ligue avant d’être banni à vie de la NBA suite à des contrôles positifs récurrents aux tests anti-drogues. Par la suite, il sombrera totalement dans la délinquance et le crime et finira clochard, SDF, puis en prison. Il a depuis repris sa vie en main. Désormais clean, il tient un restaurant. Washburn restera cependant à jamais un des plus gros gâchis de l’histoire du sport US.

Pervis Ellison (Draft 1989)
Étincelant durant ses années universitaires avec Louisville, Pervis Ellison avait tout pour briller au sein de la NBA. Sans surprise il est sélectionné comme premier choix de la draft par les Sacramento Kings devant Sean Elliott, Glen Rice, Tim Hardaway, Shawn Kemp et Vlade Divac. Malheureusement Ellison ne sera pas épargné par la malchance. Dès sa saison rookie il manquera 48 des 82 matchs de la saison pour cause de blessure et sera transféré à Washington dès la fin de saison. En dépit d’un titre de MIP obtenu en 1992, sa carrière sera surtout marquée par de nombreuses blessures. Ellison ne deviendra jamais le joueur qu’on espérait.

Joe Smith (Draft 1995)
Meilleur joueur NCAA de l’année 1995 avec l’université du Maryland, Joe Smith apparaît rapidement comme un des favoris pour le First Pick de la draft. Sans surprise, il est retenu en première position par les Golden State Warriors devant d’autres ailiers forts de renom (Kevin Garnett, Antonio McDyess et Rasheed Wallace, tous sélectionnés dans le top 5 de cette draft en plus de Jerry Stackhouse). Si les quatre autres premiers picks deviennent tous des joueurs majeurs de la ligue, Smith aura plus de difficultés à s’imposer du fait de son physique un peu trop fluet pour les raquettes NBA. Toutefois, il réalise d’assez bonnes saisons avec les Warriors (18,7 points et 8,5 rebonds lors de sa meilleure année) mais sera tout de même envoyé chez les Philadelphia Sixers au bout de deux ans et demi. La suite de sa carrière sera nettement moins glorieuse. Incapable de se fixer dans un groupe en dépit de statistiques honorables, il devient un journeyman ballotté d’équipes en équipes (Minnesota Timberwolves, Detroit Pistons, retour chez les Timberwolves, Milwaukee Bucks, Denver Nuggets, Philadelphia Sixers, Chicago Bulls, Cleveland Cavaliers, Oklahoma City Thunder, retour aux Cavs, Atlanta Hawks, New Jersey Nets, Los Angeles Lakers) changeant notamment neuf fois d’équipes à partir de 2006. Cette instabilité nuira considérablement à ses performances.

Michael Olowokandi (Draft 1998)
Sélectionné en premier choix de la draft par les Los Angeles Clippers au sortir d’une excellente saison NCAA avec Pacific, Michael Olowokandi sera une des victimes collatérales du lockout de la saison 1998-1999. Pour rester en jambes il rejoint le Kinder Bologne en Italie avant de revenir à Los Angeles dès la levée du blocage. Cependant Olowokandi ne justifiera jamais la confiance placée en lui. A la peine avec les Clippers, il sera ensuite transféré aux Timberwolves en 2003 où il ne brillera pas d’avantage avant d’être envoyé aux Celtics en 2006 toujours sans grand succès. Olowokandi est depuis présenté comme l’un des pires premiers choix de draft, il faut dire que sa ligne de stats (8,3 points, 6,8 rebonds, 1,4 contres) est loin d’être celle qui est attendue d’un numéro un de promotion. Bien qu’il n’aie pas été épargné par les blessures et les méformes, on en attendait nettement mieux surtout en comparaison avec ses camarades de promotion Antawn Jamison, Vince Carter, Dirk Nowitzki, Paul Pierce et Mike Bibby.

