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Le Real m’a tué (1ère partie, 1995-2005)

Club le plus titré au monde sur la scène internationale, le Real Madrid est sans conteste l’une des équipes les plus prestigieuses qui soit. A ce titre, c’est un rêve pour quasiment tous les joueurs de porter un jour la fameuse tenue blanche. Toutefois si beaucoup ont brillé sous la tunique merengue, certains ont au contraire vu leur carrière exploser en plein vol ou tout au moins se déliter suite à leur séjour à la Casa Blanca. Ces joueurs n’ont plus été en mesure de retrouver le niveau qu’ils affichaient avant de rejoindre Los Blancos.


dejan-petkovic-real-madrid Le Real m'a tué (1ère partie, 1995-2005)

Dejan Petkovic

Poste: Milieu offensif ou attaquant

Période au club: Décembre 1995 – 1997

Étincelant avec l’Etoile Rouge Belgrade, il est recruté par le Real Madrid comme joueur de complément en cours de saison 1995. Si le Real n’est alors pas au mieux (le club finira la saison en sixième position), le jeune serbe ne parvient cependant pas à se faire une place dans la ligne offensive des Merengues du fait d’une forte concurrence pour les postes offensifs (Ivan Zamorano, Raul, Freddy Rincon…). Pour ne rien arranger, Jorge Valdano, l’entraîneur qui l’a fait venir est sur la sellette (il sera limogé dès le mois de janvier 1996). Fatalement, Petkovic ne joue que très peu (trois matchs) durant le seul mois qu’il passera à la maison blanche. Prêté au FC Séville dès le mois de janvier 1996, il y finira la saison sans faire d’étincelles (8 matchs, 1 but). De retour au Real Madrid, il fait les frais du grand ménage orchestré par Fabio Capello, le nouvel entraîneur. Ce dernier ne compte pas sur lui et ne lui offre pratiquement pas de temps de jeu. Il est envoyé en prêt au Racing Santander en janvier 1997. Il n’y brillera pas plus (un but en huit matchs). Repéré par l’EC Vitoria, un club brésilien où évoluait notamment Bebeto, il y est transféré durant l’intersaison 1997. Il n’aura donc joué que six matchs avec le Real Madrid. Avec Vitoria il s’impose et réalise deux belles saisons. Durant l’été 1999, il rejoint l’Italie à la faveur d’une signature chez le promu Venise. C’est un nouvel échec. Il retourne au Brésil et s’engage avec Flamengo. Plus jamais il ne jouera en Europe. Le reste de sa carrière se déroulera principalement au Brésil excepté deux piges en Chine et en Arabie Saoudite. Il prendra sa retraite en 2011.


christian-karembeu Le Real m'a tué (1ère partie, 1995-2005)

Christian Karembeu

Poste: Milieu défensif

Période au club: Décembre 1997-2000

Au terme d’un bras de fer impliquant la Sampdoria, le FC Barcelone et le Real Madrid, il finit par rejoindre le club merengue en décembre 1997 après quasiment six mois sans jouer. Dès son arrivée, il bénéficie de la confiance de son entraîneur Jupp Heynckes qui l’aligne aux côtés de Fernando Redondo. Il jouera 23 matchs toutes compétitions confondues (16 en Liga, 5 en C1 et 2 en Copa Del Rey) et remporte la Champions League. A l’orée de la saison 1998-1999, Guus Hiddink arrive sur le banc. Il est un peu moins utilisé dès lors. Mais Hiddink est viré en février et remplacé par John Toshack. Un changement qui n’a pas une grande incidence sur le temps de jeu de Karembeu qui joue 30 matchs cette saison-là (20 en championnat). La saison suivante est encore plus difficile. Gêné par une blessure récurrente à la cheville, il a du mal à se montrer régulier et finit par perdre totalement la confiance de Toshack. Ce dernier est cependant évincé en novembre 1999. Son remplaçant Vicente Del Bosque essaye de relancer Karembeu mais peu convaincu par ses prestations, il finit lui aussi par se passer de lui. Cette saison-là, Karembeu n’aura joué que 15 matchs en Liga (25 toutes compétitions confondues). Ne figurant plus dans les plans de Del Bosque, il est transféré à Middlesbrough durant l’intersaison 2000.

