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Hernan Crespo, goleador de légende

Buteur prolifique, Hernan Crespo aura marqué son époque tant en club qu’en sélection. Unanimement reconnu comme l’un des meilleurs avants-centres de son temps, il a surtout brillé en Italie où il a quasiment tout gagné. En dépit d’une carrière riche, il n’a malheureusement jamais remporté la Champions League et n’a pas non plus connu de succès avec l’Albiceleste. Revisitons sa carrière

crespo-river-plate-1024x739 Hernan Crespo, goleador de légende

Les débuts à River Plate

Né à Florida, dans la province de Buenos-Aires, le 5 juillet 1975, le jeune Hernan Jorge Crespo se passionne pour le football dès sa plus tendre enfance. Fan de Marco van Basten, il s’applique à reproduire les gestes de son idole ainsi que ceux d’autres joueurs (il a reconnu avoir été inspiré par Romario, Enzo Francescoli et Gary Lineker notamment) et fait preuve d’un sens du but hors norme. Ce qui lui vaut le surnom de Valdanito (en référence à Jorge Valdano, illustre buteur argentin) durant ses jeunes années. Sans surprise, il est repéré par les clubs de la capitale qui souhaitent l’enrôler. Il donne sa préférence à River Plate et rejoint le centre de formation des Millonarios. Il y effectuera ses gammes et sera officiellement intégré à l’équipe A à l’orée de la saison 1993-1994 à dix-sept ans. Il démarre timidement et apprend aux côtés de Ramon Medina Bello, le buteur attitré de la Banda Roja. Le club s’adjuge le tournoi Apertura. Le départ de Medina Bello le propulse à la pointe de l’attaque de River. Il justifiera la confiance placée en lui en réussissant un tournoi Clausura de toute beauté. Il inscrit 11 buts et termine meilleur scoreur. Ce qui porte son total de buts à 16 pour les deux tournois. Pas mal pour un jeune attaquant de moins de vingt ans. Il est logiquement reconduit dans l’équipe titulaire mais voit arriver une de ses idoles : Enzo Francescoli. L’association avec le buteur uruguayen aura pour conséquence de faire baisser les statistiques de Crespo. River Plate remporte de nouveau le tournoi Apertura mais sa saison est un échec à titre personnel (quatre buts en 18 rencontres). Il honore sa première cape en sélection et est même retenu pour la Coupe des Confédérations 1995 (il n’entrera cependant jamais en jeu) par Daniel Passarella. Il conserve tout de même la confiance de son staff et est confirmé comme titulaire. Si la saison 1995-1996 est plus compliquée pour River en championnat (septième de l’Apertura, seulement quatorzième du Clausura), le duo CrespoFrancescoli tient toutes ses promesses en Copa Libertadores. S’il n’a marqué que quatre buts en championnat, Crespo trouve dix fois le chemin des filets en Libertadores et remporte le trophée. C’est lui qui inscrit le doublé décisif lors de la finale retour qui permet aux Millonarios de faire la différence. Cerise sur le gâteau, il est retenu pour les Jeux Olympiques d’Atlanta. L’Argentine se hisse en finale (défaite 2-3 contre le Nigeria). Auteur de six réalisations en six rencontres, il est le co-meilleur buteur de la compétition à égalité avec le brésilien Bebeto. Pisté par les plus grands clubs européens, il décide de rejoindre Parme durant l’intersaison 1996.

