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Infinix Hot 7 (Test)

Nouvelle année et nouvelle itération pour la série Hot d’Infinix. Après le Hot 6 et le Hot 6X sorti il y a quelques mois, c’est à présent au Hot 7 de reprendre le flambeau des entrées de gamme de la marque chinoise. Parvient-il à l’image de ses devanciers à être un bon rapport qualité-prix? C’est ce que nous allons voir dans ce test.

Caractéristiques

Comme les autres années, le Infinix Hot 7 est proposé en deux versions. Une de 1 giga de mémoire RAM et 16 gigas de mémoire de stockage tournant sous Android Go et une seconde plus costaude de 2 gigas de RAM et 32 gigas de ROM mue par un Android Oréo 8.1 sur lequel est appliqué la surcouche maison XOS. Le Hot 6 avait déjà vu son écran passer au format 18:9, lui permettant ainsi de bénéficier d’une plus grande surface d’affichage. Le Hot 7 va encore plus loin. Il arbore un aspect clairement dans l’air du temps avec ses bordures réduites et son encoche (qui ne sera pas du goût de tous). En façade, on retrouve désormais un écran IPS de 6,2 pouces qui n’est pas sans rappeler celui du Hot 6X. Il bénéficie d’une résolution en HD+ (1500 x 720 pixels). Pour le reste, le téléphone reprend l’essentiel des caractéristiques du Hot 6. Il est lui aussi en plastique et on retrouve exactement les mêmes capteurs photos (8 mégapixels à l’avant et 13 à l’arrière). Toutefois, la version 32 gigas bénéficie d’une seconde camera de 2 mégapixels à l’arrière. Le capteur d’empreinte digitale est toujours au rendez-vous et la capacité de la batterie reste inchangée (4000 mAh).Sous le capot, on a droit à un nouveau processeur Mediatek (le MT 6580P) toujours cadencé à 1.3 Ghz et lui-aussi gravé en 28 nanomètres. Pour ce qui est de la connectique, la prise jack 3.5 et le connecteur USB-A sont de la partie. Le téléphone est dual-SIM et sa mémoire peut être étendue grâce à une carte micro-SD bénéficiant d’un slot dédié. Ainsi vous n’aurez pas à choisir entre une deuxième SIM ou une carte micro-SD.

Ergonomie et design

Pour ce qui est de l’aspect général de l’appareil, on félicite Infinix d’avoir soigné sa copie en livrant un design dans l’air du temps. Le téléphone reprend les codes esthétiques du Hot 6X (il lui ressemble à s’y méprendre). Comme mentionné plus haut, les bordures ont été considérablement réduites et une encoche à fait son apparition en façade. Toutes choses qui lui donne de faux airs d’iPhone X. On aurait tout de même pu espérer une encoche plus réduite, à l’image de ce qu’on retrouve chez la concurrence. La face dorsale bénéficie elle aussi d’une refonte. Elle est désormais brillante et réfléchissante, ajoutant une touche fashion à l’ensemble. Certains coloris comme le violet affichent même un dégradé de couleur en plus, un artifice fort à la mode ces derniers mois. Résultat, le Hot 7 s’avère beau à regarder et peut facilement se faire passer pour un appareil de la gamme supérieure.

La prise en main de l’appareil est dans la moyenne du marché. Le Hot 7 est un poil moins fin et plus volumineux que l’itération précédente. A l’usage cela ne s’avère pas gênant. Les anciens utilisateurs de la série Hot ne seront pas dépaysés. Cependant, l’écran étant plus grand, il est plus difficile à manipuler, à moins d’avoir de très grandes mains. En revanche, le capteur d’empreintes tombe parfaitement sous le doigt, tout comme les boutons de volume et de mise sous tension. Les bordures étant devenues fines, il faudra changer ses habitudes de visionnage en mode paysage. Mauvais point pour ceux qui aimaient bien faire reposer leurs pouces sur les bordures.