S’il retrouve une place de titulaire indiscutable à Boro, Karembeu vit tout de même une saison frustrante du fait du statut de son club qui enchaîne les contre-performances et ne joue clairement pas le titre malgré un effectif comptant quelques stars sur le retour (Paul Ince, Alen Boksic, Christian Ziege, Gary Pallister, Paul Okon…). Il n’y reste qu’une saison et s’engage avec l’Olympiakos à l’été 2001 pour retrouver la Champions League. Ce transfert enterrera sa carrière. Il est titulaire mais le fait d’évoluer dans un championnat mineur le dessert, notamment en sélection. Blessé, il est écarté de la liste pour le Mondial 2002. Ce contretemps signera la fin de sa carrière internationale. Lorsqu’il quitte enfin l’Olympiakos en 2004, il rejoint le Servette Genève (Suisse). Le club est cependant au bord de la faillite et Karembeu le quitte au bout de cinq mois. Il s’offrira une dernière pige anecdotique à Bastia avant de prendre sa retraite.


julio-cesar-real-madrid Le Real m'a tué (1ère partie, 1995-2005)

Julio Cesar

Poste: Défenseur central

Période au club: 1999-2002

Révélé sous les couleurs du Real Valladolid, le jeune brésilien est enrôlé par le géant madrilène. Il se heurte à une rude concurrence (Manuel Sanchis, Fernando Hierro, Ivan Helguera, Ivan Campo, Aitor Karanka) mais parvient tout de même à jouer assez régulièrement vu que le club joue sur trois tableaux. Il finit la saison 1999-2000 avec 21 matchs disputés toutes compétitions confondues. Lors de la saison suivante, il est écarté dans un premier temps puis prêté au Milan AC en octobre 2000. Son aventure en Lombardie tournera court (quatre matchs disputés) et il retrouvera le club madrilène en fin d’année 2000. Il sera de nouveau prêté à la Real Sociedad durant le mercato hivernal 2001. Il y jouera 16 matchs (un but inscrit). Cependant, Vicente Del Bosque ne compte plus sur lui. Durant l’intersaison 2001-2002, il fait l’objet d’un nouveau prêt au Benfica Lisbonne pour un an. S’il y joue plus régulièrement (20 matchs, 3 buts) ce n’est toujours pas assez pour l’exigeant staff madrilène.

Lassé d’attendre son heure, il décide de partir et signe avec l’Austria Vienne pour la saison 2002-2003. Ce sera un échec complet (seulement 9 matchs joués pour 1 but). Il reviendra à Valladolid dès l’intersaison suivante où il retrouvera une place de titulaire (28 matchs, 1 but) mais connaîtra la relégation. Désireux de se relancer, il signe à Bolton. Il ne s’y imposera jamais (5 apparitions en tout et pour tout). Cet échec précipitera sa carrière dans l’anonymat. On le retrouvera au Tigres (Mexique) puis à l’Olympiakos pour une saison et demie. Il deviendra ensuite un journey man, changeant de club pratiquement chaque saison sans jamais s’imposer durablement.


elvir-baljic-real-madrid Le Real m'a tué (1ère partie, 1995-2005)

Elvir Baljic

Poste: Ailier gauche ou attaquant de soutien

Période au club: 1999-2002

En constante progression sous les couleurs de Fenerbahçe (18 buts en 30 matchs), il débarque au Real Madrid à la surprise générale à l’été 1999. Il était en effet désiré par John Toshack qui l’avait vu à l’oeuvre à l’époque où il coachait Besiktas. Ce qui devait être un conte de fée va tourner au cauchemar. Juste avant le début de la saison, Baljic est victime d’une rupture des ligaments croisés du genou gauche. Sur le flanc pendant de longs mois, il joue de malchance lorsque remit, il voit Toshack se faire limoger. Son remplaçant Vicente Del Bosque n’a pas spécialement confiance en Baljic, d’autant que la ligne offensive madrilène est bien pourvue (Raul, Fernando Morientes, Savio, Nicolas Anelka, Samuel Eto’o…). Le bosnien ne joue que 11 matchs (8 comme remplaçant) et n’inscrit qu’un seul but. Dès la fin de saison, il est prêté à Fenerbahçe, son ancien club, en vue de se relancer. S’il retrouve des couleurs et une place de titulaire (27 matchs), son efficacité devant le but n’est plus qu’un lointain souvenir (5 buts marqués). De retour à Madrid à l’intersaison, il est de nouveau prêté, cette fois au Rayo Vallecano pour toute la saison 2001-2002. Ce sera un fiasco marqué par des blessures, des méformes et des écarts de conduite. Il ne joue que 10 matchs et ne marque qu’un seul but.