crespo-parme Hernan Crespo, goleador de légende

Confirmation et explosion à Parme

Mis en confiance par Carlo Ancelotti, son entraîneur, Crespo s’impose immédiatement en pointe aux côtés d’Enrico Chiesa. Le début de saison est délicat (l’équipe est seulement onzième à la trêve hivernale) mais l’équipe redresse la barre et réalise une excellente deuxième partie de saison, ce qui lui permettra de terminer à la deuxième place de Serie A derrière la Juventus et de se qualifier pour la Champions League. Crespo plante douze buts en championnat durant cet exercice. Il ouvre également son compteur-but en sélection lors des éliminatoires de la coupe du monde 1998, s’imposant comme une alternative crédible à Gabriel Batistuta. Son duo avec Chiesa conserve les faveurs d’Ancelotti. Avec Buffon, Thuram et Fabio Cannavaro, leur tandem constitue l’épine dorsale de l’équipe. La saison 1997-1998 sera moins réussie. Le club ne passe pas les poules de la Champions League et se loupe en championnat (il finit sixième). L’aventure en Coppa Italia s’arrête en demi-finales. Le bilan de Crespo est positif (douze buts en championnat, deux en Champions League). Il est logiquement sélectionné pour la coupe du monde 1998. Cantonné au rôle de doublure de Batistuta, il vivra un tournoi frustrant (un seul match joué). Il retrouve Parme plus affûté que jamais. Renforcée notamment par l’arrivée de son compatriote Juan Sebastian Veron, la formation désormais coachée par Alberto Malesani impressionne. Crespo et Chiesa font parler la poudre. Si le club se classe finalement quatrième, il s’adjuge la Coppa Italia aux dépens de la Fiorentina ainsi que la coupe de l’UEFA lors d’une finale à sens unique contre Marseille. Avec 28 réalisations (seize en championnat, six en C3, six en coupe nationale), Crespo réalise la meilleure saison de sa carrière. Il fait cependant l’impasse sur la Copa America 1999 pour se requinquer. La saison 1999-2000 est marquée par des changements dans l’équipe. Chiesa et Veron partent. Leurs remplaçants (le brésilien Marcio Amoroso et l’argentin Ariel Ortega) ne se montrent pas autant en verve. Pour ne rien arranger, Parme se fait éliminer de la Champions League dès le tour de qualification et doit se contenter de la coupe de l’UEFA. Crespo porte quasiment à lui tout seul l’attaque des Gialloblus (22 buts en championnat, 27 TCC) lors de cet exercice que le club terminera à la cinquième place. Parme, qui a perdu ses titres en Coppa Italia et en C3, doit se contenter de la Supercoppa remportée en tout début de saison. Plus convoité que jamais après cette saison frustrante, Crespo se laisse tenter par l’offre romaine et rejoint la Lazio Rome durant l’intersaison 2000.

hernan-crespo-lazio-2000 Hernan Crespo, goleador de légende

Hauts et bas à la Lazio

Championne en titre, la Lazio casse sa tirelire pour s’attacher les services de Crespo qui est échangé avec Matias Almeyda et Sergio Conceição pour faire baisser l’indemnité de transfert. Il y retrouve ses compatriotes Diego Simeone, Claudio Lopez et Veron. Son acclimatation est rapide. Il devient titulaire indiscutable aux côtés de Marcelo Salas. La Lazio remporte la Supercoppa Italiana mais réalise un début de saison quelque peu contrasté. Engagés sur tous les fronts, les Biancocelesti laissent filer le championnat (ils finissent troisièmes) et les coupes (élimination en deuxième phase de poules de la Champions League, défaite en quarts de finale de Coppa Italia). En dépit de cette saison quasi-blanche, Crespo rayonne et termine meilleur buteur de Serie A (26 unités au compteur auxquelles il faut ajouter ses deux buts en C1). En sélection, tout va également pour le mieux. Profitant des pépins physiques de Batistuta, il est régulièrement titularisé par Marcelo Bielsa et s’impose enfin. La saison 2001-2002 sera pourtant contrastée. S’il demeure titulaire en club, il est gêné par divers pépins physiques qui réduisent son temps de jeu. Pour ne rien arranger, la Lazio est en proie à des difficultés financières et s’affaiblit lors de l’intersaison avec les départs de Nedved, Veron et Salas. Les nouvelles recrues ne convainquent pas à l’image de Mendieta qui sera un vrai flop. Limité à 22 matchs en championnat, Crespo trouve tout de même treize fois le chemin des filets. Pas assez pour sauver la saison laziale. Les Biancocelesti sont éliminés de la Champions League dès la première phase de poules (ils finissent même derniers de leur groupe derrière le FC Nantes, Galatasaray et le PSV Eindhoven). Ils se font également sortir de la Coppa Italia dès les quarts de finale et terminent la saison à une piteuse sixième place ne lui permettant que de se qualifier pour la coupe de l’UEFA. Crespo finit pour la deuxième année consécutive meilleur buteur du club avec vingt réalisations (treize en Serie A, quatre en Coppa Italia, trois en Champions League). Il est sélectionné pour la coupe du monde 2002. Problème, Batistuta est également de la partie et vu que les deux joueurs ne peuvent être associés, Crespo se retrouve sur le banc. S’il entre systématiquement en jeu à la place du vieillissant Batigol, il ne peut rien faire pour éviter l’élimination de l’Albiceleste qui quitte le tournoi dès le premier tour. Auteur du but de l’espoir lors du troisième match de poule (il a permis à l’Argentine d’égaliser), Crespo vit encore un Mondial difficile. Pour couronner le tout, la mauvaise saison des Biancocelesti vient sonner le glas de son aventure romaine. En grande difficulté financière, le club est obligé de céder ses joyaux. Après Alessandro Nesta qui est transféré à l’AC Milan, Crespo rejoint l’Inter Milan le dernier jour du mercato pour pallier le départ de Ronaldo au Real Madrid.