Ecran

La dalle IPS du Hot 7 est loin d’être la meilleure du marché. Elle n’est certes pas catastrophique mais, pour ceux qui ont eu à utiliser des appareils haut de gamme, la différence est flagrante. La définition étant limitée à la HD+, le rendu des textes n’est pas parfait du moment qu’on a un œil particulièrement entraîné. Ainsi les pixels sont parfois visibles et il est frustrant de ne pouvoir profiter de contenu vidéos en Full HD sur une telle taille d’écran. Bref, cet écran ne flatte pas la rétine.

La luminosité est correcte mais peu s’avérer insuffisante sous fort soleil. Même au maximum, il n’est pas évident de lire son écran dans ces conditions. A contrario, elle est trop éblouissante dans l’obscurité. Il faudra penser à baisser la luminosité la nuit pour ne pas s’exploser les rétines. Le calibrage est lui aussi assez réussi. Il conviendra parfaitement à un utilisateur lambda mais un féru de nouvelles technologies regrettera de ne pas pouvoir le régler lui-même. Du coup, il faut se contenter du calibrage d’usine. Heureusement ce dernier est assez réaliste et permet un bon rendu en visionnage photo et vidéo. Si par contre vous appréciez les teintes flashys vous risquez d’être déçus.

Autre point qui fâche, l’écran n’a pas de technologie anti-reflet. Ce n’est pas un miroir, mais il s’avère peu pratique si vous souhaitez visionner une vidéo sous fort soleil. Par contre à l’ombre ou en intérieur, aucun souci à signaler. Il faut aussi signaler que la gestion de l’encoche laisse à désirer. Elle masque certaines notifications et elle rogne l’image lorsqu’on regarde par exemple une vidéo en plein écran. Quitte à intégrer une encoche, autant optimiser le système pour qu’elle puisse parfaitement s’intégrer. Surtout que, en dehors de gagner quelques pouces d’écran et faire joli, cette encoche n’apporte strictement rien.

Performances

S’il y a bien un point sur lequel ce téléphone brille, c’est l’autonomie. La batterie de 4000 mAh fait son office et on tient facilement la journée même avec une utilisation relativement intensive. Le plus souvent, l’appareil tient une journée et demi voire deux jours pour les utilisateurs modérés.

Pour ce qui concerne les performances brutes, ce n’est pas avec cet appareil que vous aller toucher les sommets. Bien que propulsée par Android Go, la version 1+16 est une horreur. De nombreuses latences sont au rendez-vous, les applications gourmandes ralentissent l’appareil et le téléphone est à la ramasse dès qu’on essaie de changer plusieurs fois d’applications en moins de deux minutes. Clairement cette version est destinée aux utilisateurs peu exigeants surtout qu’en jeu un tant soit peu gourmand, c’est une catastrophe.

La version 2+32 s’en tire mieux mais n’est pas non plus très rapide. Mémoire RAM plus élevée aidant, le multitâche est mieux géré. Les jeux pas trop gourmands tournent aussi sans soucis. Par contre, si vous souhaitez jouer à des jeux comme Fortnite ou PUBG, passez votre chemin. Même en configuration minimale la fluidité n’est pas au rendez-vous. La série des Hot n’a jamais été réputée pour ses capacités en jeu, et ce n’est pas ce Hot 7 qui viendra changer cet état de fait. Par contre si vous vous limitez aux fonctions basiques (appels, tchat, réseaux sociaux, visionnage de vidéos, jeux peu gourmands…) l’appareil s’en tire bien. Pour ce qui est de la version 1+16, je vous recommande vivement d’installer les versions lites des applications de réseaux sociaux pour plus de fluidité. Les versions classiques ont tendance à se planter à cause de la mémoire RAM trop faible.

Mais le plus gros écueil de ce téléphone est qu’il soit limité à la 3G. Si vous naviguez principalement via vos données mobiles, cela peut s’avérer franchement agaçant, surtout si vous avez eu à utiliser un appareil 4G auparavant. Renseignement pris, Infinix réserve la 4G pour la version Pro de ce Hot 7. Ce choix commercial est certes compréhensible mais il est malvenu à mon sens, surtout qu’on peut trouver des portables 4G chez la concurrence dans une fourchette de prix sensiblement pareille. Même au sein du catalogue Infinix, le Hot 6X offre la 4G pour un prix à peine supérieur.