En fin de contrat, il est laissé libre par les Merengues. Il retourne en Turquie et s’engage avec Galatasaray. La suite de sa carrière se déroulera exclusivement dans le championnat turc. S’il y a souvent été un joueur correct, il n’a cependant jamais retrouvé l’efficacité de sa première saison avec Fenerbahçe. Durant l’été 2005, il s’était même permis d’arrêter sa carrière suite à une expérience malheureuse à Konyaspor. Cette décision aura pour effet de précipiter la fin de sa carrière internationale même s’il rechausse les crampons en janvier 2006.


michael-owen-real-madrid Le Real m'a tué (1ère partie, 1995-2005)

Michael Owen

Poste: Avant-centre

Période au club: 2004-2005

Recrue phare de l’été 2004 aux côtés de Walter Samuel, le Ballon d’Or 2001 reste sur six saisons pleines avec Liverpool et fait partie des meilleurs attaquants en activité. Tout laisse croire qu’il s’imposera au sein de la Casa Blanca. Problème, Ronaldo est indiscutable au poste d’avant-centre et Raul, du fait de son statut de capitaine est lui aussi indéboulonnable. Cantonné à un rôle de remplaçant, il fait face à de nombreuses critiques qui fustigent son état de forme et son supposé manque d’implication. Pour ne rien arranger, le Real est en crise et « consomme » trois entraîneurs cette saison-là (José Antonio Camacho puis Mariano Garcia Remon et enfin Vanderlei Luxemburgo). Pourtant, contrairement à ce que dit la légende populaire, le passage d’Owen au Real n’est pas réellement un flop. Il s’accommode tant bien que mal de son statut de joker et signe 13 buts en 36 apparitions en Liga (il en comptera 16 pour 45 matchs toutes compétitions confondues), finissant deuxième meilleur buteur du club derrière l’intouchable Ronaldo. Mieux, il possède le meilleur ratio minutes jouées/buts inscrits du club cette saison-là. Frustré par son temps de jeu réduit, il décide de retourner en Angleterre durant l’intersaison.

Pressenti pour revenir à Liverpool, il signe finalement à Newcastle United pour 25 millions d’euros (le Real en avait déboursé 12 pour s’attacher ses services). Alors qu’il semble revenir au premier plan avec les Magpies, il se blesse en décembre 2005. Ce sera malheureusement la première d’une longue série. Le reste de sa carrière sera pourrie les blessures. Owen ne redeviendra jamais le joueur qu’il était. Après des échecs à Manchester United puis Stoke City, il mettra un terme à sa carrière à seulement 33 ans.


jonathan-woodgate-real-madrid Le Real m'a tué (1ère partie, 1995-2005)

Jonathan Woodgate

Poste: Défenseur central

Période au club: 2004-2007

Recruté blessé par les Merengues, le défenseur anglais devra attendre d’être remis sur pied avant de faire ses grands débuts avec le club madrilène. Alors qu’on l’imaginait être disponible pour la seconde moitié de l’exercice 2004-2005, il finit par faire une saison blanche. A son retour, il se retrouve confronté à la concurrence du jeune Sergio Ramos qui fait la paire avec Ivan Helguera en défense centrale. Woodgate devra attendre septembre 2005 pour jouer son premier match avec la Casa Blanca. Il réalise des débuts fracassants dans le mauvais sens du terme en marquant contre son camp et en prenant un carton rouge dans la foulée. Après cette première totalement loupée, celui que certains avaient déjà surnommé L’arnaque du siècle, devient l’objet des railleries. En février 2006, il devient pourtant titulaire sous les ordres de Juan Ramon Lopez Caro mais la malchance s’en mêle. De nouveaux pépins physiques l’éloignent des terrains. Il n’aura donc joué que 9 matchs (14 au total) avec les Blancos.