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(AP Photo/Peter Dejong)

Premier passage mitigé à l’Inter Milan

En dépit de ses états de service précédents, Crespo est loin d’arriver en terrain conquis. La ligne d’attaque intériste est très bien pourvue (Christian Vieri, Alvaro Recoba, Mohamed Kallon, Obafemi Martins). Qu’importe pour le buteur argentin. Il s’impose immédiatement et fait la paire avec Vieri (quand ce dernier est en forme) sous les ordres de Hector Cuper. Utilisé exclusivement en championnat et en Champions League, il se montre particulièrement brillant dans cette dernière compétition. Lors de la phase de poules, il inscrit trois doublés qui permettent à l’Inter de s’emparer de la première place du groupe. Du fait de la concurrence, il est moins prolifique en Serie A. Malgré tout, il est bien parti pour réaliser une grande saison notamment en C1 où il se montre étincelant (neuf buts en douze matchs). C’est alors que la malchance va s’inviter dans l’équation. Il se blesse en janvier 2003 et se retrouve sur le flanc pendant trois mois. Ce qui pousse le club à faire venir Batistuta pour le remplacer. Lorsqu’il retrouve les pelouses, la saison est presque terminée. Les nerazzurri sont éliminés en demi-finales de la Champions League par le rival milanais. Ils finissent également deuxièmes du championnat. Le compteur-but de Crespo reste bloqué à seize buts (sept en Serie A, neuf en Champions League) pour un total de trente matchs joués. Seule consolation, il termine meilleur buteur du club en C1.

crespo-chelsea-2003 Hernan Crespo, goleador de légende

Découverte de l’Angleterre

Alors que tout laisse penser que Crespo va effectuer une seconde saison à l’Inter, Chelsea entre dans la danse à la surprise générale. Convaincu par les arguments de Claudio Ranieri, le buteur argentin paraphe un contrat en faveur des Blues et rejoint Londres à quelques jours de la fin du mercato. Conséquence, il n’a pas effectué la préparation avec ses nouveaux coéquipiers. Mais le pire est que Chelsea, en pleine transition, est doté d’un effectif pléthorique. Ranieri n’aligne jamais deux fois la même équipe (seuls Frank Lampard, John Terry et Claude Makélélé sont titulaires indiscutables), ce qui n’aide clairement pas pour les automatismes. Au poste d’avant-centre, Crespo se retrouve en concurrence avec Jimmy Floyd Hasselbaink et Adrian Mutu. En vertu du turn-over instauré par l’entraîneur italien, il ne joue qu’un match sur trois, comme ses concurrents, malgré son statut de recrue la plus chère du club. Malgré tout, il s’accroche et se montre à son avantage lors du peu de temps de jeu qui lui est accordé. Il marque dix buts en 19 matchs de Premier League. C’est cependant plus difficile en Champions League où il ne fait trembler les filets qu’à deux reprises en dix apparitions. En sélection par contre, il devient enfin titulaire après la retraite internationale de Batistuta et enchaîne les bonnes prestations. En dépit d’une bonne saison, les Blues ne remportent aucun titre. Arsenal est juste intouchable en championnat (c’est la fameuse saison des Invincibles) et Chelsea se fait éliminer en demi-finales de la C1 par Monaco. Vu que les coupes nationales ne lui ont pas souri, Chelsea vit une saison blanche, un véritable camouflet au vu des investissements. Roman Abramovich, se sépare de l’entraîneur Claudio Ranieri et recrute José Mourinho. Ce dernier dégraisse l’effectif. Avec les arrivées de Didier Drogba et Mateja Kezman, le club se retrouve avec quatre avants-centres (Drogba, Mutu, Crespo et Kezman). Mourinho décide d’accorder ses faveurs à l’ivoirien qui devient le titulaire. Désireux de jouer plus régulièrement, Crespo accepte d’être prêté. C’est ainsi qu’il retourne en Italie et rejoint l’AC Milan.