Audio, photo et vidéo

En ce qui concerne l’audio, le Hot 7 se situe dans la lignée de ses prédécesseurs. Si les Hot  5 et 6 avaient droit à la stéréo, il n’en est pas de même pour cette nouvelle itération.  Le seul haut-parleur du téléphone est loin de livrer un son de qualité. Poussé au maximum, des grésillements viennent polluer l’écoute. Pour ce qui est de la restitution sonore, il y a également des lacunes. Les basses sont absentes ou mal rendues. Le son est criard et indisposera les audiophiles avertis. Heureusement, la prise casque se montre à son avantage et livre un son assez correct du moment que vous utilisez un casque de qualité. Les casques bluetooth sont pour leur grande majorité compatibles avec le Hot 7 et le rendu est au niveau du filaire. En revanche, il vaut mieux éviter les écouteurs fournis dans la boîte. Ils sont médiocres et ne satisferont que les utilisateurs peu regardants.

Au niveau de la photo, il n’y a pas de quoi révolutionner le marché. Le capteur selfie est correct sans plus. Dans de bonnes conditions lumineuses, il fait plus ou moins le job et permet de capturer des photos correctes. Cependant, il convient de désactiver le filtre de beauté pour avoir un rendu naturel. En basse lumière par contre, c’est une catastrophe et l’activation du flash n’y change rien. Le résultat est le même pour le capteur dorsal. Les photos ont besoin d’un bon éclairage pour être bonnes. En basse luminosité le bruit électronique est omniprésent. Pour ne rien arranger, le flash a plus tendance à brûler les clichés qu’à les améliorer. Moins vous l’utiliserez mieux ce sera. Une chose est certaine, ce n’est pas avec cet appareil que vous allez faire vos gammes de photographe amateur. Pour capturer des photos sur le pouce, il fait l’affaire mais il est trop limité pour un usage plus poussé.

En vidéo, le Hot 7 n’est pas non plus un foudre de guerre. La résolution en capture n’est pas dingue et la gestion de la luminosité laisse à désirer. De plus, il ne faut bien évidemment pas espérer bénéficier d’une quelconque stabilisation optique. Du coup, à moins de rester immobile le résultat est peu satisfaisant. En basse lumière, le capteur est totalement aux fraises. Le rendu des couleurs est aléatoire, la gestion des ombres est dégueulasse  et les scènes sont souvent trop sombres. On ne s’attendait pas à des miracles dans des conditions difficiles mais pas non plus à ce que le résultat soit si peu probant. Seul bon point, les voix sont bien enregistrées.

Mon opinion

Pour avoir testé les deux versions de l’appareil, aucune ne m’a séduit. Seule la version 2+32 a de l’intérêt à mes yeux contrairement à sa petite sœur qui souffre de bien trop de défauts. Toutefois, le Hot 7 est un bon appareil d’entrée de gamme. Il s’avère être un bon rapport qualité-prix. Esthétiquement, il est beau et ses fonctionnalités feront le bonheur des usagers lambdas. Son autonomie est très bonne et la version 32 gigas permet de profiter de son appareil sans se brider. Pour le multimédia de base et un usage modéré d’internet, le Hot 7 est un solide allié. Son prix (60.500 CFA pour la version 2+32 et 55.000 pour la 1+16) est également un bon point.

Personnellement, j’ai été rebuté par ses piètres performances en photo, son écran limité à la HD, l’absence de 4G et sa mémoire RAM insuffisante pour mes usages. J’ai aussi été intrigué par le positionnement de cet appareil dans les gammes Infinix. Il ne se différencie que très peu du Hot 6X sorti quelques mois plus tôt. Ce dernier est certes plus limité du point de vue stockage (16 Gb au lieu de 32) mais bénéficie de la 4G. De plus, la sortie prochaine du Hot 7 Pro qui sera doté de la 4G viendra brouiller davantage les cartes. Toutefois, je ne peux que recommander cet appareil pour les utilisateurs peu exigeants mais dans sa version 2+32 uniquement. Dans cette configuration il est très complet pour son tarif. Les usagers plus exigeants gagneraient eux à se tourner vers des appareils dotés de meilleures spécificités.

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