Stromile Swift (Draft 2000)
Sélectionné en deuxième position au sein d’une draft depuis passée à la postérité comme l’une des plus faibles, l’ancien de LSU (Université de Louisiane) connaîtra des débuts difficiles avec les Vancouver Grizzlies (4,9 points, 3,6 rebonds et seulement six matchs comme starter). Suite au déménagement de la Franchise à Memphis, ses statistiques s’améliorent (11,6 points et 6,3 rebonds pour sa saison sophomore) tout comme son temps de jeu, mais il ne parvient toujours pas à s’imposer comme titulaire. A l’intersaison 2005, il est transféré chez les Houston Rockets où il réalise une saison très moyenne en sortie de banc (8.9 points et 4,4 rebonds). Dès la fin de saison, il retourne chez les Grizzlies où ses statistiques ne cessent de baisser saisons après saisons. Deux ans plus tard, il est envoyé chez les New Jersey Nets où son déclin se poursuit (une seule saison à cinq points de moyenne) avant qu’il ne se fasse coupé. Il finira la saison chez les Phoenix Suns. Laissé libre, il essaye de rebondir avec les Philadelphia Sixers en 2009 mais est amnistié avant le début de la saison. Finalement, il s’exile en Chine aux Shandong Lions. Il aura passé l’essentiel de sa carrière comme joueur du banc, un comble pour un joueur sélectionné si haut. C’est surtout pour ses qualités de dunkeur qu’il aura fait parler de lui.

Kwame Brown (Draft 2001)
Kwame Brown, c’est l’histoire d’une éternelle déception. Un jeune joueur prometteur que tous les scouts considéraient comme un futur Hall Of Famer, dominateur dans la ligue scolaire (meilleur rebondeur et contreur de tous les temps à ce niveau, il en était également le deuxième meilleur scoreur de tous les temps) et présenté par presque tous comme The Next Big Thing. Résultat ce pivot surcoté n’aura fait que décevoir et au vu de sa modeste carrière restera à jamais comme l’un des plus mauvais premiers choix de draft de tous les temps (seuls LaRue Martin et Anthony Bennett ont fait pire). Sa saison rookie donna d’ailleurs le ton (4,5 points et 3,5 rebonds de moyenne). Mais surtout Kwame Brown fut le premier des choix foireux établis par Michael Jordan en tant que General Manager (à l’époque pour les Wizards). Il ne brillera que par intermittence (pour sa meilleure saison il n’a inscrit que 10,9 points et 7,4 rebonds de moyenne et c’était en 2004) , et ne deviendra jamais le joueur qu’on espérait. Et dire que cette promotion comptait Tyson Chandler, Pau Gasol, Joe Johnson, Zach Randolph, Shane Battier et Tony Parker…

Nikoloz Tskitishvili (Draft 2002)
Une des plus grandes énigmes de l’histoire de la draft. Ce grand géorgien inconnu au pays de l’oncle Sam n’avait pour seul mérite que d’avoir été coaché par Mike D’Antoni avec qui il remportera le championnat d’Italie en 2002. Sélectionné en quatrième position par les Denver Nuggets, il s’avèrera vite décevant. Pour sa saison rookie, il n’inscrira que 3,9 points de moyenne pour 2,2 rebonds en 81 apparitions. Le pire est que cette saison sera sa meilleure au sein de la ligue. Plus jamais durant les cinq autres saisons où il évoluera en NBA il n’atteindra la barre des 3 points de moyenne. Au rebond ce ne fut pas mieux avec toujours moins de 2 rebonds pris en moyenne par saison, un comble pour un joueur de 2 mètres 13 certainement sélectionné pour sa taille. Les Nuggets sont passés à côté de Nene Hilario, Amar’e Stoudemire, Caron Butler, Tayshaun Prince et Carlos Boozer. Un plantage en beauté.