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Prêt à Milan

Une fois n’est pas coutume, Crespo se retrouve confronté à une forte concurrence (Andriy Shevchenko, Filippo Inzaghi, Jon Dahl Tommasson). Si l’attaquant ukrainien est clairement intouchable (il est le Ballon d’Or en titre), Crespo fait son trou et s’impose à ses côtés, profitant des pépins physiques de Pippo Inzaghi et de la confiance de Carlo Ancelotti qui officie désormais sur le banc rossoneri. Il commence par remporter une nouvelle Supercoppa Italiana avant de se montrer à son avantage en championnat. La saison s’avère longue, vu que l’AC Milan est présent sur tous les fronts et ambitionne tout gagner. Aux prises avec la Juventus en Serie A, les rossoneri devront se contenter de la seconde place. Sortis en quarts de finale de la Coppa Italia, les hommes d’Ancelotti réalisent un excellent parcours en Champions League et se qualifient pour la finale. Opposé à Liverpool dans ce qui semble un choc déséquilibré, l’AC Milan passe par tous les états. Titulaire, Crespo inscrit un doublé permettant à son équipe de mener 3-0 à la mi-temps. Mais en seconde période, le miracle d’Istanbul se produit. Liverpool parvient à revenir au score (3-3) et s’impose aux tirs au but à la surprise générale. Pour Crespo, la désillusion est immense surtout qu’il s’agissait de sa première finale de C1. Avec 17 buts inscrits (dix en championnat, six en Champions League, un en Coppa Italia) son prêt est tout de même réussi. Étrangement, José Nestor Pekerman, le nouveau sélectionneur argentin, ne le retient pas pour la Coupe des Confédérations.

crespo-winner Hernan Crespo, goleador de légende

Retour à Chelsea

En dépit de sa saison réussie, Crespo ne semble toujours pas être dans les plans de Mourinho. Chelsea essaie en vain de faire venir un attaquant de classe mondiale (les noms d’Adriano et Samuel Eto’o sont évoqués). Aucune de ces pistes n’aboutit et Crespo est rappelé un peu en désespoir de cause. Le contexte est légèrement différent. Si Drogba est toujours là, la concurrence n’est plus aussi ardue (Eidur Gudjohnsen, qui est souvent utilisé comme milieu, et Carlton Cole). D’abord réticent, Crespo finit par faire contre mauvaise fortune bon cœur. Mis en concurrence avec l’attaquant ivoirien, il bénéficie d’un temps de jeu conséquent lorsque ce dernier part disputer la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Il dispute une trentaine de matchs en Premier League et inscrit une dizaine de buts. Cette saison est sanctionnée par un titre de champion obtenu avec brio par les Blues. Bien que le club ne se soit pas illustré en coupes, elle est plus que satisfaisante pour Crespo qui obtient son tout premier titre de champion depuis qu’il évolue en Europe. À trente-et-un ans, il ne s’agit pas de sa meilleure saison (treize buts inscrits TCC). Sélectionné pour la coupe du monde 2006, il est pour la première fois titulaire avec l’Albiceleste dans un tournoi majeur. S’il fait figure de vétéran dans ce groupe rajeuni, il remplit son office et inscrit trois buts en quatre matchs. Malheureusement, l’Argentine se fait sortir en quarts par l’Allemagne aux tirs au but.