L’arrivée de Fabio Cannavaro précipite son départ. Ne bénéficiant pas des égards de Fabio Capello, il est prêté à Middlesbrough pour la saison 2006-2007. Il y retrouve ses sensations et enchaîne enfin les matchs (30 apparitions en Premier League). Boro décide de le conserver et il y est définitivement transféré lors de l’intersaison 2007. Dès le mercato hivernal 2008, il rejoint Tottenham. Il trouve ses marques avec les Spurs lors de la deuxième moitié de saison. Lors de l’exercice 2008-2009, il réalise une saison pleine (44 matchs dont 34 en championnat). Malheureusement, ce sera le dernier sommet de sa carrière. Blessé pendant l’essentiel de la saison 2009-2010, il ne joue que trois matchs. Il enchaîne ensuite avec la deuxième saison blanche de sa carrière. Après une tentative de relance infructueuse à Stoke City (17 matchs), il rejoint Middlesbrough en Championship (D2 Anglaise) où il évoluera jusqu’à la fin de sa carrière en 2016.


thomas-gravesen-real-madrid Le Real m'a tué (1ère partie, 1995-2005)

Thomas Gravesen

Poste: Milieu défensif

Période au club: Janvier 2005-2006

Recruté pour apporter du caractère à un milieu madrilène qui en manquait cruellement, le caractériel danois s’imposera immédiatement comme titulaire à la récupération. Si son style de jeu trop rugueux est loin des standards de la formation madrilène, il bénéficie de la confiance totale de Vanderlei Luxemburgo qui apprécie son abattage. Pour ses six premiers mois à la Casa Blanca, il jouera 17 matchs de Liga (20 au total) et marquera même une fois. Lors de la saison suivante, le vent tourne. Son temps de jeu diminue considérablement et il devient simple remplaçant, voire réserviste. Il envisage alors quitter le club durant le mercato hivernal. Mais le renvoi de Luxemburgo va changer la donne. Lopez Caro, change le système de jeu et l’aligne comme titulaire en sentinelle devant la défense. Cependant, il n’est pas indiscutable et doit composer avec la concurrence de Pablo Garcia. Il termine la saison avec 29 matchs disputés (17 en championnat).

Son caractère bien trempé va être à la base de son départ du Real. Lors d’un entraînement durant l’été 2006, il se bat avec Robinho. Désormais indésirable, il est transféré au Celtic Glasgow. Si sa première saison y est plutôt encourageante, il se perd totalement lors de son prêt à Everton (son ancien club). N’entrant plus dans les plans de Gordon Strachan, coach du Celtic, il négocie une rupture de contrat. Libre, il ne trouve pas preneur et met un terme à sa carrière à seulement 32 ans.


pablo-garcia Le Real m'a tué (1ère partie, 1995-2005)

Pablo Garcia

Poste: Milieu défensif

Période au club: 2005-2008

A la recherche d’une alternative à Gravesen pour le poste de récupérateur, les dirigeants madrilènes jettent leur dévolu sur l’uruguayen d’Osasuna. Remplaçant à ses débuts avec les Merengues, il finit par supplanter le danois dans la hiérarchie et devient titulaire du onze de Vanderlei Luxemburgo. L’éviction de ce dernier et l’arrivée sur le banc de Lopez Caro remet son statut en cause. Gravesen revient en grâce et Pablo Garcia se retrouve sur le banc dans un premier temps. Mais il s’accroche et parvient à décrocher quelques titularisations. Pour sa première saison à Madrid, il compte 28 apparitions (22 en championnat). Tout va changer lors de l’intersaison 2006. Fabio Capello décide de s’en séparer pour faire la place à Mahamadou Diarra et Emerson. Il est donc prêté au Celta Vigo. Ce sera une saison galère pour lui. Blessé durant une bonne partie de la saison, il ne joue que 17 matchs (14 en Liga). Pour couronner le tout, le club est relégué en fin d’exercice. De retour à Madrid, il ne figure pas dans les petits papiers de Bernd Schuster le nouvel entraîneur. Il part de nouveau en prêt, chez le promu Murcie cette fois. Si il est titulaire, la saison est difficile et il vit une seconde relégation. De retour à la Casa Blanca, il est libéré de son contrat. Il rebondit au PAOK Salonique où il jouera jusqu’à la fin de sa carrière en 2014. S’il y a marqué son temps en devenant une des légendes du club de Salonique, son passage au Real Madrid l’a plutôt desservi.

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