Darko Milicic (Draft 2003)
Dans la famille des pivots grands de taille ne servant à presque rien, je demande Darko Milicic. Ce gaillard de 2 mètres 13 issu de l’une des meilleures drafts de l’histoire fut sélectionné en deuxième position par les Detroit Pistons sur la foi de ses bonnes performances en sélections de jeunes et d’un workout hallucinant. Darko ne devint jamais le crack espéré, tout au contraire. Bien que peu utilisé (il devait tout de même subir la concurrence de Rasheed et Ben Wallace dans le secteur intérieur), sa saison rookie fut consternante de médiocrité (1,4 points et 1,3 rebonds de moyenne). Les suivantes avec Detroit ne seront pas mieux. Pendant que ses camarades de promotion Lebron James, Carmelo Anthony, Chris Bosh, Dwyane Wade (les quatre autres premiers choix de drafts pour mémoire) prenaient le contrôle de la ligue en s’imposant comme les meilleurs joueurs du siècle et des Hall Of Famers en puissance , Milicic lui cirait le banc des Pistons et ne parvenait même pas à dépasser les 2 points de moyenne par an. La suite de sa carrière sera une succession de déceptions. Que ce soit avec l’Orlando Magic, les Memphis Grizzlies, les New York Knicks, les Minnesota Timberwolves (où il signera ses meilleures statistiques) ou les Boston Celtics, il ne parviendra jamais à s’imposer. Darko restera dans l’histoire comme un des plus gros bides de la draft et ce n’est pas avec des pics à 8,8 points (sa meilleure moyenne en points) et 6,1 rebonds (meilleur moyenne en carrière) qu’il fera changer l’opinion qu’on s’est faite de lui. Retiré des parquets après son expérience à Boston, il s’essaya au kickboxing avant de s’établir comme fermier dans sa Serbie natale.

Adam Morrison (Draft 2006)
Une autre mauvaise opération signée Michael Jordan dont les qualités comme joueur et comme dirigeant sont inversement proportionnelles. Adam Morrison sortait il est vrai de bonnes saisons avec Gonzagua en NCAA en dépit de ses problèmes de santé (il est diabétique depuis l’âge de 13 ans) et il semblait assez logique de le retenir, mais la suite donnera tort sur toute la ligne à Jordan. Morrison ne fera illusion que lors de sa saison rookie qu’il terminera avec 11,8 points, 2,9 rebonds et 2,1 passes décisives de moyenne. Une blessure au bras gauche lors de la pré-saison de l’année suivante viendra cependant enrayer sa progression. Morrison manquera toute la saison, ne retrouvera jamais son niveau à son retour et deviendra un joueur médiocre. Toutefois il peut se vanter d’avoir gagné deux titres NBA lors de son passage aux Lakers entre 2008 et 2010. Il n’aura au total disputé que quatre saisons dans la ligue. Un vrai gâchis quand on sait que cette promotion comptait Rajon Rondo, Brandon Roy, Rudy Gay mais aussi Paul Millsap et Thabo Sefolosha.

Shelden Williams (Draft 2006)
Joueur dominant avec l’université de Duke (son numéro de maillot y est d’ailleurs retiré), The Landlord est sélectionné en cinquième position par les Atlanta Hawks, séduits par ses énormes qualités défensives. Malheureusement, Shelden Williams ne parviendra jamais à s’adapter aux rigueurs du basket professionnel. Après une première saison modeste (5,5 points et 5,4 rebonds), il est envoyé chez les Sacramento Kings pendant sa deuxième saison. Le reste de sa carrière NBA sera une succession de trades (Minnesota Timberwolves, Boston Celtics, Denver Nuggets, New York Knicks, New Jersey Nets) et de performances décevantes. En 2012, il signe en France à Chalon-Sur-Saône dans l’espoir de se relancer. Il n’y restera qu’une saison avant de s’engager avec le Tianjin Ronggang en Chine où il terminera sa carrière en 2015. En dehors de son passage en France, il n’a jamais dépassé la moyenne de 10 points avec aucune de ses équipes.

Greg Oden (Draft 2007)
S’il est vrai que les Blazers ont souvent fait de mauvais choix en draft, celui de Greg Oden en premier choix de draft semblait assez judicieux et aurait même été une bonne idée si la franchise de l’Oregon n’avait pas choisi de snober… Kevin Durant (le précédent Michael Jordan n’a apparemment pas servi de leçon). Et pourtant tout le monde s’accordait à dire que Durant serait un futur top player, mais Portland voulait un pivot et Greg Oden leur semblait plus intéressant que Joakim Noah (pour info la draft comptait aussi Al Horford). Malheureusement Oden jouera de malchance. Trop souvent blessé, il n’aura au total jamais effectué une saison complète, passant le plus clair de son temps à l’infirmerie. Il ne jouera pas le moindre match lors de sa saison rookie à cause d’une blessure au genou. Ses genoux en compote lui pourriront sa carrière. Blessé en novembre 2010, Oden enchaîne trois saisons blanches. Libéré par les Trail Blazers en mars 2012, il revient à la compétition en 2013-2014 avec le Miami Heat où il signe pour une saison. Il n’y jouera que 26 matchs sans briller. Faute de convaincre les Franchises NBA, il s’envole pour la Chine et signe avec les Jiangsu Dragons pour une saison avant de se retirer définitivement. Oden n’aura malheureusement jamais pu confirmer les promesses entrevues.