crespo-inter-2008 Hernan Crespo, goleador de légende

Deuxième passage à l’Inter

Alors qu’il s’imaginait s’inscrire dans la durée avec les Blues, il est rattrapé par les ambitions du propriétaire du club qui souhaite faire venir un attaquant de premier plan. Une fois l’arrivée de Shevchenko officialisée, Crespo se retrouve poussé vers la sortie. Il accepte de nouveau d’être prêté et souhaite retrouver l’Italie. Ce sera chose faite vu qu’il sera envoyé en prêt à l’Inter Milan pour deux saisons. Il retrouve un club en pleine mutation. Rare cador à avoir été épargné par le scandale du Calciopoli, l’Inter Milan fait figure de grandissime favori pour le scudetto. La ligne offensive est flamboyante (Adriano, Zlatan Ibrahimovic, Julio Cruz, Recoba) et Crespo semble clairement voué à tenir le rôle de joker. Les hommes de Roberto Mancini marcheront littéralement sur la Serie A et finiront champions en ne concédant qu’une seule défaite. Ils s’inclineront malheureusement en finale de la Coppa Italia. Vu qu’ils s’étaient déjà adjugé la Supercoppa Italiana en début de saison, cet exercice 2006-2007 est une réussite. Seule ombre au tableau, la Champions League qu’ils quittent dès les huitièmes de finale. Étrangement, Crespo se montre à son avantage. Profitant de la méforme d’Adriano, il termine meilleur buteur du club toutes compétitions confondues avec vingt réalisations (quatorze en Serie A, quatre en Coppa Italia, une en C1, une en Supercoppa). Dans la foulée, il prend part à sa toute première Copa America. S’il ne joue que deux matchs, il marque tout de même trois buts. L’Argentine se hisse en finale mais s’incline lourdement face au Brésil (0-3). La saison 2007-2008 sera compliquée pour lui. Désormais âgé de trente-deux ans, il commence à accuser le poids des années. Conséquence, il est généralement remplaçant, supplanté par Julio Cruz qui est le plus souvent associé à Ibrahimovic. L’un dans l’autre et avec les concurrences de Humberto Suazo et du jeune Mario Balotelli, il joue peu (19 matchs de Serie A, 29 TCC) et n’inscrit que sept buts (quatre seulement en championnat). Le club échoue une nouvelle fois en huitièmes de finale de la Champions League et perd les finales de Coppa Italia et Supercoppa Italiana. En revanche, il remporte de nouveau le Scudetto. C’est le troisième titre de champion consécutif pour Crespo. Maigre consolation pour lui qui a définitivement perdu sa place en sélection. Les bonnes choses ont cependant une fin. Son prêt se termine et Chelsea ne compte plus sur lui. Il ne se voit pas offrir de nouveau contrat et se retrouve libre.

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Échec au Genoa et retour à Parme

À trente-trois ans, Crespo est plus proche de la fin que du début. En quête d’un nouveau défi, il est approché par le Genoa qui cherche un remplaçant à Diego Milito, parti à l’Inter Milan. Il se laisse convaincre et signe un contrat de deux ans. Rien ne se passera comme prévu. Il ne parvient pas à s’imposer à la pointe de l’attaque génoise surtout que la ligne offensive est riche en talents (Robert Acquafresca, David Suazo, Rafaelle Palladino, le jeune Stephan El Shaarawy et ses compatriotes Rodrigo Palacio et Luciano Figueroa). Il ne joue que seize matchs en Serie A pour cinq buts inscrits (sept buts en 21 rencontres TCC). Dès le mercato hivernal, il quitte le club et s’engage avec Parme. Il y termine la saison (un but en treize apparitions). Lors de l’exercice suivant, il devient titulaire en dépit de ses trente-cinq ans. Il inscrit neuf buts en Serie A (onze TCC) en 29 matchs (31 TCC). Le club se classe modestement douzième. Son contrat est prolongé d’une saison. Ce sera celle de trop. Rattrapé par son âge, il ne joue quasiment plus (quatre apparitions seulement pour aucun but en championnat, deux buts en deux matchs de Coppa Italia). Il résilie son contrat à l’amiable début février. Dans la foulée, il accepte de rejoindre la Bengal Premier League Soccer, une ligue indienne. La compétition sera finalement annulée avant d’avoir débutée. Il décide alors d’arrêter les frais et raccroche les crampons pour embrasser une carrière d’entraîneur.

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Renard des surfaces à l’ancienne, Crespo était doté d’une excellente adresse des deux pieds, d’un bon jeu de tête et d’une faculté extraordinaire à se démarquer. Sa science du placement était un de ses meilleurs atouts. Il a cependant payé le prix de sa trop grande similarité avec Batistuta (en plus d’avoir des jeux pratiquement analogues, ils avaient la même taille), ce qui a freiné sa carrière internationale. Il n’a été titulaire en coupe du monde qu’à trente ans passés et n’a joué sa première Copa America qu’à trente-deux ans. Il est toutefois le quatrième meilleur buteur de la sélection argentine avec 35 buts en 64 sélections. En club, il a quasiment tout gagné à l’exception de la Champions League. Il a également la particularité de n’avoir jamais reçu de carton rouge durant toute sa carrière.

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