Hasheem Thabeet (Draft 2009)
C’est une lapalissade d’affirmer que Hasheem Thabeet est loin d’avoir été un bon choix, surtout que le pivot Tanzanien a été sélectionné en deuxième position par les Memphis Grizzlies. Jamais il n’a retrouvé le mordant affiché en NCAA avec les Connecticut Huskies. Le staff des Grizzlies n’arrive pas à en tirer le meilleur et il est finalement envoyé en D-League dès sa première saison dans la ligue. De retour dans le roster, il sera par la suite tradé aux Houston Rockets en échange de Shane Battier. Chez les texans, il sera une fois de plus envoyé en D-League avant d’être transféré aux Portland Trail Blazers où il ne brillera pas plus. Récupéré par le Thunder il ne réussira pas à y relancer une carrière en perdition. En 2014, il est transféré chez les Philadelphia Sixers qui le coupent dans la foulée. Engagé par les Detroit Pistons, il est libéré avant le début de la saison 2014-2015. Il s’engage alors avec les Grand Rapids Drive (équipe affiliée aux Pistons) en D-League. Il y passera une saison avant de s’engager avec l’équipe japonaise des Yokohama B-Corsairs à l’intersaison 2017. En NBA, Thabeet n’a jamais fait mieux que 3,1 points et 3,6 rebonds de moyenne, et c’était durant sa saison rookie. Les Grizzlies doivent encore s’en mordre les doigts de n’avoir pas drafté James Harden, Tyreke Evans, Ricky Rubio, Brandon Jennings ou Stephen Curry à sa place.

Anthony Bennett (Draft 2013)
Sélectionné en première position de la draft 2013 par les Cleveland Cavaliers à la surprise générale, Anthony Bennett se retrouve du même coup sur les feux de la rampe. Il aura du mal à assumer ce statut et ce dès le camp d’entrainement où il arrive en surpoids suite à une opération de l’épaule. Son positionnement fera aussi l’objet d’interrogations (pas assez adroit pour le poste d’ailier et pas assez de coffre physique pour être ailier fort). Son début de saison avec les Cavs sera tout simplement atroce. Il signera un 0 sur 15 au tir lors de ses quatre premiers matchs. La suite de la saison ne sera pas meilleure. Entre blessures et méformes, il plafonne à 4,2 points de moyenne. Déçus par son rendement, les dirigeants des Cavaliers l’envoient dans le Minnesota. Chez les Timberwolves, il ne brillera pas davantage (5,2 points et 3,8 rebonds de moyenne pour un peu plus de 15 minutes de jeu) et sera coupé. Il tentera de se relancer à Toronto puis chez les Brooklyn Nets sans plus de succès (il sera même envoyé en D-League dans chacune de ces Franchises). En 2016, il s’engage avec le club turc Fenerbahçe avec qui il remporte l’Euroleague malgré un temps de jeu famélique (6,3 minutes par match). Revenu aux Etats-Unis, il ne trouve pas preneur et s’engage avec les Northern Arizona Suns (équipe G-League affiliée aux Phoenix Suns). Il n’y reste que quelques mois avant d’être tradé aux Maine Red Claws. Depuis octobre 2018, il évolue avec les Agua Caliente Clippers toujours en G-League. Anthony Bennett est incontestablement le pire premier choix de draft à ce jour. Son nom restera associé à une série de tristes records (premier First Pick coupé après deux saisons, premier First Pick à être envoyé en D-League, premier First Pick coupé par trois Franchises d’affilée). Il est clair qu’il n’avait pas le niveau pour la grande ligue, pas comme ses camarades de promotion Victor Oladipo, Otto Porter, C.J. McCollum, Steven Adams, Giannis Antetokounmpo, Dennis Shröder ou Rudy Gobert.
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